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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

claude zidi

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Claude Zidi, #Louis de Funès
L'Aile ou la cuisse (Claude Zidi, 1976)

Charles Duchemin (Louis de Funès) est le directeur des guides du même nom, ceux qui font la pluie et le beau temps sur la cuisine française.

Il visite, note et attribue les précieuses étoiles qui font la renommée de la gastronomie française. Alors bien évidemment, il fait des jaloux et surtout un de ses concurrents les plus farouches : Jacques Tricatel (Julien Guiomar). Ce dernier est le représentant de ce que nous appelons aujourd’hui la « malbouffe », et nourrit des millions de personnes via ses restaurants d’entreprises et autre relais autoroutiers.

Qui de ces deux géants de la nourriture va l’emporter sur l’autre ? Philippe Bouvard (lui-même) va trancher.

 

Voilà cinquante ans que le film est sorti et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il reste, malheureusement d’actualité. Mais pas dans le sens où on le croyait à l’époque : la malbouffe l’a emporté (dans la plupart des endroits) et si Tricatel reste un nom fictif, on n’en pense pas moins à un autre Jacques dont le nom se termine en « el », et qui proposait déjà de la nourriture loin des standards dont Duchemin est le parangon. Lui aussi a un nom qui en rappelle un autre en « in ».

Mais ce qui est avant tout un modèle de société – surtout en France, pays de la gastronomie – reste ici au niveau de la comédie, spécialité de Claude Zidi. Et nous sommes gâtés ? Parce qu’en plus d’une intrigue propice aux gags, ce sont deux grands noms de la comédie française qui se rencontrent pour notre plus grand plaisir : Louis de Funès, donc et Michel Colucci (Coluche). Si l’un représente la comédie traditionnelle du cinéma français, Coluche, pour sa part, représente la nouvelle génération : pas étonnant donc qu’on trouve des gens comme Martin Lamotte (Roland), Marie-Anne Chazel (une des convives au repas du cirque) ou encore Gérard Lanvin (un des clients du café) !

 

La gageure était de taille : réussir à faire se rencontrer deux monuments du rire aussi différents l’un de l’autre est déjà un exploit, mais réussir en prime le film en est un autre. Certes, à sa sortie, certains milieux bien pensants on eu tendance à conspuer cette nouvelle comédie de Zidi – je ne cite personne mais il me semble que ça pourrait se terminer par « rama » – il n’empêche que le duo fonctionne à merveille et on s’amuse du talent comique des deux protagonistes principaux.

Bien entendu, De Funès se retrouve à la tête d’un film bien français, encore une fois, mais ce sujet, somme toute grave, déborde du cadre purement hexagonal et coïncide pleinement avec l’actualité gastronomique mondiale : la restauration rapide se répand dans le monde entier et il ne va pas falloir attendre bien longtemps avant qu’une marque au M jaune s’installe en France, avec ses steaks hachés en sandwiches (1), et son clown (encore un) qui n’est pourtant pas à la Maison Blanche…

 

Alors on en reprend : l’aile, la cuisse et puis tout le reste, avec beaucoup de bonheur.

Et au bout d’une quinzaine de fois (plus certainement), je n’arrive pas à m’en lasser…

 

  1. La manière de fabriquer du steak haché par l’entreprise Tricatel est inoubliable, même si un tantinet exagéré : n’est-ce pas le propre de la comédie que d’accentuer les effets ?

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Claude Zidi
Association de Malfaiteurs (Claude Zidi, 1987)

Il y a dans le cinéma français une culture du film de copains. Et cette Association de Malfaiteurs n’y échappe pas : quatre copains – Thierry (François Cluzet), Gérard (Christophe Malavoy) Francis (Jean-Claude Leguay) et Daniel (Gérard Lecaillon) – sont tous les quatre d’anciens élèves de HEC. Chacun a suivi son chemin hors de l’école et à l’heure des bilans, si Thierry et Gérard ont plus que réussi et Francis choisi la sécurité (la banque), il n’en va pas de même pour Daniel qui est aux abois, et encore plus depuis qu’il est tombé sous la coupe de l’infâme Bernard Hassler (le regretté Jean-Pierre Bisson), un homme d’affaires véreux.

