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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Thriller, #Alfred Hitchcock
L'Inconnu du Nord-Express (Strangers on a Train - Alfred Hitchcock, 1951)

Un homme devant le Mémorial Franklin Roosevelt.

Il n'attend pas. il se tient là. Il veut être vu.

Ce même homme, à un match de tennis. Tout le monde tourne la tête pour regarder la balle passer d'un camp à l'autre. Pas lui. Il regarde un autre joueur qui attend son tour d'entrer sur le court.

Cet homme, c'est Bruno Anthony (Robert Walker). Il est impossible de ne pas le remarquer : chaussures  bicolores, cravate aux motifs de homards, et surtout une épingle à son nom.

Un cadeau de sa maman...

 

Un jour, Bruno rencontre Guy Haines (Farley Granger) dans le train. Haines est un joueur de tennis célèbre. Célèbre mais malheureux. Alors Bruno lui propose un marché incroyable : comme ils sont malheureux tous les deux et que seul une action illégale peut les sauver, ils doivent échanger leur meurtre. Bruno tuera la femme de Guy pendant que Guy tuera le père (tyrannique ?) de Bruno.

 

Bruno fait partie de ces tueurs détraqués chers à Hitchcock. Comme the Avenger dans Les Cheveux d'or ou l'Oncle Jo dans L'Ombre d'un doute. Mais ici, Bruno annonce un autre fêlé célèbre : Norman Bates. Comme lui, il vit avec sa mère. Mais ce n'est pas d'elle que vient le problème - elle est gentiment allumée elle aussi -, c'est du père. Ce père qui voit très bien qui est son fils : un déséquilibré qu'il faut faire enfermer.

Comme toujours, chez Hitchcock, c'est à partir d'un petit détail que se bâtit une histoire incroyable : ici, deux pieds qui se heurtent dans un train. Et deux personnes que la vie n'auraient jamais dû faire se rencontrer en viennent à se parler. Ces deux étrangers (du titre original) le sont autant moralement que physiquement. Alors que Haines cherche un minimum d'anonymat du fait de sa notoriété et de sa relation compliquée avec sa « fiancée » Anne Morton (Ruth Roman), Bruno, lui, s'affiche. Son habillement est voyant. Impossible de le confondre. Même de loin, on ne peut que le reconnaître.

Mais Bruno est avant tout un malade. Il n'a aucune circonstance atténuante, mais il n'est absolument pas normal. Comment autrement imaginer un tel scénario d'échange de meurtre ?

Et puis il y a le McGuffin. Peut-être le plus important chez Hitchcock. Ce n'est pas un appareil pour chasser les lions dans les montagnes d'Ecosse. Juste un briquet en argent. Un briquet offert par A(nne) à G(uy).

Le détail qui peut changer le cours de l'Histoire, ou au moins de celle-ci.

 

C'est avec ce film que je suis tombé dans l'univers de Hitchcock.

Je n'ai jamais eu envie d'en sortir.

 

 

PS : suivez la contrebasse !

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