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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

clint eastwood

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #Justice, #Clint Eastwood
Le Juré n° 2 (Juror #2 - Clint Eastwood, 2024)

Justin Kemp (Nicholas Hoult) est un homme heureux : il est marié à la belle Allison « Ally » Crewson (Zoe Deutch), et ils attendent un heureux événement. Seule (toute) petite ombre au tableau : Justin doit se présenter au tribunal pour participer à un jury, s'il est retenu. La procureure Faith Killebrew (Toni Collette) et l'avocat de la défense Eric Resnick (Chris Messina) le choisissent.

Mais c'est un procès presque pour la forme : un jeune homme, James Michael Sythe (Gabriel Basso) a « sauvagement » tué sa petite amie Kendall « Kenny »  Carter (Francesca Eastwood, la fille de) et l'a versé dans le lit d'un ruisseau après s'être rouspété un peu plus tôt.

Quand le procès commence et que les magistrats exposent les circonstances de la mort de la jeune femme, Justin sent monter en lui un malaise : ce jour-là, il a heurté ce qu'il croyait être un cerf. Sauf que ce n'était pas un cerf.

C'était bien Kendall Carter, la jeune femme dont il est question...

 

Deux films nous viennent en tête quand on visionne ce dernier opus eastwoodien :

- Le septième Juré (Georges Lautner, 1962), tout d'abord : tout comme Grégoire Duval (Bernard Blier), Justin Kemp est sûr de l'innocence de Sythe. Et pour cause ! Mais alors que Duval avait tué la jeune femme pour la faire taire, il s'agit ici d'un accident. Par contre, aux Etats-Unis, le jury n'a pas droit à la parole.

- 12 Hommes en colère (Sidney Lumet, 1957), ensuite, quand le jury se réunit : à l'instar du personnage interprété par Henry Fonda (juré n° 8), le personnage de Nicholas Hoult (juré n° 2) demande qu'on prenne le temps de discuter du cas de cet homme. A nouveau, il va retourner d'autres membres du jury.

Malgré tout, malgré quelques « emprunts  plus ou moins conscients (1), Clint Eastwood se démarque très rapidement des deux autres films pour donner une autre dimension : le dilemme d'un homme qui sait qu'il a tué un être humain et qui ne dit (2) rien. Et cette « tempête dans un crâne » donne tout son intérêt au film, amenant une situation inextricable pour Justin.

 

Mais, me direz-vous, pourquoi ne se dénonce-t-il pas ? Parce qu'il est piégé. Il aurait fallu l'annoncer tout de suite, mais comme il pensait sincèrement qu'il avait heurté un animal, il est rentré chez lui, a fait réparer sa voiture et est passé à autre chose. Alors pourquoi quand il a compris l'enjeu du procès n'a-t-il là encore rien dit ? Il a autrefois souffert d'alcoolisme et participe toujours à un groupe de parole dirigé par Larry (Kiefer Sutherland, qui réalise là un de ses rêves : tourner avec Eastwood). Et le jour de l'accident, il revenait d'un bar : on conclura (trop) facilement qu'il était épris de boisson et s'est enfui à cause de cla, ce qui est une circonstance on ne peut plus aggravante.

 

Et Clint Eastwood prend son temps pour nous raconter cette histoire bien singulière.

Il en profite – à son tour – pour nous présenter le système judiciaire américain, vu cette fois-ci à travers l’œil d’un juré, en l’occurrence le n° 2. C’est très souvent à l’aide d’une caméra subjective qu’il montre le rôle des différents avocats (accusation & attaque), que ce soit lors de la désignation ou pendant le procès en lui-même. Et à la différence des films judiciaires habituels, il ne cesse d’utiliser un chassé-croisé entre les deux avocats : si Resnick avance un élément pour disculper son client, Killebrew en avance un identique pour l’enfoncer ; quand Killebrew plaide et argumente la culpabilité de Sythe, Resnickva donner une autre signification à ce qu’elle a voulu dire. Tout comme pour la désignation des témoins, c’est un jeu de ping-pong entre ces deux ténors du barreau.

Et comme au ping-pong, quelqu’un gagnera et quelqu’un perdra.

 

Si le film est avant tout le procès de John  Sythe, pour le spectateur que nous sommes, c’est aussi le procès du véritable coupable (accidentel). En effet, pendant que tous les membres du jury écoutent (religieusement ?) les débats, nous suivons celui qui se passe dans la tête de Justin : dans quelle(s) circonstance(s) véritable(s) s’est passé l’accident.

Et bien sûr, ces circonstances sont atténuantes – pour nous – mais comme expliqué plus tôt, il n’est lui pas possible d’en parler sans être sûr de se retrouver à la place de Sythe, voire à l’ombre pour un temps indéfini.

