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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

james bond

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Espionnage, #James Bond, #Cary Joji Fukunaga
Mourir peut attendre (No Time to die - Cary Joji Fukunaga, 2021)

Dernier avatar de Daniel Craig en James Bond, il l’est dans l’intrigue et dans les faits (1) : on n’a plus de nouvelle depuis…

Si l’arrivée de Daniel Craig a redonné un nouvel élan à la série, on remarquera aussi que ce dernier opus ne laisse aucun doute quant à ses adieux définitifs. On y retrouve tous les personnages emblématiques : Moneypenny (Naomie Harris) M (Ralph Fiennes), Q (Ben Wishaw), Felix Leiter (Jeffrey Wright) et bien sûr l’infâme Blofeld (Christoph Waltz), archétype du méchant de la série.

 

Cette (dernière) fois-ci, Bond doit sauver le monde d’une arme implacable et terrifiante : un virus artificiel qui ne tue que le possesseur d’une ADN particulière… Mais si Blofeld est bien là, ce n’est pas lui qui le fait : il est interné. Par contre, il se retrouve lui-même cible de cette curieuse arme de destruction (très) massive. Le super méchant, ici, c’est Lyutsifer Safin (Rami « Freddie » Malek), dont les consonances de son prénom ne sont pas inopinées : c’est un personnage franchement diabolique.

Mais heureusement, Bond va une dernière fois sauver le monde, avant de disparaître. Oui, Bond disparaît à la fin, mais pour une raison très honorable, ou « comment quitter la scène avec élégance ».

 

Et Cary Joji Fukunaga réussit cette sortie de scène de l’agent secret le plus célèbre du monde avec beaucoup de brio. Il faut dire qu’il a coécrit le scénario ce qui aide beaucoup dans la réalisation d’un film. Bien sûr, on a droit aux éléments du cahier des charges (humour british, poursuites en voiture, jolies femmes et armes à feu) mais avec parfois quelques variantes comme la réplique attendue « My name is Bond, James Bond » : comme dans la première interprétation de Daniel Craig (Casino Royal), c’est cette réplique qui conclut le film, histoire de bien faire comprendre qu’il en a terminé avec le MI6. Et en plus, ce n’est pas lui qui la dit : normal, il est mort (1).

 

Mais ce dernier film est aussi la fin d’une série et Fukunaga s’en amuse, truffant ses images et autres répliques d’emprunts aux autres films. Bien sûr, son rapport avec Madeleine (Léa Seydoux) n’est pas sans rappeler celui qu’il entretint avec Tracy (Diana Rigg dans Her Majesty’s secret Service) : outre la chanson finale (par Louis Armstrong), la réplique « We have all the time in the world » est mentionnée deux fois.

Autre clin d’œil à la série :, Bond est dans un tunnel de forme arrondie quand il se tourne vers nous et abat un homme… Comme dans le générique d’introduction !

 

Bref, ce dernier opus (en attendant le suivant) est un véritable régal pour les amateurs de la série (dont je suis), et Daniel Craig, même s’il est lui aussi rattrapé par son âge comme ses aînés avant lui, réussit sa sortie du rôle, mentionnant lui-même qu’il n’est plus un jeune premier.

Et même si Bond meurt, 007 survit : c’est Lashana Lynch qui l’interprète et son personnage – Nomi – a récupéré son matricule. Comme le lui dit James : « c’est juste un numéro. »

 

PS : J’oubliais, on a droit à des représentations peintes des M qui ont marqué la série avant Mallory… Bref, il ne manque que Desmond Llewellyn (Q) et Lois Maxwell (Miss Moneypenny historique) ! 

 

  1. Curieusement, La toute dernière annonce du film nous indique que James Bond va revenir !

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #James Bond, #Espionnage, #Sam Mendes
Skyfall (Sam Mendes, 2012)

Saviez-vous que la mère de James Bond (Daniel Craig) s’appelait Monique Delacroix ?

C’est en tout cas l’une des informations de cet énième épisode (1) de l’agent secret le plus célèbre au monde, puisque Skyfall désigne l’endroit où James a grandi et où ses parents ont été enterrés. C’est d’ailleurs là que se situe l’affrontement final avec le super méchant de service : Raoul Silva (Javier Bardem). Parce que nous avons affaire à un méchant patenté, l’un de ces personnages qui font – comme disait Hitchcock – le succès du film.

Mais reprenons.

 

James Bond est mort. Encore.

James Bond était à Istanbul pour tenter de récupérer une liste d’agents sur le point d’être démasqués. Malheureusement, il a été abattu par sa coéquipière, une jeune femme très belle (comme d’habitude) qui répond au doux prénom d’Eve (Naomie Harris). Suite à ce faux pas et avec l’annonce de la disparition du super agent, M (Judi Dench) se retrouve sur la sellette.

Mais bien sûr, Bond n’est pas mort et quand il apprend que le siège du MI6 (Vauxhall) a été attaqué, il se fait connaître et reprend du service.

