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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

bill paxton

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Catastrophe, #Jan de Bont, #Bill Paxton
Twister (Jan de Bont, 1996)

1996.
C'était le temps où les effets spéciaux numériques étaient encore balbutiants. Tellement que l'intrigue était mise de côté pour le spectacle (Indepedance Day, Deep Impact...). Mais heureusement, il restait des films spectaculaires qui avaient du sens, voire de l'humour (Mars Attacks!).
Et Twister fait partie de cette deuxième catégorie: des effets spéciaux à couper le souffle au service d'une intrigue intéressante, avec en prime quelques petites pointes d'humour. Bref, un film.

Bill Harding (Bill Paxton), spécialiste des tornades (en anglais twister), est en train de changer de vie: il va épouser une nouvelle femme, Melissa (Jami Gertz), et a décroché un contrat pour présenter la météo sur une grande chaîne de télévision. Mais il a besoin de réaliser une dernière petite formalité: récupérer les papiers du divorce - signés - auprès de sa future ex-femme, Jo (Helen Hunt), elle aussi spécialiste des ouragans et autres vents plus que forts.
Une fois sur place, il se rend compte qu'elle a fait avancer leur projet commun d'étude des tornades au-delà de ses espérances.
Et comme un tempête phénoménale approche...

Pour son deuxième film – sur un total de cinq – en tant que réalisateur, Jan de Bont nous gratifie à nouveau d'un film spectaculaire, utilisant à bon escient la technologie, abordant un autre genre du film catastrophe, la tempête. Nous sommes, bien sûr, très loin du Kansas de Dorothy (1), non pas pour la force de la tempête, mais bien pour les effets sur les humains et les objets, et surtout, nous ne trouvons pas les incohérences relevées dans Hurricane (Rob Cohen, 2018). Jan de Bont, réitère l’exploit de Speed (1994) et nous emmène au plus près de l’ouragan avec, encore une fois, un couple qui doit se éparer mais n’y arrive pas.

Non, je ne révèle pas la fin du film : si Jami Gertz est très séduisante, elle ne peut pas faire le poids face à Helen Hunt ! Surtout que le personnage qu’interprète HH, est autrement plus intéressant.

 

C’est d’ailleurs elle le personnage central de cette intrigue. Et Michael Crichton (au scénario) l’a gâtée : c’est elle qui est à l’origine de l’évolution de la recherche depuis que Bill est parti (2) et surtout de la présence des nouvelles machines.

Et encore une fois, Helen Hunt campe magnifiquement son personnage qui, à l’instar de Sandra Bullock dans le film précédent de Bont possède une grande force. Elle complète très bien le personnage de Bill Paxton, lui aussi impeccable.

Alors oui, Jami Gertz est un personnage plus lisse qui a tendance à s’effacer voire se retirer devant l’activité de son ex-futur mari : plus qu’un métier, c’est une passion dévorante – et dangereuse – qu’elle n’est pas prête à partager. Pas étonnant donc que Jo & Bill restent ensemble à la fin. Et là encore, ce n’est tout de même pas le plus important.

 

Le plus important, c’est bien sûr les tempêtes qui se suivent – et ne se ressemblent pas, bien entendu – qui sont chassées par Jo & Bill mais pas en tant qu’ennemies ou nuisibles. Il y a une admiration pour ces phénomènes climatiques extrêmes qu’on ne retrouve pas dans l’autre personnage (presque) important de cette histoire, Jonas (Car « Wesley » Elwes). Et ceci pour une très bonne raison : Jonas est le méchant de l’intrigue. C’est un ancien coéquipier des deux autres, mais on peut dire qu’il a mal tourné. Quoi qu’il en soit, c’est avant tout un concurrent dans l’étude des ouragans, plutôt qu’un affreux. D’ailleurs, on ne le suit ni ne le rencontre pas beaucoup. Et le film n’a pas vraiment besoin d’un méchant pour être réussi.

Alors attachez-vous bien à votre fauteuil, et si vous êtes perspicace, vous reconnaîtrez du premier coup Philip Seymour Hoffman : il ales cheveux longs !