 

Alors, et puisque nous sommes dans un film américain, difficile d’exprimer une quelconque rédemption. Justin doit expier sa faute et il le sait très bien. Mais au vu des circonstances de ce procès et de sa révélation, il va être difficile d’y parvenir intact.

Alors, aura-t-il son expiation ? Oui.

Va-t-il se dénoncer ? Va-t-il sauver la tête de Sythe ? Autre chose ?

Je vous laisse découvrir…

 

(1)   La place qu'occupe Justin est la même que celle du n° 8 (Lumet) ; le jury qui se rend sur place pour voir le lieu du crime (Lautner), etc.

(2)   Le verbe dire a la même forme au présent et au passé simple de l'indicatif...

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Guerre, #Brian G. Hutton, #Clint Eastwood
Quand les Aigles attaquent (Where Eagles dare - Brian G. Hutton, 1968)

Hiver 1942-43.

Un commando doit récupérer un général allié emprisonné dans un nid d’aigle autrichien. Bien entendu, on envoie des aigles britanniques, et un Américain (Clint Eastwood). Seulement voilà, le commando est rongé par un ennemi intérieur et un premier homme est tué à l’atterrissage (ce sont des parachutistes).  Et Smith (Richard Burton), le chef de l’expédition, se rend compte que ce n’est pas un accident.

Mais la mission est cruciale pour l’Intelligence britannique…

 

Brian G. Hutton n’est pas un réalisateur très prolixe mais ses deux collaborations avec Clint Eastwood restent parmi ses films ceux dont on se souvient le plus ! En effet, après cette expédition guerrière, Hutton reviendra deux ans plus tard pendant la même période, mais pour une aventure un tantinet moins glorieuse (De l’Or pour les braves).

Quoi qu’il en soit, ici il nous offre un film efficace, porté par un duo de choc : d’un côté Richard Burton, britannique à souhait, et surtout star reconnue ; de l’autre Clint, nouvelle star montante depuis la Trilogie de l’Homme sans nom. La différence de traitement entre les deux acteurs se répercutera bien sûr dans les cachets…

A ce duo classique s’ajoute une femme, rarement utilisée – au cinéma – dans un commando sur cette période : Mary Elison (Mary Ure). Et cette femme n’a pas à rougir d’être là : non seulement elle est pertinente pour l’intrigue, mais en plus elle n’hésite pas à utiliser les armes à sa disposition. Fini le petit pistolet dans le sac à main : c’est à coup de mitraillette qu’elle arrose les ennemis à sa portée.

 

Bref, c’est de l’action pure et dure… Mais pas que !

En effet, Alistair McLean, qui adapte son propre roman, nous a gratifié de quelques retournements (regroupés), semant le désordre dans les esprits, des protagonistes et surtout des spectateurs : le numéro de Smith-Burton devant les hauts gradés allemands est on ne peut plus réjouissant, tout comme le basculement final (dans tous les sens du terme) qui relance une dernière fois l’intrigue.

 

Bien sûr, prestige oblige, c’est Richard Burton qui est mis le plus souvent en avant. Eastwood n’a pas encore tout à fait la notoriété qu’on lui connaît. Mais Hutton saura l’utiliser au premier plan par la suite. Ici, il n’est ni plus ni moins qu’un assassin, abattant froidement – et silencieusement – les différents Allemands (nazis ou non) qui se mettent en travers de son passage. De toute façon, les Allemands plus ou moins concernés sont très peu mis en avant : outre le général (Ferdy « von Korlock » Mayne) et le colonel SS Kramer (Anton Drifting), on ne remarque que l’homme de la Gestapo, von Hapen (Derren Nesbitt). Ce dernier est d’ailleurs le véritable méchant de ce film, blond à souhait et sans scrupule aucun : on n’est pas spécialement triste qu’il disparaisse.

 

Toujours est-il que cette aventure se laisse regarder avec beaucoup de plaisir, et que n’en déplaise à Hutton, les braves sont ici, et ils ne sont pas assoiffés d’or !

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Policier, #Clint Eastwood
Créance de Sang (Blood Work - Clint Eastwood, 2002)

Alors qu’il est à la poursuite du « tueur au code », Terry McCaleb (Clint Eastwood), profileur au FBI), est victime d’un infarctus. Deux ans plus tard, il revit : une jeune femme, récemment décédée lui a donné son cœur.

Sauf qu’elle a été tuée, ce que McCaleb ne peut supporter. Surtout que la sœur de la victime (Wanda de Jésus) vient le relancer pour retrouver son assassin.

Terry va donc reprendre l’enquête, malgré ses ex-collègues du LAPD qui ne voient pas d’un bon œil son irruption dans une affaire qu’ils ont plus ou moins classée.