Sa mission : protéger M et surtout mettre hors d’état de nuire Silva avant qu’il s’en prenne à sa cheffe.

 

Après l’intermède Quantum of Solace, les scénaristes ont décidé de reprendre la base de Casino Royale : une remise à zéro des aventures de l’espion. Alors que ce 21éme épisode nous montrait comment Bond a acquis sa licence 00, ce nouvel opus installe de nouveaux éléments qui vont peupler l’environnement de ce personnage hautement singulier. C’est tout d’abord l’apparition du Quatermaster, appelé plus simplement Q (Ben Whishaw), et qui est – pour une fois – très jeune, mais comme ses illustres prédécesseurs ne craint qu’une chose : que Bond ne ramène pas le matériel entier. Et comme ses prédécesseurs, sa semonce restera lettre morte puisque Bond ne ramènera que l’émetteur radio…

 

Autre personnage qui fait son apparition : Eve. Il faut attendre la fin du film pour savoir quel est le nom de famille de cette personne, et si vous ne le savez pas encore, je vous conseille de passer au paragraphe suivant. Elle ne s’appelle plus Jane comme l’avait conçu Ian Fleming, mais bien Eve et n’est autre que Moneypenny. Certains ont été choqués par cette révélation (2) parce qu’ils ne l’imaginaient pas sur le terrain. Pourtant, l’intrigue (très) bien ficelée de Neal Purvis, Robert Wade et John Logan nous éclaire sur son passé et surtout le contexte dans lequel elle entre au service de M. Mais pas le M qu’on connaît parce que « Ma’am » meurt (hélas) dans cette nouvelle aventure : le monde a changé et surtout elle a vieilli, n’ayant peut-être plus les mêmes réflexes. Par contre, elle demeure une grande admiratrice de son agent exécré préféré, comme le suggère leur relation tellement british. Le nouveau M est une vieille connaissance des spectateurs puisqu’il s’agit du grand Ralph « Voldemort » Fiennes, mais on ne l’apprendra, là aussi, qu’à la fin.

 

[Je retrouve donc ceux qui ne voulaient pas savoir l’intrigue.]

Sam Mendes réalise ici l’une des plus belles aventures de James Bond, dosant avec le juste équilibre les différents éléments qui ont fait le succès de la série : action, spectacle, humour et jolies femmes, ainsi qu’une part personnelle plus grande dans le personnage de Bond. Son passé est non seulement mentionné et mais aussi revisité lors de la dernière séquence d’action.

Cette séquence porte d’ailleurs la marque du chef opérateur Roger Deakins qui retrouve pour la troisième fois Mendes. C’est une séquence où l’action est bien sûre omniprésente, mais les différentes bombes incendiaires et autres explosions donnent un éclairage de toute beauté à ce grand moment d’explication. C’est un jeu d’ombres et de lumière magnifique. Encore une fois.

 

Bref, un nouvel opus à placer dans les tout meilleurs de la série, avec, comme conclusion de cette remise à zéro des aventures deux éléments pour l’asseoir définitivement : la réapparition de l’Aston Martin DB5 et la séquence finale au bureau, avec l’indispensable perroquet (3).

Avec la destruction du véhicule et la mort de M/Judi Dench, c’est l’ancien Bond qui disparaît : il n’y a plus de lien avec les autres épisodes, si ce n’est Bond lui-même. Et le final au bureau de Moneypenny, c’est le véritable signe du renouveau des aventures de Bond.

 

Alors, prêt (à nouveau) à sauver le monde ?

 

  1. le 23ème des productions EON, les seules « habilitées » à traiter des aventures du héros.
  2. Et d’autres encore plus parce qu’elle était noire. Comme si Moneypenny devait avoir une couleur de peau attitrée !
  3. Celui où James/Sean Connery lançait son chapeau.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Espionnage, #James Bond, #Marc Forster
Quantum of Solace (Marc Forster, 2008)

Le nouveau James Bond (Daniel Craig) est de retour ! Encore.

Nous sommes très peu de temps après Casino Royale, et tout commence sur les chapeaux de roues, celles de la voiture de Bond, poursuivi par de sempiternels méchants. Nous sommes encore en Italie et c’et à Siennes que va commencer réellement cette nouvelle aventure, qui nous emmènera dans le désert Bolivien après Haïti et l’Autriche.

