Vous vous souvenez de Jim (Cillian Murphy) et Selena (Naomie Harris) et cette histoire de virus (28 Jours plus tard, 2002) ?
C’est au tour de Don (Robert « Begbie » Carlyle) et sa femme Alice (Catherine McCormack) d’être les victimes de ces espèces de zombies modernes, dans leur retraite campagnarde, pendant que leurs enfants – Tammy (Imogen Poots) et Andy (Mackintosh Muggleton) sont éloignés.
Don réussit à s’enfuir, laissant son épouse se faire infecter et donc passer du côté obscur des zombies.
Alors, quand les enfants reviennent et sont accueillis par leur seul père, ils sont déçus. Profitant d’une faiblesse dans la surveillance, les deux enfants retournent dans leur ancienne maison. Et là, ô surprise : Alice est là. Et elle semble tout à fait normale !
Bien entendu, elle porte en elle le virus et le cauchemar va reprendre.
C’est donc une suite, sans en être une puisque nous ne retrouvons personne du premier opus. Et surtout, Danny Boyle a laissé la barre à Juan Carlos Fresnadillo, qui a aussi participé au scénario. C’est tout aussi efficace que le premier film, mais, à l’instar de nombreuses séries de films, on y perd en qualité. Pas beaucoup, peut-être, mais assez pour regretter Boyle.
En effet, la différence réside essentiellement dans le traitement des infectés. Alors que Boyle les traitait avant tout en personnes humaines, Fresnadillo les considère uniquement comme des monstres : le virus fait immédiatement effet et les conséquences sont aussi rapides que spectaculaires et surtout sanglantes. Et c’est ce dernier aspect qui a tendance à prendre le pas sur le reste.
Mais malgré tout, le film se tient et on a un plaisir un tantinet morbide à regarder cette suite horrifique. S’il n’y a plus le côté découverte du premier film, on y trouve tout de même un autre intérêt : le rôle des militaires.
Ce sont les véritables maîtres du monde concerné : ce sont eux qui installent les rescapés (non infectés) dans un quartier officiellement sécurisé. Mais les humains étant ce qu’ils sont, et les règlements faits pour être enfreints, ce qui semblait une situation protégée devient un nouveau lieu d’horreur. Et cette famille centrale de l’intrigue devient, à plusieurs niveaux, l’instrument du destin inéluctable : le retour du virus.
C’est donc là qu’interviennent pleinement les militaires !
Comment ? En faisant ce pourquoi ils (se) sont engagés : tuer. Et ce, en deux phases :
- Des tireurs d’élite (les fameux snipers) qui sélectionnent avec beaucoup d’attention leurs cibles (les infectés) ;
- Quand il n’est plus possible de distinguer qui est sain et qui ne l’est pas, on retrouve les vieux réflexes militaires de base : ils tirent dans le tas, sans aucune distinction, jusqu’à extermination totale des protagonistes.
Mais, malgré tout, Fresnadillo laissent une fenêtre d’espoir dans ce corps soldatesque : Scarlet (Rose Byrne) et surtout Doyle (Jeremy « Hawkeye » Renner). Tous deux font partie du corps militaire mais chacun, à sa manière a déserté : Scarlet malgré elle dans la cohue qui a suivi le retour du virus, et Doyle parce qu’il ne pouvait plus tirer au hasard, surtout avec la présence d’un enfant.
Les autres, par contre, ne s’embarrassent pas de détail !
Au final, malgré les réserves énoncées plus haut, ce film est une bonne suite du premier, développant un autre aspect entrevu brièvement lors de l’épisode précédent : comment une famille réagit face à cette calamité.
Et, décidément, Robert Carlyle sait tout faire !
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