Mais ce qu’il découvre dépasse son imagination…

 

Eastwood retrouve la police mais dans un nouveau cadre : McCaleb est un homme diminué, vieillissant. Ca tombe bien, Eastwood a fêté ses 72 ans depuis quelques temps quand le film sort en août 2002. Et si Terry a certaines pratiques qui ne sont pas éloignées de celles de Harry Callahan (quand il s’occupe de l’homme dans la voiture qui le surveille), dans l’ensemble, il est beaucoup plus subtil et arrive aux même résultats : la neutralisation d’un coupable. Parce que le tueur au code sera neutralisé, ce dont nous ne doutons à aucun moment. Et si Brian Helgeland a un tantinet modifié le roman initial de Michael Connelly (1) – normal, nous sommes au cinéma –, ce dernier le signalera dans un autre de ses romans, faisant par là même un petit clin d’œil au cinéaste.

 

Encore une fois, on retrouve l’idée du creuset (melting-pot) qui est l’une des bases des Etats-Unis :ici, McCaleb dont le patronyme fleure bon l’Europe et les premiers colons américains se retrouve affublé d’un cœur d’origine mexicaine, ce qui amène certaines tensions avec un des policiers du LAPD, Ronaldo Arrango (Paul Rodriguez), lui-même un véritable « Cul-mouillé » (wetback) comme on nomme péjorativement les clandestins qui émigrent aux Etats-Unis (ils ont traversé le Rio Grande à la nage,d’où le sobriquet).

Mais cela ne gêne nullement McCaleb et même, cela va faire de lui, peut-être une meilleure personne, thème qui jalonne l’œuvre de Eastwood : on retrouvera cette idée, par exemple, dans Gran Torino, mais sans la dimension mystique voire christique de Walt Kowalski.

 

Aux côtés de Clint Eastwood, on a plaisir à retrouver Jeff « Tom Baxter » Daniels (Jasper « Buddy » Noone). Buddy est un personnage essentiel à l’intrigue sur plusieurs plans et Daniels compose avec conviction ce personnage nonchalant, véritable oisif – il passe son temps à boire des bières – mais qui ne dédaigne pas de donner un coup demain à son ami Terry (2).
De plus, ce sont les femmes qui jouent le rôle le plus important aux côtés de cet enquêteur singulier. Outre celle qui lui a donné son cœur et sa sœur qui le remet en selle, on trouve deux autres femmes importantes : la doctoresse Bonnie Fox (Anjelica Huston) et la détective Jaye Winston (Tina Lifford). La première pour son suivi médical, bien sûr mais aussi pour vérifier l’hypothèse centrale de l’intrigue ; la seconde quant à elle sous couvert d’un renvoi d’ascenseur, va lui permettre de travailler malgré les cadres juridiques stricts (3).

 

Bref, un film qui, s’il reste mineur en comparaison d’autres, se laisse regarder avec beaucoup de plaisir, et est interprété avec justesse.

Que demander de plus ?

 

  1. J’adore !
  2. « Buddy » signifie aussi « ami ».
  3. On ne s’improvise » pas enquêteur aux Etats-Unis, il faut une licence.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Justice, #Clint Eastwood
Jugé coupable (True Crime - Clint Eastwood, 1999)

Steve « Ev » Everett (Clint Eastwood) est un homme à femmes. Il ne peut pas s’en empêcher : même marié et avec une fille (Francesca Eastwood, tiens, tiens…), il ne résiste pas à un jupon qui passe. C’est le cas avec sa jeune collègue Michelle (Mary McCormack), qui doit réaliser une interviouve dans le Couloir de la Mort le lendemain. Malheureusement elle meurt dans un accident de la route, et c’est Everett qui doit la remplacer. En parcourant le dossier du futur exécuté – Frank Beechum (Isaiah Washington) – son pifomètre lui envoie un signal : quelque chose cloche.

Il va alors passer la dernière journée du condamné à mort à essayer de prouver son innocence.

 

Il y a des moments dans l’œuvre de Clint Eastwood où l’inspiration s’émousse et Jugé Coupable en fait partie. Non pas que ce soit un navet, mais on ne le sent pas aussi inspiré que dans son film précédent (le formidable Midnight in the Garden of Good and Evil) ni son suivant (Space Cowboy). Il faut dire que l’intrigue y est certainement pour quelque chose.

Si on retrouve l’éternel personnage solitaire qui doit lutter contre une certaine hostilité – ici surtout un mari trompé qui n’est autre que son rédac-chef (Denis Leary) – il manque tout de même quelque chose pour pleinement apprécier ce journaliste singulier.

 

Mais comme je le disais plus tôt, l’intrigue un tantinet improbable plombe le film, accumulant au passage les séquences inutiles : les rapports avec les femmes sont une des caractéristiques du personnage certes, mais on aurait très bien pu s’en passer. S’il y a une « ouverture » avec Michelle, elle est immédiatement fermée avec sa mort. De même ses rapports avec sa femme (Diane Venora) donnent un contexte à ce personnage, mais on remarque encore une fois que la résolution de l’intrigue aurait très bien pu s’en passer. Et les explications de Steve quant à son attitude malhonnête ne sont ni glorieuses ni convaincantes. On préfère quand son personnage est déjà séparé de sa femme, évitant ce genre de scène qui ne lui correspond pas.

