Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Espionnage, #Tony Scott, #Robert Redford
Spy Game (Tony Scott, 2001)

Vingt-quatre heures de la vie d’un homme.

Nathan Muir (Robert Redford) est un homme de l’ombre : il travaille à et pour la CIA. C’est un agent recruteur et superviseur d’opérations de terrain.

Mais aujourd’hui, c’est son dernier jour : il prend sa retraite le soir même.

Mais manque de chance, son protégé, Tom Bishop (Brad Pitt) vient de se faire arrêté en Chine. Lui aussi, il lui reste vingt-quatre heures : après, c’est une retraite définitive sans aucune indemnités de quelque sorte, sans même un enterrement de seconde classe.

 

Tony Scott est, à la différence de son frère Ridley, un cinéaste efficace. Son montage est très (trop ?) dynamique et on enchaîne dans un rythme effréné des situations plus périlleuses les unes que les autres.

Pendant ces vingt-quatre à son poste, avant sa retraite, une sorte de mort professionnelle, il revoit toute sa vie avec son poulain : de leur rencontre à leur séparation. Leur vie commune se déroule devant le regard attentif des pontes de la CIA qui ne rêvent que d’une chose : se débarrasser de ce trublion (Bishop) qui risque de faire tache dans le cadre d’un voyage prochain du Président en Chine.

 

Oui, c’est très efficace. Un peu trop à mon goût car les péripéties prennent le pas sur le jeu d’acteurs et au final, Redford et Pitt n’ont pas eu beaucoup à faire montre de leur talent.

Tout juste peut-on penser à un passage de témoin entre deux sex-symbols : Redford dans les années 1970 et un peu après ; Pitt dans les années 1990s et après.

Pour le reste, pas grand-chose à dire.

 

C’est essentiellement la façon de filmer cette intrigue (intéressante tout de même) qu’on retient une fois le film terminé. En effet, cette explosion de plans multiples sur un temps très court nous fait ressortir étourdi de la séance. On tituberait presque, comme Bishop à la fin, mais pour une autre raison.


Finalement, seul Robert Redford tire (un peu) son épingle du jeu dans ce rôle de ce directeur d’opération matois, brodant des histoires à partir de détails glanés au fur et à mesure que l’échéance s’approche, prêchant alors le faux pour savoir le vrai.

Et le jour de la sortie coïncidant avec les attentats du 11 septembre, le film fut remonté et retardé afin de laisser au spectateurs le temps de se remettre, l’actualité rattrapant, hélas, l’intrigue du film.

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog