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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Richard Lester, #Superman
Superman II (Richard Lester, 1980)

Bof.

Après un premier épisode réjouissant, c’est Richard Lester qui a remplacé Donner pour une deuxième aventure plutôt décevante.

En effet, ce qui faisait le charme du premier a disparu, remplacé par une débauche d’effets spéciaux pas toujours bien maîtrisés, en particulier les incrustations dans le décor futuriste du pole nord.

Pourtant ça aurait presque pu bien commencer si on n’avait pas un générique interminable (encore une fois) permettant au spectateur qui n’a pas vu le premier film de se familiariser avec ce qui s’était passé.

 

D’ailleurs, la première séquence – pré-générique – fait le lien avec ce film : on assiste à nouveau au procès puis à l’incarcération de Non (Jack O’Halloran), Ursa (Sarah Douglas) et surtout du général Zog (Terence Stamp).

La suivante (après le générique, donc) voit Lex Luthor (Gene Hackman) s’évader avec la complicité d’Eve Teschmacher (Valerie Perrine) avec bien sûr l’inévitable Otis (Ned Beatty).

Tous les affreux sont donc là, mais ça ne marche pas. Peut-être d’ailleurs parce qu’une telle (sur)dose de méchants est exagérée et que surtout Luthor ne peut pas partager la première place dans sa catégorie, comme il aime à le rappeler çà Zog à diverses occasions.

 

De plus, Lester est sans cesse tiraillé entre le sérieux et la parodie : certaines répliques sont savoureuses mais tombent presque toujours à plat du fait de cette intrigue on ne peut plus sérieuse, elle.

Autre signe du constant jonglage de Lester entre sérieux et farfelu, le vent terrible créé par Zog et ses complices amène des situations comiques mais qui ne sont malheureusement pas à leurs places dans le contexte de l’intrigue.

 

Et pourtant, c’est Mario Puzo qui est derrière toute l’histoire. Comme quoi, il était certainement plus à l’aise avec les parrains de la mafia qu’avec un tel superhéros.

L’intrigue d’ailleurs est un tantinet confuse voire contradictoire, surtout en ce qui concerne le passage de Superman à un état humain et donc faible, sensé être définitif et impossible à inverser.

Quant au final, nul besoin de s’étaler, on n’y croit pas beaucoup.

 

C’est certainement la relation entre Superman (Christopher Reeve) et Lois Lane (Margot Kidder) qui amène la déception. Il est clair que dans la version comics, Lois découvre la véritable identité de Clark Kent/Superman. Mais ici, cette découverte n’est pas dans le même contexte et surtout elle provoque un déséquilibre qui ne sera résolu qu’à la toute fin et avec une pirouette (voir plus haut).

Mais surtout, on peut se poser la question de la nécessité d’avoir amené cette révélation : elle n’est pas très pertinente et ne sert pas vraiment l’intrigue principale (1).

 

Dommage.

 

 

PS : Deux grandes enseignes font les frais des combats, doit-on y voir un message ?

 

(1) Et on en revient à la faiblesse de l’intrigue qui doit inverser la tendance, ramenant les rapports entre Lois et Clark au niveau de l’amitié professionnelle et rien d’autre.

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