Mais les amis, c’est aussi quand tout va mal et Thierry et Gérard, malgré eux, vont aider Daniel.

Alors, un film de copains oui, mais avec de sacrées limites.

 

Il y a chez Claude Zidi un avant et un après Les Ripoux. Si les films d’avant ont un côté un tantinet ringard, il n’en va pas de même après. Zidi est devenu respectable – un César, ce n’est pas rien, surtout pour un réalisateur comique – et on en ressent les effets jusque dans ses films.

Association de Malfaiteurs bénéficie de la nouvelle aura du réalisateur et à juste titre. Nous sommes avant tout dans une comédie mais s’y ajoute un brin de noirceur tout à fait bienvenue.

Ces quatre « mousquetaires » sont de véritables produits de leur époque, héritiers néolibéraux des années 1980. Mais, et c’est là que le scénario – de Didier Kaminka, donc une référence – de vient intéressant, si Gérard et Thierry sont les gentils » de l’histoire, ils n’en demeurent pas moins des types peu recommandables : outre le record de vitesse de Thierry qui ouvre le film, on ne peut passer sous silence le cambriolage que ces deux « hommes d’affaires » effectuent auprès du troisième (et véritable) pourri de l’intrigue.

Et Jean-Pierre Bisson est magnifique dans le rôle de cet homme prêt à tout quand il s’agit d’argent. Sa dernière adresse aux deux « héros » est d’ailleurs sans équivoque : on peut compter sur lui pour les coups tordus…

 

Toujours est-il que Claude Zidi réunit tous les ingrédients pour réaliser une comédie à succès (près de 1,2 millions de spectateurs) : deux « jeunes premiers »  en vogue (Cluzet et Malavoy), une histoire un brin immorale, deux belles actrices aux charmes incontestables, et des seconds rôles reconnus (Roger Dumas & Hubert Deschamps), sans oublier le savoir-faire de Didier Kaminka. Bref, tout pour faire un film « sympathique. Et c’est le cas.

Certes, les prouesses cinématographiques ne sont pas à l’ordre du jour, mais peu importe puisque nous sommes ici pour passer un bon moment. Et je vous rappelle qu’il est plus facile de faire pleurer que de faire rire.

Bien sûr, on ne rit pas franchement (encore moins à la re-vision), mais on reste dans un rythme agréable et malgré tout le sourire ne nous quitte pas de tout le film.

 

Alors, que demander de plus ?

 

PS : Pourquoi, quand on tape «  association de malfaiteurs » sur un moteur de recherche trouve-t-on sarkozy et dassault (serge) ?

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Policier, #Claude Zidi
Ripoux contre Ripoux (Claude Zidi, 1990)

Fort du succès (un tantinet inattendu) du premier film (1985), Claude Zidi, aidé de Didier Kaminka au scénario, nous propose alors une suite qui n’en est pas une : René Boisrond (Philippe Noiret) ayant terminé à la Santé (1), il n’était pas possible de lui faire réintégrer la grande Maison de la Tour Pointue.

Nous retrouvons donc le grand René et son partenaire François Lesbuche (Thierry Lhermitte) dans ce même quartier montmartrois qui servit de cadre au premier opus.

Nos deux policiers sont toujours aussi peu scrupuleux en ce qui concerne les pratiques d’un policier intègre.

Mais ces pratiques n’ont qu’un temps, et pour une peccadille, René et François se retrouvent mis à pied avec menace de procès et tout le toutim. Ils sont alors remplacés par deux nouveaux inspecteurs : Guy Brisson (Guy Marchand) et Jean-Pierre Portal (Jean-Pierre Castaldi). Et alors qu’on s’attendait à une sorte d’épuration du système, on se rend rapidement compte qu’ils sont aussi pourris que les deux autres voire pires !

