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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

gary ross

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Casse, #Gangsters, #Gary Ross, #Steven Soderbergh
Ocean's Eight (Gary Ross, 2018)

Danny Ocean (George Clooney) n’est plus. Sa sœur Debbie (Sandra Bullock) va se recueillir près de son columbarium alors qu’elle sort après 5 années de prison.

Et tout comme son frère au début de la trilogie de Steven Soderbergh (1), elle a déjà songé à son coup suivant. Il faut dire que son désœuvrement forcé y fut pour beaucoup.

Alors avec l’aide de si antres jeunes femmes, elle va monter un coup fumant : le vol du Toussaint, une rivière de diamant estimée à près de 150 millions de dollars.

Et comme son frère, elle va réussir son coup.

 

Vous excuserez cette révélation, mais je ne pense pas violer un secret d’état en annonçant que le coup va marcher : c’est ce que nous sommes venus voir, et comme toujours dans ces cas-là, c’est le comment du coup qui est le plus intéressant.

Et Gary Ross reprend la formule qui réussit à Soderbergh, élaborant en plus le scénario avec Olivia Milch.

 

Il était un peu osé de s’attaquer à la trilogie antérieure sans prendre un risque : celui de filmer une resucée, voire un digest des trois films. Et On ne peut s’empêcher tout de même » d’y penser, surtout que Ross a fait appel à Elliott Gould (Reuben) qui apparaît dans la séquence de columbarium.

Un autre membre des 11, 12 et 13 est aussi présent dans le film, et je vous laisserai le découvrir, afin de ne pas non plus tout vous dévoiler.

 

Quoi qu’il en soit, on passe un bon moment avec toutes ces femmes peu communes, chacune experte dans son domaine : informatique (« Nine Ball » / Rihanna), pickpocket (Constance / Awkwafina), DRH (Tammy / Sarah Paulson), orfèvrerie (Amita / Mindy Kaling). Sans oublier la direction des opérations supervisée par Debbie et Lou (Cate Blanchett), ni la formidable styliste (Rose Weil / Helena Bonham Carter).

Ca manque d’hommes pourrait-on dire, mais ce n’est absolument pas mon avis, même s’il en faut tout de même : le bellâtre Claude Becker (Richard « Thorin Oakenshield » Armiutage), ex-escroc mâtiné d’une bonne dose de rouerie ; et James Corden en expert d’assurance, sorte de membre – malgré lui – de la famille Ocean.

Quoi qu’il en soit, à 8 (2), elles sont tout de même beaucoup plus efficaces que les 11, 12 ou 3 ci-dessus mentionnés.

 

Et tout comme chez Soderbergh, nous avons droit à une sorte de basculement final qui permet de remplir les éventuels trous du plan (ou/et du scénario).

On s’amuse beaucoup de ce casse très habile, mais on peut tout de même faire quelques reproches à ce côté déjà vu qui baigne toute l’opération.

Et heureusement pour nous, les différentes interprètes sont à la hauteur, et qui plus est très jolies, ce qui ne gâte rien.

 

Tout de même.

On a du mal à accepter que Danny Ocean soit mort à 53 ans…

 

 

  1. Qui produit le film.
  2. Cherchez-là.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Anticipation, #Gary Ross
Hunger Games (Gary Ross, 2012)

« Tous les neuf ans, sept jeunes garçons et sept jeunes filles [d’Athènes] étaient envoyés en sacrifice en Crète, en expiation du meurtre d'Androgée, fils de Minos […] » (Apollodore – Ier ou IIème siècle avant JC)

 

District 12, beaucoup plus tard.

Quand ? On ne sait pas. Après la guerre, la mondiale : totale, nucléaire, destructrice et tout le toutim.

Un système dictatorial, autoritaire. Des gens parqués par district, du 1 au 12, le 12 étant le plus bas. Dans l’échelle sociale. Des mineurs : tellement bas qu’ils vont au plus profond de la terre pour ramener les richesses que les autres consommeront.

Et puis il y a le tribut. Deux jeunes gens qui auront le plaisir d’aller mourir pour l’amusement de tous, gladiateurs d’une ère moderne, dont l’arène est un microcosme naturel hostile.

 

Vous prenez plusieurs films et vous les synthétisez en un. Et vous épicez le tout d’un zeste de Koh-Lanta, et vous avez Hunger Games : Ben Hur et Spartacus pour l’aspect jeux du cirque, 1984 pour le cadre de vie en district 12, Brazil pour les gens de la haute, et bien entendu, Les Chasses du Comte Zaroff pour l’intrigue principale, sans oublier le clin d’œil à Highlander : « il ne peut en rester qu’un ».

 

Les Hunger Games (« jeux de la faim », mais de quelle faim parle-t-on ?) sont donc des jeux du cirque modernes, où chaque participant salue la foule avant de mourir, comme le faisaient si bien les gladiateurs du monde romain (« morituri te salutant… »). Mais de cette modernité ne nous est proposée que le monde qu’on pourrait qualifier d’aristocratique (ou des Alphas, si vous préférez Huxley). Les habitants du district 12 n’ont rien de moderne. Au contraire, ce sont des gens qui semblent coincés dans les années 1940 du fait de leurs tenues. Alors que les « aristos » des districts supérieurs semblent franchement s’être échappés du Brazil de Terry Gilliam : coiffures et tenues sont très parlants. Il est incongru alors de voir débarquer dans cet univers plutôt « rétro » des soldats en uniformes qui semblent sortis de Soleil vert. [Le mobilier des appartements des « tributs » aussi semble lui aussi sorti de ce même film…]

 

Et pour diriger tout ça, un grand chef. Appelez-le comme vous voulez – Lider Maximo, Duce, Führer – mais ici, il s’appelle Coriolanus (tiens, tiens, on parlait de Rome plus tôt) Snow (Donald Sutherland). C’est un bon patriarche à la barbe fleurie, la figure emblématique du bon vieux papa gâteau rassurant. Sauf qu’il est tout sauf rassurant. Et que ses jeux sont tout saufs francs. Car, ne l’oublions pas, à l’instar de n’importe quel émission de « télé-réalité », il n’y a que le spectateur qui ne sait pas que c’est truqué. Mais alors que ce qu’on peut regarder sur nos propres télés est plus ou moins bon enfant, ici, les perdants sont définitivement éliminés.

 

Ca vous rappelle quelque chose ? Oui, moi aussi, j’ai pensé au film de Boisset : Le Prix du danger. Dans ce film, un concurrent (Gérard Lanvin) se rendait compte qu’il n’avait aucune chance de s’en sortir, que le candidat n’était que le jouet des producteurs. Il en va de même ici. Sauf que le nombre de décès prématuré est plus important.

Mais nous sommes bien dans une sorte de télé-réalité, où les caméras sont omniprésentes et influent sur le sort des jeux. Et le réalisateur lui-même use de caméras à l’épaule pour nous emmener au cœur de l’action, dans un but de réalisme absolu.

Certes, c’est adapté d’une saga romanesque, mais les références demeurent. Et plusieurs

Et si nous sommes dans une saga de plusieurs tomes (3), alors une suite est inévitable. Quelques éléments sont mis en place pour nous annoncer cette suite : soulèvement au district 11, par exemple. Il doit bien y avoir une raison d’avoir inséré cette séquence…

 

L’année suivante, sortait Hunger Games : L’Embrasement.

Mais ceci est une autre histoire.

Enfin, la même, mais la suite.

Enfin, vous voyez, quoi…

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