 

  1. On y fait tout de même référence…
  2. Si c’était le contraire, Jo n’aurait pas la même équipe autour d’elle. De toute façon, e n’est pas très important.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Espace, #Ron Howard, #Tom Hanks, #Bill Paxton
Apollo 13 (Ron Howard, 1995)

 

Quand sort le film, 25 ans après les faits (et aujourd’hui encore, un peu plus de 25 ans plus tard), les spectateurs connaissent déjà la fin de l’intrigue : Jim Lovell (Tom Hanks), Fred Haise (Bill Paxton) et Jack Swigert (Kevin Bacon) sont revenus sains et saufs de leur voyage spatial après avoir fait le tour de la Lune, à défaut de s’y être posés.

Mais malgré tout cela, Ron Howard réussit à nous faire douter de l’issue de cette aventure spatiale bien singulière. Singulière parce que nous n’avons pas l’habitude, nous spectateurs, de voir un fiasco en œuvre dans un film sur l’espace.

 

Parce que cette fois-ci, rien ne se passe comme prévu : non seulement il n’y aura pas d’alunissage, mais en plus, les trois hommes vont frôler la mort. Certes, beaucoup comme moi ont encore en tête l’explosion terrible de Challenger (22-1-1986), mais nous n’en sommes pas là : il s’agit ici de 1970.

Du 11 au 17 avril, le monde va donc suivre avec angoisse le sort de ces trois hommes coincés à des milliers de kilomètres de toute vie humaine, dans un engin qui n’était prévu que pour alunir et repartir. Bref, autant dire un vol impossible.

Et ce qu’il y a de bien avec les choses impossibles, c’est que ça donne des ailes au cinéma, lieu où tout est possible, et surtout ce qui ne l’est pas.

 

Certes, l’impossible ne l’est pas tant que ça puisque nous savons comment tout cela s’est terminé. Mais le talent de Ron Howard et de tout ceux qui l’entourent sur cette aventure (à plus d’un titre) c’est de nous relancer dans cet impossible et de nous amener à ce dénouement (heureux) malgré tout, comme s’il s’agissait un tout nouvel exploit(1). Nous nous retrouvons dans les mêmes conditions que les acteurs d’alors, tendus devant cette situation qui semble inextricable.

Comme d’habitude, on trouvera quelques esprits forts pour nous signaler qu’il y a certaines approximations et que certaines choses ne son pas possibles ou ne se sont pas passées (2). Et comme toujours je dis : certes, mais on s’en fiche, on est au cinéma. Ce qui compte, ce n’est pas ce qui a été, mais ce qui se passe sous nos yeux.

 

Et de ce côté-là, la mission de Ron Howard est bel et bien accomplie, recréant un grand moment de tension cinématographique en mettant en présence les différents acteurs de ce qui aurait pu être une tragédie : les astronautes bien entendu, mais aussi le centre de contrôle de Houston (3), inévitable, et enfin ceux qui ont vécu tout cela peut-être aussi intensément que les trois hommes, leur(s) famille.

Et tout cela, en jouant avec astuce sur le chiffre 13, censé porté malheur : non seulement le numéro de la mission est celui-là, mais ils s’élèvent à 13 h 13 et doivent alunir le 13 avril !

Tout est prêt pour un film catastrophe et la catastrophe arrive : Marilyn Lovell (Kathleen Quinlan) perd sa bague de fiançailles dans la douche !

 

Sérieusement, Ron Howard réussit un très beau film sur la conquête spatiale américaine, dans la lignée du non moins superbe The right Stuff de Philip Kaufmann une dizaine d’années plus tôt, avec en commun Ed Harris (Gene Kranz) (4), mais avec un handicap de choix : l’échec de la mission.

Et c’est aussi là qu’est la magie du cinéma : réussir à tourner cet échec en une incroyable réussite, avec résolution finale émouvante. Et il faut avouer que les Américains savent le faire.

 

C’est ça, le cinéma.