Bref, Bond est toujours aussi international et sa mission reste la même : sauver le monde (libre ?). Son adversaire du jour : Dominic Greene (Mathieu Amalric), un philanthrope bien singulier, faiseur et défaiseur de régimes politiques pas toujours bien fréquentables…

 

Après un premier opus formidable, le nouveau James Bond nous revient… Dans une intrigue qui n’est pas sans rappeler les vieilles recettes. Certes, le S.P.E.C.T.R.E. plane au-dessus de toutes se péripéties (on ne sait pas encore de quoi retourne cette organisation), ce qui et bien normal au vu de cet acronyme. Mais à force de se comporter comme son appellation, cette organisation se dilue au cours du film, jusqu’à disparaître : il faudra attendre un prochain film pour la retrouver. Pourtant, tout commençait bien avec une scène d’introduction musclée et spectaculaire et donc la mention d’un groupuscule criminel très bien organisé. Mais dès l’apparition de Camille (la belle Olga Kurylenko), l’intrigue bifurque vers une histoire somme toute plus convenue, sans véritablement se distinguer de ce qu’on a déjà vu avant Daniel Craig.

 

Certes, on retrouve quelques ingrédients de l’épisode précédent dont les rapports avec M (Judi Dench), mais il y manque tout de même le souffle de fraîcheur qu’avait apporté martin Campbell deux ans plus tôt. Et on a beau y retrouver Felix Leiter (Jeffrey White) ou Mathis (Giancarlo Giannini), difficile d’entrer dans cette intrigue qui mêle – pas toujours avec bonheur – des thèmes comme l’écologie, le crime et la vengeance. Ce dernier thème étant un tantinet déplacé quand on sait que c’est notre espion préféré qui en est assoiffé (1) : même quand Bond/Lazenby avait perdu Teresa (Diana Rigg), il n’y a pas eu ce genre de manifestation vengeresse. Pourtant, Blofeld (Telly Savalas) était un sacré adversaire.

 

Alors on regarde, en regrettant que le ton et la nouveauté (2) qui avaient fait la force et le charme de Casino Royale aient été abandonnés pour laisser plus de place à l’action. C’est bien léché, mais on attendait mieux (enfin moi, oui).

Le mieux sera là la fois suivante, avec Sam Mendes aux commandes. Mais ceci est, vous vous en doutez, une autre histoire.

Et un autre film.

 

  1. La mort de Vespa (Eva Green), la dernière fois, à laissé des traces.
  2. Est-ce bien une nouveauté quand on reprend une histoire au début ?

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Espionnage, #James Bond, #Martin Campbell
Casino Royale (Martin Campbell, 2006)

Et de 6 !

Après Sean Connery (six films), George Lazenby (un film), Roger Moore (sept films), Timothy Dalton (deux films) et Pierce Brosnan (quatre films), voici le nouveau venu dans la série d’EON: Daniel Craig.

On pouvait croire avoir tout vu de cette série, surtout après le battage festif autour du dernier opus quatre ans plus tôt, résumé ainsi : quarante ans, vingt films.

On se doute bien qu’EON ne pouvait en rester là, et sur l’idée de relancer la série en reprenant à l’origine, on engagea un acteur plus jeune (Pierce Brosnan avait passé les 50 ans).

 

 James Bond, quand le film commence, est un jeune agent du MI6 qui n’a pas encore l’appellation « double zéro ». Mais suite à l’exécution de deux personnes, il gagne ses galons et devient celui que nous connaissons tous sous le pseudonyme de 007.

Sa mission – qu’il accepte toujours – est de mettre fin à un trafic d’armes dont un des organisateurs se fait appeler Le Chiffre (Madds Mikkelsen), spécialiste des mathématiques et immense joueur de poker.

Pour l’aider dans ses aventures, le MI6 met à sa disposition une jeune femme (superbe) mystérieuse : Vesper Lynd (Eva Green).

 

C’est un véritable coup de fraîcheur qui débarque sur les écrans avec cette nouvelle ( ?) aventure de l’espion le plus célèbre (1) du Septième Art. Mais il reste tout de même un lien avec les aventures précédentes : l’immuable M (Dame Judi Dench) (2).

Mais c’est tout : ni Q, ni Moneypenny pour une pause humoristique ! L’intrigue est resserrée sur la mission, et seules de rares occasions permettent un sourire, l’humour british étant limité au minimum.

Et ce n’est pas si gênant qu’on aurait pu le croire, les traits comiques ayant tendance à se systématiser dans les derniers opus (3). Et au bout du compte, ce recadrage un tantinet plus sérieux ne nuit pas au film.

 

Pour le reste, nous retrouvons les ingrédients qui ont fait le charme et la réputation de la série : jolies femmes (indispensable), tables de jeu (deux), voitures de luxe (dont une Aston Martin) ainsi l’éternel Martini-vodka dont la préparation est le cadet des soucis de notre ami James quand il le demande !

Sans oublier la réplique inévitable : « My/the name is Bond. James Bond. »

Bien entendu, nous avons droit à des scènes d’actions musclées et spectaculaires, et une partie de poker « hold’em » d’anthologie où s’affrontent deux esprits supérieurs dont l’un d’eux est un formidable mauvais perdant.

 

Au final, c’est un très bon retour de notre agent secret préféré (1), dirigé par un spécialiste des films d’action et qui avait déjà fait ses preuves dans la série avec GoldenEye, servi par un montage qui donne un équilibre entre les scènes d’actions intenses et les pauses indispensables, sans pour autant être des séquences sans relief – la tension de la partie de cartes en est une belle illustration.