 

Mais l’autre élément qui plombe ce film, c’est bien cette résolution in extremis d’une erreur judiciaire : si le titre original ne laisse planer aucun doute – « véritable crime » - son auteur n’est pas en prison depuis six ans. Et on a du mal à accepter que Steve Everett, rien qu’en jetant un œil – informatif – au dossier sent tout de suite que quelque chose ne va pas. Et surtout qu’il réussit à tout démêler en moins d’une journée. c'est peut-être ça, la magie du cinéma. Mais tout de même, je reste très dubitatif.

 

Reste tout de même un film qui se laisse regarder avec plaisir, en appréciant d’y trouver quelques visages connus, dont deux d’entre eux étaient au casting de Titanic deux ans plus tôt.

Bien entendu, je vous laisse les retrouver…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #Clint Eastwood
Gran Torino (Clint Eastwood, 2008)

Walter «  Walt » Kowalski (Clint Eastwood) est un vieil homme qui vient de perdre sa femme. Seul, il l’est d’autant plus que son quartier est de plus en plus fréquenté par les Hmongs, une peuplade d’Asie. Et ça, pour Walt, c’est assez insupportable : jeune, il a participé à la Guerre de Corée, avec les souvenirs qu’il en a gardés et qui le hantent depuis.

Mais quand une bande de jeunes voyous commencent à embêter ses voisins, il ne réfléchit pas longtemps et passe à l’action.

Dès lors, ce sera à la vie et à la mort entre ses nouveaux amis et lui : à leur vie et à sa mort.

 

La première vision qu’on a de Walter n’est certainement pas à son avantage. Et comme le remarque sa belle-fille Karen (Geraldine Hughes), il aurait pu faire un effort pour la mort de sa femme. Mais comme beaucoup de personnages de Clint Eastwood, Walt est un homme entier. Il ne fait pas toujours dans la discrétion ni la subtilité, mais reste malgré tout un personnage encore une fois très attachant. Mais ce n’était pas gagné.
On retrouve quelques ingrédients « déjà vus » et qui reviennent fréquemment chez ses personnages : Walt est raciste et réactionnaire et vit dans le passé. Il y a une part de Tom Highway (Heartbreak Ridge) dans cet homme qui ne vit que par le conflit qu’il a enduré près de soixante ans plus tôt ; mais aussi il annonce Earl Stone (The Mule) dans sa vie solitaire. On se demande même comment pouvait bien se passer la vie pour cette épouse qu’il vient d’enterrer aux côtés d’un tel personnage.

 

Et encore une fois, avec la famille, ce n’est pas vraiment ça. Et la réplique qui résume le mieux sa vie, il la prononce alors qu’il a été invité par sa voisine Sue (Abney Her) à manger chez elle : « j’ai plus de choses en commun avec ces niakoués (1) qu’avec ma propre famille de gâtés. »

Et bien, sûr, encore une fois, il va essayer de rattraper ce qu’il a fait ou ce qu’il n’a pas fait. Parce que, vous deviez vous en douter, la rédemption est là ! L’emménagement de ces Hmongs près de chez lui est de prime abord – et surtout pour lui – une mauvaise chose : il habite ici depuis toujours, dans un quartier catholique dominé par des Américains d’origine polonaise. Mais la vie a fait que tous ceux qu’il a connus ont déménagé ou sont morts et que son quartier a perdu de sa valeur, devenant un lieu d’accueil pour des gens moins fortunés : la maison habitée par les Lor est en piteux état et les appareils ménagers sont en fin de vie.

Et du fait de son passé (auquel il se réfère à tout bout de champ), cet emménagement est tout de même une bonne chose : il va pouvoir, à travers ses nouveaux voisins, se racheter.


Et ce rachat prend deux aspects : dans un premier temps, il va apprendre à connaître ses voisins et à les apprécier, ce qui amènera la réplique susmentionnée. Mais cela ne s’arrêtera pas là : c’est aussi pour eux qu’il va entreprendre la véritable démarche de rédemption, mettant ses affaires en ordre avant la confrontation finale avec le gang. Parce qu’il ne fait aucun doute qu’il ne reviendra pas de cette confrontation inévitable.

Et cette dernière rencontre a un côté duel final de western, quand le héros s’en va nettoyer la ville de ses desperados : seul devant les voyous, il prend la dernière cigarette avant l’explication finale.