 

  1. Exploit qui fut réel à cette époque.
  2. C’est bien la musique de 2001, a space Odyssey qui fut jouée !
  3. De ce côté-là, pas de problème !
  4. Avec des cheveux !

 

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Horreur, #Bill Paxton
L'Emprise (Frailty - Bill Paxton, 2001)

Ca commence la nuit (1), au siège du FMI de Dallas (Texas).

L’agent Doyle (Powers Boothe) s’entretient avec un homme qui lui dit savoir qui est le tueur en série qu’il recherche : son propre frère.

Il va lui révéler comment tout en est arrivé là, à partir d’une vision de son père (Bill Paxton), une vingtaine d’années plus tôt. Cette vision lui donnait l’ordre de débarrasser la terre des démons qui y vivaient, et ce de la manière forte. Si son plus jeune fils Adam (Jeremy Sumpter) accepte sans hésiter le délire de son père, il n’en va pas de même pour Fenton (Matt O’Leary) qui ne voit dans cette opération qu’une série de meurtres injustes.

Et ce soir, c’est Fenton (Matthew McConaughey) qui est venu tout confesser et désigner son propre frère (Levi Kreis).

 

Fragilité ou faiblesse, telle pourrait être la traduction du titre originale. Cette faiblesse, c’est celle de Fenton face à son père et surtout son refus d’entrer dans le délire meurtrier de ce dernier.

Masi ce film est avant tout un film d’ambiance. Nous sommes dans l’horreur mais une horreur presque aseptisée : la présence des deux enfants contraint Paxton à ne pas trop en montrer quand ils sont présents. Mais cela n’empêche pas le sang de couler, surtout quand il n’y a que des adultes. Par contre, les différents impacts d’armes ne sont pas visibles : on ne voit que leurs effets, et encore, pas beaucoup.

 

On sent bien que Bill Paxton a révisé Hitchcock avant de commencer à tourner : on retrouve le même souci d’atmosphère que celui du maître du suspense pour Psycho. Bien sûr, on n’arrive pas au même niveau que l’original (2) mais l’utilisation de la musique de Bryan Tyler et le parti pris de la pénombre donnent à ce film une atmosphère de terreur qui rappelle ce que fit Hitchcock quarante ans plus tôt.

Et ça marche bien, les effets sanguinolents n’étant pas trop forts (malgré la couleur) et les occasions de faire sursauter le spectateur ne sont pas systématiques.

 

Etrangement, alors que Bill Paxton était avant tout un acteur, on ne retrouve pas la constante habituelle qui veut que les acteurs s’en donnent à cœur joie et réalisent quelques prouesses : le jeu des différents interprètes reste tout à fait sobre. Il faut dire que l’ambiance mortifère et d’épouvante ne prête pas trop à des excès : dans le cinéma d’horreur, plus on en fait, moins cela fonctionne.


On se retrouve alors avec un « petit » film (3) plutôt bien réalisé (le premier des deux longs métrages de Paxton) où on note aussi un souci de la transition : on passe d’une époque à l’autre de manière douce, quand ce n’est pas la voix de Matthew McConaughey qui nous ramène au présent de l’intrigue, là où va se résoudre cette intrigue fort bien ficelée : nous avons même droit à un retournement pas si prévisible que cela…

On pourra toutefois regretter certains effets spéciaux à l’ancienne, alors que les effets numériques sont en plein essor à cette période (4). La vision de l’ange par le père alors qu’il est sous la voiture a vraiment pris un coup de vieux, et surtout, elle donne une impression inutilement grandiloquente.

 

Reste un bon film d’un réalisateur occasionnel qui est, comme toujours, parti trop tôt.

 

  1. Ces films-là commencent toujours la nuit.
  2. A aucun moment il ne s’agit d’une copie ou d’une tentative de surpasser le grand Hitch.
  3. Petit pour son impact, du fait d’une réception mitigée du public.
  4. Ils sont alors au service de l’intrigue et plus des prétextes à des films spectaculaires mais vides (cf. Deep Impact…)

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