 

James Bond est de retour et pas seulement aux origines !

 

  1. Après Austin Powers, bien sûr…
  2. Il y a une relation très particulière entre ces deux personnages, comme on avait pu le voir depuis que M était devenue une femme, mais qui est renforcée par le regard tellement bleu de Daniel Craig.
  3. Cela ne m’empêche pas de considérer Pierce Brosnan comme un James fort acceptable.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Espionnage, #James Bond, #Lee Tamahori
Meurs un autre Jour (Die another Day - Lee Tamahori, 2002)

Infatigable, inusable (encore que), insurpassable, voici à nouveau le grand James Bond (Pierce Brosnan) qui nous revient pour un film qui est un repère sur beaucoup de points.

Tout d’abord, c’est le vingtième de la franchise officielle (EON), et il sort 40 ans après le premier opus, Doctor No.

C’est le film qui voit le remplacement de l’ancien Q (Desmond Llewelyn) par le nouveau (John Cleese) qu’on avait déjà aperçu dans l’épisode précédent.

Et enfin, c’est la dernière apparition de Perce Brosnan dans le rôle de l’agent secret : il sera remplacé par Daniel Craig quatre ans plus tard.

 

Et cette dernière information semble la plus importante : James Bond est à nouveau rattrapé par son âge (quarante ans de bons et loyaux services) ou plutôt celui de son interprète (Pierce Brosnan a 49 ans quand sort le film) même si celui-ci n’est pas aussi avancé que pour Roger Moore (1).

On peut presque se dire que Pierce Brosnan est arrivé au bout du rôle au vu de la première séquence. En effet, nous retrouvons Bond dans une première mission en Corée du Nord où il doit mettre un terme à un trafic d’armes orchestré par l’ignoble colonel Moon (Will Yun Lee). Mais si le spectacle est là – toujours aussi décoiffant – le sort est très différent des épisodes précédents : James Bond est démasqué et arrêté.

Torturé sans avoir révélé quoi que ce soit (2) il est échangé contre un autre affreux : Zao (Rick Yune).

Mais une chose est certaine : Bond a été trahi par quelqu’un du MI6.

 

Depuis la fin de la guerre froide, il semble plus difficile aux scénaristes de trouver des enjeux dignes de notre agent secret préféré. Encore une fois, on retrouve un puissant milliardaire à la tête d’activités en vue de la domination mondiale, avec en toile de fond le conflit coréen (larvé). Mais à nouveau, on peut regretter la disparition du conflit Est-Ouest voire celle du SPECTRE (3).

Quoi qu’il en soit, on s’amuse encore dans cette énième tentative (réussie) de sauver le monde du chaos nucléaire, et on sourit pendant ce vingtième film qui ne cesse de faire des clins d’œil aux précédents (4). Je ne citerai que l’apparition de la (très) belle Jinx (Halle Berry) qui n’est pas sans rappeler celle de Honey (Ursula Andress) dans Dr. No (encore !).

 

Pour le reste, c’est du James Bond : action spectaculaire, jolies femmes, conflit avec M (Judi Dench), relation tendue avec Q et bien sûr Moneypenny (Samantha Bond) qui semble être enfin arrivé à ses fins à propos de sa relation avec James, comme le montre l’avant-dernière séquence.

Mais avec le départ de Pierce Brosnan, une nouvelle page se tourne et comme je l’ai dit plus haut, tout va recommencer au début : nouveau James Bond, nouvelle Moneypenny (mais pas tout de suite) et intrigue plus originelle.

Et bien sûr, ceci est une autre histoire…

 

  1. Sir Roger allait sur 58 ans quand A View to a kill est sorti.
  2. Vous n’imaginiez pas qu’il allait se mettre à table, tout de même ?
  3. On comprend le retour de cette organisation dans l’opus suivant qui reprendra tout à zéro.
  4. Quarante ans, ça se fête !

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Espionnage, #James Bond, #Michael Apted, #Robert Carlyle
Le Monde ne suffit pas (The World is not enough - Michael Apted, 1999)

Et dire qu’on est passé à côté de Peter Jackson ou Joe Dante !

En effet, Barbara Broccoli, la fille d’Albert R., avait envisagé la présence de l’un ou de l’autre pour la réalisation de ce dix-neuvième opus des aventures de notre espion préféré (après Austin Powers, cela va sans dire…).

Mais c’est Michael Apted qui a décroché la timbale. Remarquez, on aurait pu avoir pire. Je ne donnerai pas de nom, il suffit d’aller voir dans la liste de ses prédécesseurs…

 

Donc James Bond (Pierce Brosnan) revient en pleine forme pour une nouvelle aventure, l’avant-dernière en ce qui concerne l’acteur, mais ceci est une autre histoire.
Enfin en pleine forme, c’est vite dit puisque  sa dernière mission lui a laissé une épaule endolorie et qui se révélera un sérieux handicap en pleine action, mais n’anticipons pas.