Et si l’issue n’a rien à voir avec la trilogie de l’Homme sans nom, Eastwood nous gratifie tout de même du héros qui s’en va vers le soleil couchant (ou presque). Sauf que ce n’est pas celui qui était attendu. Et il n’est pas à cheval.

Il conduit une Ford Gran Torino 1972.

 

  1. « I got more in common with these gooks than I do my own spoilt family. » J’avais annoncé qu’il était raciste.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Gangsters, #Clint Eastwood
The Mule (Clint Eastwood, 2018)

Earl Stone (Clint Eastwood) est un pépiniériste qui cultive les lys. Malheureusement pour lui, internet va ruiner son affaire et il doit tout vendre. Sans beaucoup de sous, il accepte de convoyer des marchandises pour des types louches. Bien sûr, c’est de la drogue. Mais ça paye bien. Il peut alors racheter son affaire. Sa famille – enfin ce qu’elle est devenue voit d’un œil noir cet homme qui lui a toujours privilégié son travail.

A bientôt quatre-vingt-dix ans, il serait peut-être temps qu’il s’y consacre, non ?

Difficile, parce qu’on ne quitte pas ce genre d’organisation d’un claquement. Et en plus, le DEA (1) et l’agent Bates (Brad Cooper qui retrouve Eastwood quatre ans après American Sniper) sont à la poursuite d’un véhicule qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celui d’Earl. Et pour cause…

 

Après la parenthèse un tantinet reality show du 15 h 17 pour Paris, Eastwood revient en cette fin d’année 2018 avec du matériel beaucoup plus sérieux : interprétant le premier rôle, il jouer de son âge (il a 88 ans quand le film sort) et compose un homme porté sur l’horticulture, bien loin des durs qu’il a pu interpréter. De plus, Earl n’est pas un violent, même s’il a fait la guerre de Corée. Mais il n’est pas non plus un naïf ni un froussard : ce passé guerrier lui permet de conserver un aspect serein face à ces trafiquants à la gâchette sensible et surtout au doigt nerveux.


Et encore une fois, Earl est un personnage solitaire, comme beaucoup chez le vieux réalisateur. Il y a une parenté flagrante avec Walt Kowalski de Gran Torino, l’utilisation de la violence en moins. Lui aussi a fait la Corée, et lui aussi, âgé, se retrouve seul devant ce qui ressemble tout de même à une vie gâchée. Gâchée par une passion dévorante. Saine mais envahissante au point de se couper de ceux qui furent sa famille.

Mais est-ce seulement sa passion qui les a séparés ou est-ce que le vieux Earl n’a pas une grande part d’égoïsme en lui ? Parce que quoi qu’il arrive dans cette histoire, Earl n’en fait qu’à sa tête. Et comme en plus, c’est un jouisseur, alors n’importe quoi peut arriver. C’était un problème pour sa famille mais la séparation est inévitable, voire salutaire pour eux : qu’il soit là ou non, rien ne va      changer. Alors autant faire sans lui.

Mais c’est aussi pour ses nouveaux employeurs : il la joue sans cesse à l’inspiration, devenant imprévisible et donc – la base nécessaire pour des trafiquants - incontrôlable.

 

Parce que malgré tout cela, Earl est un type attachant. Et la seule qui a compris cela, c’est son ex-femme, Mary (Dianne Wiest). Mais pour cette vie un tantinet dissolue, il y a un prix à payer, et nous retrouvons l’une des bases du cinéma américain : la rédemption. Pour cette vie pas si modèle, il doit payer. Et il le fera.

Mais sera-ce vraiment au prix fort ? Les dernières images ont tendance à nous montrer que cette rédemption sera plutôt douce.

 

  1. Drug Enforcement Administration : organisme qui lutte contre le trafic de drogue.

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Guerre, #Clint Eastwood
Le Maître de guerre (Heartbreak Ridge - Clint Eastwood, 1986)

Tom Highway (Clint Eastwood) est un vétéran de l’armée des Etats-Unis. Soldat en Corée et au Vietnam, il ne sait pas ce que c’est que la victoire, celle qu’on célèbre à coups de flonflons et de public heureux. Entre le conflit mitigé de Corée et la défaite du « Nam », le score est plutôt 0-1-1 : 0 victoire, 1 nul et 1 défaite, comme dans les classements sportifs. Parce que la guerre se résume à ça : une rencontre sportive un tantinet plus définitive.

Et comme Tom Highway voit la fin de son engagement s’approcher, il décide de revenir à ses premières amours : l’instruction des jeunes recrues.

On lui confie alors un peloton de bras cassés qu’il va, à force de persévérance et grâce à une discipline de fer, transformer en groupe d’élite, s’illustrant dans une (petite) guerre qui sera (enfin) gagnée : l’Invasion de la Grenade (25 octobre – 2 novembre 1983).

