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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Horreur, #Mike Flanagan
Doctor Sleep (Stephen King's Doctor Sleep - Mike Flanagan, 2019)

40 ans après (enfin presque), Danny Torrance (Ewan McGregor) revient sur les écrans. Bien sûr, il a grandi et surtout vieilli. Mais son don est toujours là, il continue de briller (1), mais a plutôt tendance à vivoter. En 2011, alcoolique, il débarque à Frazier, une petite ville et est pris en main par Billy Freeman (Cliff Curtis). Il est même embauché à l’hôpital en tant qu’aide-soignant, et va accompagner les vieilles personnes dans la mort, les amenant à s’endormir en paix, d’où son surnom qui sert de titre au film : « Doctor Sleep » (2).

Un soir, alors qu’il rentre chez lui, il voit qu’on a écrit sur un des murs de sa chambre : c’est Abra Stone (Kiliegh Curran), une petite fille qui a comme lui le shining. Le temps passe (8 ans) et un groupe de marginaux se fait connaître : emmenés par Rosa The Hat (Rebecca Ferguson), ce sont des personnes qui comme Danny et Abra possèdent le shining, mais l’utilisent àa des fins inavouables. Ils vont bientôt s’en prendre à Abra, qui va appeler Danny à l’aide.

 

Le titre original pose les choses : Stephen King’s Doctor Sleep. En effet, après Anthony Burgess pour Orange mécanique  (1971), ce fut au tour de King de se brouiller avec Stanley Kubrick après l’adaptation de son livre. Alors cette fois-ci, il n’était pas question de laisser échapper la maîtrise de l’adaptation. Et dans l’ensemble, l’adaptation est bonne. Et c’est peut-être là que le bât blesse : à force de tout vouloir montrer (et expliquer), Mike Flanagan, qui signe ici un film honorable, n’atteint pas la qualité – immense – du film de Kubrick, qu’il admire par ailleurs.

Certes, les séquences dans l’hôtel Overlook sont un vibrant hommage au maître disparu vingt ans plus tôt, mais rendre hommage ne suffit pas pour faire un grand film.


Et d’une manière générale, Flanagan pêche par excès. Plus ou moins influencé par l’écrivain, il fait un film beaucoup trop démonstratif : la suggestion, le mystère disparaissent pour laisser place à des certitudes (visuelles) : on ne retrouve à aucun moment l’atmosphère lourde et malsaine du film de Kubrick, véritable attrait du film : pas de cadrage singulier ni de véritable montée de la tension accentuée par ces mêmes cadrages. Seuls restent les personnages du premier opus, remplacés par de nouvelles têtes – normal, ceux qui ne sont pas morts n’ont plus vraiment le même âge.

Et si on reconnaît certains plans empruntés au film de 1980, ils n’engagent qu’à sourire, plutôt qu’à amener une véritable tension, voire un sentiment de malaise et d’épouvante comme ce fut le cas.

 

Restent tout de même le trio d’interprètes principaux, qui s’en sortent très honorablement, et en particulier les deux rôles féminins, mais on ne peut que tiquer devant une intrigue tout compte fait prévisible et trop peu mystérieuse.

Dommage.

 

  1. En VO : to shine = briller
  2. Docteur Sommeil
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