La nouvelle James Bond Girl – enfin l’une des deux – est à nouveau française : à Carole Bouquet (For your Eyes only) succède Sophie Marceau dans un rôle ambigu avant sa résolution.

Mais surtout, c’est ce film qui voit les adieux de Desmond Llewelyn à la série : il s’éclipse de manière tout à fait pertinente, come un vieil acteur qui quitte la scène sur une plateforme qui descend. Cet adieu est à double sens : Desmond Llewelyn participe ici à son dernier film puisqu’il meurt un petit peu plus d’un mois après la sortie du film dans un accident de voiture.

Son remplaçant n’est autre que le grand John Cleese (en talent et en taille) que Bond va surnommer « R » : normal, il vient après « Q ».

 

Pour le reste, on retrouve une histoire un tantinet convenue avec une histoire de suprématie économique qui passe par la domination pétrolière et pétrolifère, avec un tueur psychopathe qui a la particularité d’avoir une balle de révolver dans la tête et qui détruit petit à petit son système nerveux (Robert Carlyle). Ajoutez à cela la présence (ou le retour) de Robbie Coltrane (Zukowsky) qu’on avait déjà rencontré dans GoldenEye.

Mais dans l’ensemble, il ressort une impression de lassitude chez Pierce Brosnan qui, à son tour ne peut lutter contre le temps qui passe, même s’il n’a pas encore atteint l’âge canonique de Roger Moore qui gardera longtemps le record d’âge avancé de l’interprète de JB.

Notons tout de même que pour une fois le film fait la part belle à M (Judi Dench) qui nous montre qu’elle n’est pas arrivée à ce poste-là par hasard, ni par souci de compensation (1).

 

Autrement, et malgré une séquence d’introduction toujours aussi spectaculaire, c’est une aventure en demi-teinte, voire en sous-régime. Tous les ingrédients sont là mais on n’y retrouve pas spécialement la verve des plus grands épisodes.

Peut-être était-il temps de passer la main ?

 

Dommage.

 

(1) Ce qu’on appelle chez nous la « parité femme-homme ».

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Espionnage, #James Bond, #Roger Spottiswoode
Demain ne meurt jamais (Tomorrow never dies - Roger Spottiswoode, 1997)

Un avant GoldenEye (n°17 de la série), c’était Albert Saltzman qui disparaissait. Cette fois-ci, c’est Albert R. Broccoli qui s’en va, l’année avant la sortie de ce dix-huitième opus des aventures de notre agent secret préféré (1).

Et encore une fois, James Bond (Pierce Brosnan) nous revient en force, avec moult poursuites et situations périlleuses, sans oublier les jolies filles et bien sûr un méchant mégalomane et psychopathe (comme d’habitude, quoi) : Elliot Carver (Jonathan Pryce).

 

Cette fois-ci donc, le méchant est un tantinet différent des autres puisqu’il possède un empire médiatique – un tycoon, donc – et en use (et abuse) pour faire l’actualité, dans le but ultime de déclencher un cataclysme mondial dont il retirera tous les bénéfices.

Mais heureusement James Bond veille, et à l’aide de Wai Lin (Michelle Yeoh), des services secrets chinois, elle va déjouer cette lamentable tentative et, comme d’habitude, tout se terminera bien.

Par contre, à nouveau, c’est la façon dont il va y arriver qui retient notre attention, cette fin heureuse étant indissociable des différents éléments de la série.

 

C’est Roger Spottiswoode qui a la lourde tâche de mener à bien cette nouvelle histoire, et encore une fois, on constate que Spottiswoode ne fait pas spécialement dans la dentelle, mais il reste tout de même dans la verve des productions EON (2), renouvelant (un peu) les différentes poursuites. Il faut dire que lors du dernier opus, la poursuite en char d’assaut a laissé des marques : il n’est pas facile d’envisager un engin plus encombrant, alors Spottiswoode revient à la moto, avec les variations dues à l’attachement entre Bond et Lin du fait d’une paire de menottes les reliant. De plus, tout comme Clint Eastwood et Sondra Locke dans The Gauntlet, c’est un hélicoptère qui leur fait la chasse, créant un peu de remue-ménage à Saïgon.

L’autre poursuite (antérieure à celle-ci), concerne un véhicule plus traditionnel : une voiture. Mais la grande différence tient dans le fait que James n’est à aucun moment derrière le volant, couché qu’il est sur la banquette arrière et télécommandant grâce à son téléphone portable : déjà, en 1997, on pouvait (presque) tout faire avec un GSM (3)…

 

D’une manière générale, c’est une débauche de gadgets avec pourtant une courte apparition de l’ineffable Q (Desmond Llewelyn, qui fait ici son avant-dernière apparition au cinéma mais aussi dans ce rôle), qui a donc moins de temps pour pester contre Bond.