 

Autant le dire tout de suite, Tom Highway n’est pas un homme très délicat. Mais ce n’est pas ce qu’on demande à un sergent instructeur, comme le montrera avec beaucoup de brio Stanley Kubrick l’année suivante  dans Full metal Jacket. Mais si Highway est un homme dur pour ses hommes, il n’atteint tout de même pas le degré de sadisme mâtinée d’humiliation du sergent Hartman : normal, pour R. Lee Ermey, c’était son vrai boulot, Eastwood est avant tout un acteur.

Mais on retrouve tout de même ce même mélange de sadisme et d’allusions sexuelles (un peu trop récurrentes, à mon goût) chez Highway.

Et bien sûr, son peloton deviendra un groupe de choc qui participera avec succès à la prise de l’île de la Grenade. Ce même peloton est aussi le prétexte à quelques éléments comiques surtout du fait de la présence de Mario van Peebles (le fils de Melvin) en rocker raté, mais séducteur en diable comme le confirme la séquence finale.

Ce sont d’ailleurs ces éléments comiques qui diffèrent du film de Kubrick (du point de vue de l’instruction), évitant la surcharge sadique déjà évoquée.

 

Et s’il y a des soldats, il y a aussi des « filles ». On en trouve beaucoup au bar que fréquentent les jeunes recrues. Mais on y trouve aussi des femmes. Elles sont deux : Little Mary (Eileen Heckart) et Agnes-Ann « Aggie » (Marsha Mason). Si la première n’est plus de la première jeunesse – son mari était marine avec Tom en Corée – la seconde est l’ex-épouse de notre héros, séparée parce qu’elle ne supportait plus l’esprit militaire de son mari.

Mais avec le temps, Tom a (un peu) mûri, et un rapprochement est envisageable (1).

 

Et s’il y a des soldats, il y a surtout la guerre.

Elle occupe le dernier quart du film, et Clint Eastwood nous montre qu’il sait y faire, même si on peut contester son point de vue. La guerre, cette horreur, est avant tout meurtrière. Et elle l’est ici tout autant que les autres, dans la proportion de l’enjeu : c’est une petite guerre donc peu de morts comparé à des films comme Le Jour le plus long ou plus près de nous Save Private Ryan. Et c’est le traitement de la mort que je reproche à ce film. La seule attitude humaine que nous pouvons relever chez ces soldats concerne Aponte (Ramón Franco) qui se rend compte réellement de l’effet des armes sur des jeunes soldats qui ne sont pas tellement plus âgés que lui.

Que Highway soit insensible aux morts qui tombent autour de lui, cela n’a rien de bien étonnant, mais qu’on oublie aussi fortement l’aspect mortifère de la guerre pour ne retenir que le côté festif de la victoire demeure tout de même un peu gênant.

 

Et au bout du compte, Highway reste un personnage dans la lignée de ceux interprétés par Eastwood, une sorte de Harry Callahan militaire pour qui la fin justifie les moyens, la mort étant un élément comme un autre car seul le résultat compte : 1-1-1.

 

  1. Là encore, c’est très prévisible.

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #Western, #Clint Eastwood
Honkytonk Man (Clint Eastwood, 1982)

Le Honky Tonk, c’est une forme de la musique country qu’on trouve dans certains bars américains appelés eux aussi honky tonk. Et dans le cas qui nous intéresse, ce Honkytonk Man c’est l’oncle Bubba (Clint Eastwood), de son nom de scène Red Stovall, musicien  (guitariste) et chanteur de ce style musical et qui emmène son neveu Whit « Hoss » (Kyle Eastwood). Leur destination ? Nashville où Red doit passer une audition pour participer au Grand Ole Opry.

Mais la route est longue de l’Oklahoma à Nashville, et surtout, elle coûte cher.

 

Ca commence comme un western : des paysans qui travaillent la terre quand le vent se lève : on s’attend à une horde qui attaquerait, mais pas de bruit de cavalcade, juste celui du vent qui devient menaçant. Nous sommes en Oklahoma, en plein Dust Bowl, en 1938, et les Wagoner viennent de subir leur dernière attaque de ce vent chargé de poussière et qui assèche tout. Ils doivent partir. En Californie, par exemple, à l’instar des Joad. Mais comme l’oncle Bubba est arrivé, le départ est reporté.

C’est l’arrivée de Red qui nous indique que nous ne sommes plus au temps du Far-West, puisqu’il débarque dans le film en voiture. Mais cet élément moderne ne suffit pas à sortir du genre. Nous restons d’une certaine façon dans le Western, et ce malgré une intrigue moderne.

 

Le western parce que ce sont d’immenses espaces qui s’offrent à notre vue ; parce que la voiture remplace avantageusement les chevaux ; parce que la présence de John McIntyre (Grandpa Wagoner) est là pour renforcer cette idée. Sans oublier l’apparition de John Russell (Jack Wade) dans le premier bar où on peut entendre (et voir) Red chanter.

