Et de trois (1).
Axel est de retour, une dernière fois avec Eddie Murphy pour l’interpréter.
Et après Martin Brest et Tony Scott, c’est John Landis qui nous propose cette ultime aventure dans ce haut lieu d’aisance (2) californien.
Ce troisième opus de la franchise est assez particulier et les avis sont plutôt partagés quant à son intérêt, voire sa valeur.
Tout d’abord, le cahier des charges est respecté : un proche de Foley se fait tirer dessus et court se réfugier en Californie : doit-on en conclure que Beverly Hills est un repère de gens malhonnêtes ? Peut-être pas quand même.
Toujours est-il que le méchant cette fois-ci – Ellis Dewald (Timothy Carhart) – est particulièrement réussi, il est difficile de ne pas avoir envie d’entrer dans l’écran pour lui faire sa fête. De plus, ses partenaires – complices – sont absolument détestables ce qui n’enlève rien à l’intérêt de ce personnage.
Par contre, on peut déplorer l’absence de John Ashton dans le rôle de Taggart, comparse indispensable de Rosewood (Judge Reinhold), donnant à ce duo des allures rappellent Laurel & Hardy : un gros qui n’est jamais content avec un grand niais.
Le propos du film aussi a été adouci : alors que le second opus donnait une direction plus adulte avec des connotations sexuelles très marquées, ici, une seule véritable allusion à la chose, et rien d’autre.
Il n’y a pas non plus le même côté femme-objet (voir plus bas) des deux films précédents. Il n’y a d’ailleurs plus qu’une seule femme (!) avec un rôle pertinent : la belle Theresa Randle (Janice).
Enfin, il va y avoir une femme dans la vie d’Axel ! Et avec le recul, si une femme entre dans sa vie, il ne pourra plus travailler de la même façon : le concept de la franchise se termine, Axel Foley ne pourra plus être Axel Foley, n’en déplaise au projet d’un numéro 4.
D’’ailleurs, Foley n’est déjà plus le même que celui qu’on a connu : son côté baratineur a presque complètement disparu. Par contre, nous avons une réapparition : Serge (Bronson Pinchot), qui a abandonné les expressos avec « un zeste de citron » pour devenir représentant en armes. Mais pas n’importe quoi : du lourd, dans tous les sens du terme…
Cette séquence à la longueur un tantinet excessive se moque carrément d’une certaine façon de concevoir la publicité : on retrouve ces femmes-objets dans un contexte absolu. En effet, l’arme – absolue elle aussi – est utilisée par des mannequins ne portent qu’un maillot de bain, et se servent de cette arme avec les connotations freudiennes évidentes quand il s’agit de présenter un « gros flingue » !
On ne retrouve donc pas, dans ce cas-là, le côté racoleur des deux films précédents.
Pour le reste, c’est un film qui ne vieillit pas si mal que ça, comparé au précédent. Mon préféré restant tout de même le premier.
Après, les goûts et les couleurs…
- Et de trop ? Pas si sûr…
- Hum… Aisance financière, cela va sans dire. Encore que…
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