 

Ce n’est donc pas une suite, et malgré ce que j’ai pu glaner par ci par là sur le net, j’ai du mal à considérer cet épisode comme une « midquel » (2) : si cette histoire ne peut absolument pas être une suite, la résolution finale de ce scénario ne peut pas non plus s’intégrer dans le premier opus. Bref, il faut à nouveau considérer ce film comme unique, seules les personnages et leurs caractéristiques restant la base commune.

Une fois cet élément de l’intrigue passé, reste un film assez plaisant à regarder même s’il ne possède pas le charme de la nouveauté du premier opus. Il n’y a plus le plaisir de la découverte et ce qui faisait tout le sel du premier film est dilué dans une histoire peut-être plus convenue.

 

On ne retrouve pas l’esprit un peu villageois du quartier avec ses autochtones hauts en couleur ni les petites combines plus ou moins minables de nos deux héros, base du comique du film précédent. Et le changement de certains interprètes (Line Renaud, Michel Aumont) n’a rien à voir avec la qualité moindre de cet épisode.

Zidi, comme beaucoup avant (et après) lui a cédé aux chants des sirènes du succès et commis cette suite qui ne s’imposait peut-être pas.

Ripoux contre Ripoux n’a pas l’étoffe de l’Empire contre-attaque ou Le Parrain 2, deux suites qui, elles, étaient au moins d’aussi bonne facture que leur épisode précédent.

Et malheureusement, il ne s’est pas arrêté là : treize ans plus tard, le duo était reformé pour une ultime fois pour une nouvelle intrigue improbable et inutile.

 

  1. Tant qu’on l’a !
  2. On connaissait la « sequel » (suite en français), la « prequel » (qui se passe avant l’histoire principale), voici donc la « midquel » qui s’insère à l’intérieur de l’intrigue principale, un épisode occulté de l’œuvre originale.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Claude Zidi
Les Sous-doués passent le bac (Claude Zidi, 1980)

Bébel (Daniel Auteuil), Julien (Philippe Taccini), Caroline (Françoise Michaud), Gaëtan (Gaëtan Bloom) et les autres, sont de véritables cancres, traînant leur jeunesse dans une « boîte à bac », le cours Louis XIV dirigé d’une main de maîtresse par Lucie Jumaucourt (Maria Pacôme) aidée des membres de sa famille.
Cette année, les élèves doivent avoir leur bac !

 

Depuis Jean-Charles et ses cancres, en passant par la Potachologie de René Goscinny illustrée par Cabu, l’humour potache a ses adeptes en France (et ailleurs, rassurez-vous). Alors bien évidemment, Claude Zidi n’est pas passé à côté.

 

Oui, on rit. Même presque 40 ans après.
On se demande ce qu’un acteur comme Raymond Bussières, qui a joué pour les grands (Clouzot et l’Assassin habite au 21, Carné et Les Portes de la Nuit…) vient faire dans cette histoire. Mais que voulez-vous, il faut bien vivre aussi.

 

Alors on regarde, amusé, et on se rend compte que de tous ces potaches qui ont percé au cinéma, seul Daniel Auteuil tient le haut de l’affiche. Beaucoup des autres ont fait aussi leur chemin. Comme quoi…

On s’amuse aussi de rencontrer un jeune examinateur qui n’est autre que Richard Bohringer, ou encore un jeune père qui a réellement au moins dix ans de moins que l’exige son rôle : Féodor Atkine.

 

Ce n’est certes pas un film extraordinaire, mais il a la grande prétention de faire rire (cf. Pierre Desproges : Criticon, 16 février 1986). Alors on rit, ou on sourit... Ce n'est pas toujours léger, mais bon. On rit de la bêtise de Galabru, de la surdité de Deschamps, de la machine à apprendre…

 

… Et puis on passe à autre chose.

 

 

Joyeux Noël !

 

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