Et comme nous sommes en Orient, nous avons droit à une démonstration d’arts martiaux par Michelle Yeoh qui n’a rien à envier à Jackie Chan pour la maestria.

Et d’une manière générale, le film est très (trop ?) rythmé, ménageant très peu de temps morts, sans pour autant nous abreuver de plans consécutifs différents comme ce sera le cas quelques années plus tard au cinéma.

 

Alors oui, c’est spectaculaire, c’est efficace, Pierce Brosnan est un interprète décidément très bien choisi, et même la relation entre Moneypenny, Bond est M (Judi Dench) est savoureuse.

Mais malgré tout, c’est peut-être un peu trop, et on aurait peut-être pu avoir un peu plus de calme et de sérénité.

Mais ça, c’est un peu le péché mignon de Spottiswoode, qui se laisse facilement emporter par l’action, délaissant parfois des éléments plus subtils.

Mais ne boudons pas notre plaisir : l’objectif premier est de passer du bon temps et c’est bel et bien le cas ici.

 

PS : A noter la présence de Vincent Schiavelli, au physique particulier (4), dans le rôle du Dr. Kaufman qui n’est pas vraiment un disciple d’Hippocrate puisqu’il a tendance à faire mal plus qu’à soulager. Son entrevue avec James Bond est une séquence agréable dans ce maelstrom de péripéties.

 

  1. Après Austin Powers, cela va sans dire…
  2. Les propriétaires de la franchise.
  3. Comme disent nos amis Belges.
  4. Il était surnommé « l’Homme aux yeux tristes ».

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Espionnage, #James Bond, #Martin Campbell
GoldenEye (Martin Campbell, 1995)

Et de 5 !

Après six ans d’absence, il nous revient : James Bond est de retour et son nouvel interprète démarre sur les chapeaux de roue !

Tout commence alors que la Guerre Froide est encore en vigueur, pendant une mission en Union Soviétique avec un de ses collègues : 006, alias Alec Trevelyan (Sean « Boromir » Bean). Ce dernier est exécuté alors que Bond s’en sort, avant de faire un saut dans le temps et se rapprocher de notre époque (enfin plus celle des spectateurs de l’époque).

Années 90 oblige, c’est une intrigue post-Guerre Froide avec une grande part d’informatique bien que les effets spéciaux numériques ne soient pas encore d’actualité, ou tout du moins pas dans la forme qu’on leur connaît.

 

Six ans d’attente ! Les fans n’en pouvaient plus, alors quand Pierce « Remington Steele » (1) Brosnan fait son apparition sur l’écran, c’est la délivrance.

James Bond est vraiment de retour et on retrouve en plous des mécanismes habituels, un personnage beaucoup plus intéressant que ses deux derniers prédécesseurs, redonnant un second souffle à la franchise et campant un Bond des plus convaincants.

Mais ce n’est pas que pour Pierce Brosnan que c’est une première. En effet, parmi les James Bond Girls (elles sont 3), on découvre une ex-mannequin qui va bientôt prendre son envol : Famke « Jean Grey » Janssen, dans le rôle de Xenia Sergeyevna Onatopp, une ennemie sadomaso redoutable.

Et bien sûr, c’est le début de la fin de Sean Bean !

Pas la fin de son métier, mais la fin de ses personnages.

A partir de ce film qui le révèle, il va mourir de nombreuses fois de façon très spectaculaire, dans des productions qui ne le seront pas moins.

 

Mais revenons à notre héros.

Pierce Brosnan est un solide James Bond, encore jeune (il n’a que 42 ans quand le film sort), séduisant (cela va sans dire), et d’une efficacité tout aussi redoutable que ses prédécesseurs, sans oublier son côté british de bon aloi dans ce genre de film.

Bref, nous sommes repartis pour une dizaine d’années avec ce dernier avatar de l’espion le plus célèbre du cinéma – après Austin Powers, cela va sans dire (2).

Mais ce film marque aussi les débuts d’un nouveau M, cette personne qui dirige le MI6. Après l’inamovible Bernard Lee (1962-1979) et le furtif Robert Brown (1983-1989), c’est Dame Judi Dench qui prend la direction du service, amenant une véritable rupture dans le monde machiste de James Bond : c’est une femme. Et en plus, il n’a aucune chance de la séduire !

 

Pour le reste, nous sommes en territoire connu et tout se déroule comme prévu, James sauve une nouvelle fois le monde et séduit la jeune femme (la belle Izabella Scorupco) qui apportera sa pierre à l’édifice : c’est une programmeuse et James, sorti de la démonstration de force n’est pas toujours très efficace…

A noter encore la poursuite en voiture en deux temps : la première sur les hauteurs de Monaco avec Xenia, et la seconde à Saint-Pétersbourg entre la voiture du méchant Ourumov (Gottfried John) et un véhicule conduit par notre James qui n’est pas très courant dans ce genre de séquence. Je vous laisse découvrir, si ce n’est déjà fait.