Mais avant d'être un western, c’est avant tout un formidable road movie, une errance de plusieurs milliers de kilomètres qui vont faire de Kyle – la narration suit essentiellement son point de vue – un homme, malgré son jeune âge : la voiture, l’alcool, les filles, la petite délinquance et la drogue vont jalonner son parcours vers une fin tragique (surtout pour son oncle), prévisible puisque nous nous apercevons rapidement que Red est malade de la tuberculose, mais ne veut pas se soigner.

 

C’est un très bel hommage à la musique de cette époque qui est rendu ici par Clint Eastwood qui troque un temps son habit de dur pour endosser celui de Red Stovall, qui n’est certes pas un enfant de chœur mais ne possède pas pour autant la force de ses rôles antérieurs. Il est clair qu’on n’imaginait mal Eastwood dans un film musical, surtout avec un personnage aussi singulier. Pourtant, Red n’est pas loin des autres interprétés par l’acteur, traînant, malgré la présence de Whit, une solitude inéluctable.

Mais c’est quand la musique s’en mêle que le film gagne un côté magique : Eastwood ne chante pas trop mal, même si ce n’est pas son rayon, dit-il. Et puis il y a les autres, les vrais chanteurs qui font une apparition ou plus telle la formidable Linda Hopkins (Flossie) qui chante magnifiquement le blues, ou Marty Robbins (Smoky) qui interprète avec Eastwood/Red la chanson qui donne son titre au film. C’est d’ailleurs l’une des plus belles séquences du film – ma préférée en tout cas – qui voit Red aller jusqu’au bout de lui-même, se sachant irrémédiablement condamné, et malheureusement incapable de terminer.

 

Je terminerai en revenant sur John McIntire, dont c’est l’une des dernières apparitions sur grand écran (1) : il raconte l’ouverture du territoire cherokee à la colonisation en 1893. C’est un autre moment intense en émotion, et on pense à Cimarron (1960) qui raconte l’ouverture à la colonisation du territoire de ce même Oklahoma qu’il doit quitter, quatre ans plus tôt (1889).

Alors on n’est peut-être pas dans un western, mais ça y ressemble tout de même rudement…

 

(1) Il y apparaîtra encore deux fois.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Espionnage, #Clint Eastwood
Firefox (Clint Eastwood, 1982)

« Firefox » n’est pas seulement le nom d’un navigateur web. Il y a près de 40 ans – dans ce film – c’est le nom d’un avion furtif (1) construit par l’Union Soviétique : le MiG 31 (2).

Et comme nous sommes toujours pendant la Guerre froide, il est indispensable que l’Ouest acquière un tel engin, ou tout du moins en possède une réplique afin d’équilibrer les forces.

On fait alors appel à Mitchell Gant (Clint Eastwood), un vétéran du Vietnam pour se rendre à Moscou, puis pénétrer dans la base de Bilyarsk où sont entreposés les prototypes, et enfin – comme si cela ne suffisait pas – s’emparer d’un des deux avions pour le ramener à l’Ouest.

Rien que ça.

Et bien sûr, il y arrive.

 

On a connu Clint Eastwood plus inspiré. Firefox est un film d’action mâtiné d’espionnage plaisant mais pas non plus extraordinaire. Certes, Mitchell Gant est dans la lignée des héros eastwoodiens : un solitaire contre une société hostile, l’URSS. C’est d’ailleurs cette opposition qui est la plus intéressante du film, bien loin avant les prouesses aériennes de la dernière partie.

A l’époque de la sortie du film, cette même Union Soviétique est en bout de course et du mouvement va venir : Brejnev va disparaître en novembre de la même année, puis ce sera Andropov et enfin Tchernenko (3) qui vont le suivre en moins de trois ans.

Mais nous sommes toujours dans la période où le KGB règne et contrôle à longueur de journée et en quelque lieu que ce soit le peuple, à la recherche d’éventuels espions comme notre ami Gant.

Nous avons alors droit à des séquences qu’on pourrait qualifier de « stéréotypées » mettant en scène la surveillance de Gant à Moscou : suiveur, voiture noire…

Mais ces séquences sont l’occasion de retrouver Warren « Dim » Clarke (Pavel Upenskoy) dans un rôle positif (pour une fois) d’aide de Gant.

Parmi les têtes connues de l’époque (et encore maintenant), signalons la présence de Ronald Lacey (le professeurSemelovsky) – le nazi chauve dans Les Aventuriers de l’arche perdue – et surtout Kenneth « Piett » Colley qui interprète l’un des ennemis de Gant, le colonel Kontarsky. J’oubliais presque le grand Freddie Jones (Kenneth Aubrey).