On notera aussi l’apparition de Valentin Dmitriovich Zukovsky (Robbie Coltrane) qui reviendra dans une aventure ultérieure.

 

Je terminerai en disant que Martin Campbell réussit le pari d’EON : remettre James Bond au premier plan après quelques années de doute et de sous-régime. Il lance Pierce Brosnan comme il lancera le suivant, Daniel Craig quelques années plus tard.

Mais là encore, il s’agit d’une autre histoire.

 

  1. C’est parce qu’il interprétait le détective-cambrioleur que Pierce Brosnan ne succéda pas tout de suite à Roger Moore, laissant la place à Timothy Dalton.
  2. Peut-être pas, finalement…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Espionnage, #James Bond, #John Glen
Permis de tuer (License to kill - John Glen, 1989)

Après un épisode précédent un tantinet insipide, Timothy Dalton/James Bond revient deux ans plus tard dans une nouvelle aventure mêlant espionnage, jolies filles et scènes spectaculaires.

Fort des différentes critiques qui avaient pu émailler le film précédent, John Glen dirige pour la cinquième et dernière fois l’autre agent secret britannique le plus apprécié au monde (1).

On retrouve ici la marque James Bond dans une meilleure forme, avec un Timothy Dalton lui aussi aux taquets, donnant un visage plus réaliste de l’agent secret, et par conséquent beaucoup plus noir.

 

Ca commence plutôt bien puisque c’est le mariage de son vieux complice Felix Leiter (David Hedison qui avait déjà eu le rôle dans Live and let die en 1973). En plus, l’infâme trafiquant Franz Sanchez (Robert Davi) a été repéré alentour.

Après l’avoir arrêté et le mariage expédié, James retourne à son boulot. Sauf qu’entretemps le même  s’est évadé, qu’il a fait tuer la femme de Felix et que ce dernier est mutilé gravement.

C’est donc un combat à mort qui va se dérouler entre Bond et l’ignoble Sanchez.

 

Pour leurs adieux au personnage, John Glen et surtout Timothy Dalton nous offrent un spectacle de bonne facture, même si encore une fois, l’intrigue est prévisible.

Mais malgré tout, on s’amuse à voir toutes ces péripéties s’enchaîner sur un rythme soutenu sans être pour autant enivrant, et les deux James Bond Girls – le nombre a doublé depuis l’opus précédent – sont très jolies et pleines de ressources. Surtout Pam Bouvier/Kennedy (Carey Lowell qui a surtout tourné pour la télévision depuis), qui se pose en tenante du titre devant (la très belle aussi) Lupe (Talisa Soto), très habile de ses mains dans différentes situations…

 

Et puis il y a le méchant. Encore une fois, il doit être terrible pour assurer au film un  peu de succès : Robert Davi est ignoble à souhait, entouré de crapules loyales qui ne déparent pas auprès de lui. Bref, on a de quoi avoir un film intéressant, et il n’est pas question de bouder son plaisir.

Ca se bat donc dans les airs, sous la mer et même sur terre avec en prime une séquence de destruction finale – inévitable elle aussi – de haute qualité pyrotechnique.

Et comme c’est John Glen, on a droit à sa petite touche personnelle : ce sont à nouveau des pigeons qui sont sur le chemin de Bond. Où et comment, c’est à vous de le découvrir.

 

Bien sûr, on retrouve Q (Desmond Llewelyn), ainsi que Miss Moneypenny (Caroline Bliss) et M (Robert Brown qui fait lui aussi ses adieux à la série), bien que ces deux derniers soient plus là pour l’anecdote, leurs rôles étant limité au minimum et n’apportent pas grand-chose à l’intrigue.

Et une fois n’est pas coutume, Q se retrouve en première ligne, avec tout le plaisir (visible) que cela lui procure, sans oublier les jeunes femmes qu’il récupère dans le même temps…

 

Bref un épisode qui roule, où  tout le monde prend plaisir à participer et où finalement, on se dit que Timothy Dalton n’est pas si mal dans le rôle. Surtout qu’il est beaucoup plus jeune que son prédécesseur.

Seulement voilà, c’est son dernier épisode. Et le générique de fin a beau annoncer que Bond reviendra, il faudra attendre tout de même 6 ans !

 

Mais ceci est, bien sûr, une autre histoire.

 

(1) Le premier, c’est bien sûr Austin Powers… A moins que ce ne soit Johnny English !

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Espionnage, #James Bond, #John Glen
Tuer n'est pas jouer (The living Daylights - John Glen, 1987)

Et de 4 !

C’est au tour de Timothy Dalton d’endosser le rôle de l’agent secret le plus connu au monde (1) – après Austin Powers, cela va sans dire – pour une nouvelle aventure imaginée par Ian Fleming (2), se situant pour une grosse partie derrière le rideau de fer (Tchécoslovaquie, Afghanistan) et prend pour cadre la situation géopolitique faisant même référence aux mutations instaurées par Gorbatchev depuis son accession au à la tête du Soviet Suprême.

Pour le reste, on retrouve les personnages habituels – M (Robert Brown), Q (Desmond Llewelyn), le Ministre de l’Intérieur (Geoffrey Keen) et notre vieil ami Gogol (Walter Gotell).

James Bond n’est pas le seul à changer puisque Lois Maxwell, l’indéboulonnable (tiens, finalement, non) Moneypenny a été remplacée par la belle Caroline Bliss qui disparaîtra de la série en même temps que Dalton. Autre nouveau venu intérimaire, John Terry qui interprète le temps du film le célèbre (4) Felix Leiter de la CIA.

 

Adonc.

Après un épisode mouvementé en haut du Rocher (Gibraltar, pas Monaco), Bond se retrouve à Prague pour exfiltrer le général Koskov (Jeroen Krabbé) pour qui la vie en Union Soviétique devient de plus en plus risqué : notre ami James doit en plus le sauver d’un tireur isolé chargé de le tuer.

Sauf que ce tueur est une tueuse, qu’elle s’appelle Kara Milovy (Maryam D’Abo) et qu’elle est officiellement violoncelliste virtuose et accessoirement la petite amie de Koskov.

Bien sûr, James Bond ne va pas la tuer et elle finira avec lui…

 

Bien sûr, le battage autour du film concernait essentiellement le nouvel acteur pour interpréter 007. Pour mémoire, il est le prince Barin dans l’oubliable Flash Gordon (Mike Hodges, 1980), ou encore la voix du hérisson dans Toy Story 3 (Lee Unkrich, 2010).

Et on peut dire qu’il propose un Bond assez acceptable, toujours intéressé par les jolies femmes, le Martini-Vodka (3) et d’Aston Martin.

Son humour n’a pas beaucoup varié, même s’il est tout compte fait fort sage puisqu’il ne réussit pas à énerver Q : il écoute même sans triturer ce qui se trouve à portée de main.

 

Mais le grand changement de ton du film concerne l’une des occupations préférés de notre héros : les femmes (voir ci-dessus). Je devrai d’ailleurs dire la femme. EN effet, notre espion préféré, après une escapade au large de Gibraltar (dont on ne verra rien, comme de bien entendu, James se retrouve pendant tout le film avec la même jeune femme ! Certes, Maryam D’Abo est belle, mais on a tellement l’habitude de voir James sauter (5) sur tout ce qui porte cotillon (ou pas, d’ailleurs, un maillot de bain suffit souvent…), qu’on est étonné de ne le voir qu’avec une seule James Bond Girl. Même les deux jeunes femmes qui « l’enlèvent » en seront pour leurs frais puisqu’il décline – au final – leur invitation : de toute façon, il n’y avait rien de prévu dans le script pour elles, si ce n’est une (toute) petite intervention dans la séquence finale.

Mais on aurait dû s’en douter dès le générique : disparues les jeunes femmes peu (voire dé-) vêtues sur lesquelles glissent les noms des participants au tournage, elles portent toutes maillots de bain et autres accessoires un tantinet (mais pas beaucoup plus) puritains.

La raison de ce sursaut de pudibonderie ? D’aucuns disent que l’essor du SIDA à la même période aurait encouragé cette fidélité qui ne s’est pas vue depuis le magnifique Her Majesty’s Secret Service (Peter Hunt, 1969) mais dans ce cas-là, c’était pleinement justifié.

 

Je terminerai en vous disant qu’il s’agit du pénultième James Bond pour le réalisateur John Glen, qui nous gratifie à nouveau d’une de ses marques de fabrique – un élément étranger qui surprend Bond et surtout le spectateur pendant un moment de tension. De plus, si la grande roue de Viennes nous rappelle inévitablement Le troisième Homme (Carol Reed, 1948), Glen pousse un peu plus loin l’hommage par l’intermédiaire de l’infâme Necros (Andreas Wisniewski), homme de main du non moins infâme Koskov.

 

 

PS : encore une fois, notre ami le traducteur inconnu a fait des siennes et laissé libre cours à son imagination pour traduire The living Daylights – littéralement par « Lumière du jour » - en « tuer n’est pas jouer ». Et en plus, ce titre n’a rien d’original puisqu’il fut déjà utilisé pour un autre film américain, avec le même souci der respect de la traduction : I saw what you did (William Castle, 1965), ou « j’ai vu ce que tu as fait ». Bref, peut-on parler de paresse » intellectuelle ? Je vous laisse seuls juges.

 

  1. En quoi est-il donc secret si le monde entier le connaît ?
  2. Une nouvelle éponyme intitulée (en français) Bons Baisers de Berlin
  3. Au shaker, pas à la cuiller, cela va sans dire.
  4. encore un agent célèbre ? Décidément, l’espionnage n’est plus ce qu’il était…
  5. Hum...

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