 

Et à part ça ? Et bien pas grand chose. La séquence de vol est spectaculaire mais en quarante ans, on en a vu tellement d’autres qu’on peut se sentir un tantinet détaché, surtout que sur certains éléments, on a l’impression de retrouver Luke Skywalker à la surface de l’Etoile Noire…

Et puis il y a le Vietnam. C’est une séquence récurrente qui voit le jeune Gant capturé par les Vietnamiens avant l’intervention – meurtrière, cela va de soi – de deux avions qui enflamment la forêt à coups de napalm, tuant par la même occasion une petite fille qui s’était enfuie et qui vient maintenant hanter les rêves de notre héros.

Il y avait très certainement quelque chose à tirer de cet épisode, mais il reste au niveau anecdotique et n’apporte finalement pas grand-chose à l’intrigue, ni même au personnage : la résolution finale prévisible rendant cet élément caduc.

 

Dommage.

 

  1. Qui n’est pas repérable par un radar.
  2. L’avion dont s’inspire l’intrigue est le MiG 25.
  3. Le Premier Secrétaire, interprété par Stephan Schnabel, a un faux air du troisième.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Western, #Comédie, #Clint Eastwood
Bronco Billy (Clint Eastwood, 1980)

D’un côté, vous avez  Bronco Billy McCoy (Clint Eastwood) qui dirige le prestigieux Bronco Billy Wild West Show, allant de ville en ville montrer un spectacle fabuleux où s’enchaînent des numéros prestigieux de lasso, danse indienne du serpent  et autres tirs de précisions.

De l’autre, vous avez la jeune (et belle) héritière Antoinette Lily (Sondra Locke) qui se marie en Idaho avec le veule John Arlington (Geoffrey Lewis) pour jouir – enfin – de la fortune de son père : le lendemain de la « nuit de noces », Arlington s’enfuit avec les possessions de sa femme, la laissant seule et désemparée au milieu de nulle part (1).

C’est exactement là que se produit le Wild West Show qui vient de prendre une nouvelle assistante : Antoinette va alors être embauchée temporairement par ce cirque ambulant, jusqu’à la prochaine grande ville.

 

Il y a dans le cinéma de Clint Eastwood une grande proportion de personnages solitaires, voire marginalisés qui se rencontrent et font même un bout de chemin ensemble. Et Bronco Billy n’échappe pas à cette règle, les deux rôles vedettes en étant une très belle illustration.

On retrouve d’ailleurs le même duo en tête d’affiche que dans son film précédent (The Gauntlet) ainsi que Bill McKinney dans le rôle de « Lefty » (2) LeBow, ou encore William Prince (Edgar Lipton, avocat peu scrupuleux) Dan Vadis (Chief Big Eagle) et d’autres habitués des tournages avec Eastwood, qu’il soit derrière ou devant la caméra…

 

Et à nouveau cette solitude implique un manque de réussite, voire un aspect un tantinet minable des personnages. Certes, le personnage de Sondra Locke est beaucoup plus honorable que celui de Gus Mally (The Gauntlet), mais il n’est pas empreint d’échec : ce n’est plus une jeune fille et malgré ses différents appas (physiques et financiers) elle est toujours seule. De plus son mariage est mort-né ce qui n’améliore pas vraiment sa solitude.

De son côté, Bronco Billy n’est pas aussi formidable que le personnage qu’il interprète pendant son show, véritable idole des enfants petits et grands. Mais il possède malgré tout une générosité et un charisme qui ne peuvent que le faire aimer : malgré la situation financière désastreuse du show, ses compagnons continuent de le suivre à travers cet Amérique profonde où les grandes villes ne sont pas légion.

 

Il faut dire que ces compagnons somme toute truculents sont eux aussi des solitaires, recueillis par ce cowboy de foire : en rupture de ban pour la plupart, il ne leur restait pas beaucoup de choix d’activité, les (ex-)criminels n’étant pas souvent bien acceptés dans la société, qu’elle soit américaine ou d’ailleurs.

Et c’est dans ce show que tous ces personnages se révèlent et donnent le meilleur d’eux-mêmes, ce meilleur se bonifiant avec le temps : comme le dit Running Water (Sierra Pecheur), dans le show, on est ce qu’on désire. (3)

 

Bref, un film à la croisée du western – à cause du show – et de la comédie douce-amère où pendant un moment, des solitudes s’associent et apportent un petit bout de rêve à des spectateurs qui n’attendent que cela. Un dernier répit avant de plonger dans la société des années 1980 avec ses deux mandats présidentiels d’un autre ancien cowboy, où des gens comme Bronco Billy n’auront certainement pas leur place.

 

  1. Je n’ai aucune acrimonie contre les habitants de l’Idaho, il se trouve que l’endroit où se déroule la séquence est franchement perdu.
  2. Il est « le gaucher », sa main droite étant remplacé par un crochet.
  3. Je vous laisse découvrir qui était réellement Bronco Billy avant…

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