Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

john landis

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #John Landis, #Policier
Le Flic de Beverly Hills 3 (Beverly Hills Cop 3 - John Landis, 1994)

Et de trois (1).
Axel est de retour, une dernière fois avec Eddie Murphy pour l’interpréter.

Et après Martin Brest et Tony Scott, c’est John Landis qui nous propose cette ultime aventure dans ce haut lieu d’aisance (2) californien.

Ce troisième opus de la franchise est assez particulier et les avis sont plutôt partagés quant à son intérêt, voire sa valeur.

 

Tout d’abord, le cahier des charges est respecté : un proche de Foley se fait tirer dessus et court se réfugier en Californie : doit-on en conclure que Beverly Hills est un repère de gens malhonnêtes ? Peut-être pas quand même.

Toujours est-il que le méchant cette fois-ci – Ellis Dewald (Timothy Carhart) – est particulièrement réussi, il est difficile de ne pas avoir envie d’entrer dans l’écran pour lui faire sa fête. De plus, ses partenaires – complices – sont absolument détestables ce qui n’enlève rien à l’intérêt de ce personnage.

 

Par contre, on peut déplorer l’absence de John Ashton dans le rôle de Taggart, comparse indispensable de Rosewood (Judge Reinhold), donnant à ce duo des allures rappellent Laurel & Hardy : un gros qui n’est jamais content avec un grand niais.

Le propos du film aussi a été adouci : alors que le second opus donnait une direction plus adulte avec des connotations sexuelles très marquées, ici, une seule véritable allusion à la chose, et rien d’autre.

Il n’y a pas non plus le même côté femme-objet (voir plus bas) des deux films précédents. Il n’y a d’ailleurs plus qu’une seule femme (!) avec un rôle pertinent : la belle Theresa Randle (Janice).

Enfin, il va y avoir une femme dans la vie d’Axel ! Et avec le recul, si une femme entre dans sa vie, il ne pourra plus travailler de la même façon : le concept de la franchise se termine, Axel Foley ne pourra plus être Axel Foley, n’en déplaise au projet d’un numéro 4.

 

D’’ailleurs, Foley n’est déjà plus le même que celui qu’on a connu : son côté baratineur a presque complètement disparu. Par contre, nous avons une réapparition : Serge (Bronson Pinchot), qui a abandonné les expressos avec « un zeste de citron » pour devenir représentant en armes. Mais pas n’importe quoi : du lourd, dans tous les sens du terme…

Cette séquence à la longueur un tantinet excessive se moque carrément d’une certaine façon de concevoir la publicité : on retrouve ces femmes-objets dans un contexte absolu. En effet, l’arme – absolue elle aussi – est utilisée par des mannequins ne portent qu’un maillot de bain, et se servent de cette arme avec les connotations freudiennes évidentes quand il s’agit de présenter un « gros flingue » !

On ne retrouve donc pas, dans ce cas-là, le côté racoleur des deux films précédents.

 

Pour le reste,  c’est un film qui ne vieillit pas si mal que ça, comparé au précédent. Mon préféré restant tout de même le premier.

Après, les goûts et les couleurs…

 

 

  1. Et de trop ? Pas si sûr…
  2. Hum… Aisance financière, cela va sans dire. Encore que…

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #John Landis
The Blues Brothers (John Landis, 1980)

Complet noir.

Chapeau noir.

Lunettes noires.

Après avoir fait les beaux soirs du petit écran dans le Saturday Night Live, les Blues Brothers arrivent (enfin) sur grand écran, avec la complicité de John Landis à la réalisation.


C’est un festival d’humour et de musique avec de grands noms de la musique américaine, dont le vétéran Cab Calloway qu’on retrouve comme au temps du Cotton Club.

Si l’histoire est somme toute assez simple*, c’est la façon de la raconter qui est savoureuse.

En effet, c’est un véritable défilé de vedettes de la musique et de voitures, avec poursuites et attentats, chanteurs de country furieux et néonazis !

 

C’est un film qui, même s’il fut tourné à la fin des années 1970s, se laisse voir et revoir avec toujours le même plaisir. Le look Jake (John Belushi) et Elwood (Dan Aykroyd y est pour beaucoup de même que les personnages qui gravitent autour d’eux, amis ou ennemis.

Ce look caractéristique et atemporel ainsi que les chansons interprétées contribuent au fait que ce film vieillit très bien**.

 

On s’amuse des personnages un tantinet caricaturés voire  caricaturaux : la femme (Carrie Fisher) qui essaie à plusieurs reprise de tuer Jake ; le leader néonazi sans cesse ridiculisé et considéré comme un abruti (ce qu’il est, d’ailleurs) ; les Good ole Boys, une espèce de boys' band country magnifiquement ringards ; et bien entendu  ces deux frères d’orphelinat qui ne quittent (presque) jamais leurs lunettes noires, même la nuit !

Sans oublier de Ray Charles qui s’amuse de sa cécité pour notre plaisir, et l’immense Cab Calloway qui renaît dans sa tenue blanche en chantant Minnie the Moocher.

 

Et puis il y a une étincelle, un moment fugace mais riche en émotion quand Jake enlève ses lunettes pour regarder son ex petite amie : ce n’est plus un gros dur virile, il se montre tel qu’il est (ou presque), un gros nounours au regard triste, qu’il est absolument impossible de détester.

 

Alors savourons ce film, comme une friandise qu’on garde pour la bonne bouche, et vers laquelle on revient avec un même plaisir intact.

 

 

* Les deux frères doivent récupérer 5000 dollars pour sauver l’orphelinat dans lequel ils ont grandi.

** Peut-on en dire autant de la suite sortie presque vingt ans après ?

 

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #John Landis
Un Fauteuil pour deux (Trading Places - John Landis, 1983)

Pour Max

 

C'est avec l'ouverture des Noces de Figaro (de Mozart, bien sûr) que tout commence.

D'un côté, le monde des riches : belle maison, serviteur, petit déjeuner au lit ; de l'autre misère, ou si ce n'est pas ça, ça y ressemble beaucoup.

Dans ce film, presque tout est à prendre sur un modèle double : d'un côté les riches et de l'autre les pauvres. Les bons et les méchants.

Sauf que les pauvres ne sont pas obligatoirement les bons, ni les riches les méchants. Enfin pas tous.

D'un côté, Louis Winthorpe III (Dan Aykroyd) : bonne famille, éducation irréprochable, Harvard, Yale (etc.). C'est un homme froid. Il aime une femme qui doit lui donner des héritiers. Ce n'est pas de l'amour, c'est du pragmatisme : sur son bureau, la même photo d'elle qu'à la maison.  De l'autre Billy Ray Valentine (Eddie Murphy) : école de la rue, mendicité... Il est le négatif (moral ET physique) de Winthorpe. Tout comme son homologue, il est le jouet d'une situation qui lui échappe totalement. Mais si Winthorpe a beaucoup de mal (qui n'en aurait pas ?), il se moule parfaitement dans son nouveau rôle. Entre les deux : Mortimer et Randolph Duke (Don Ameche & Ralph Bellamy).

 

Parce que le problème, ce sont ces deux vieux schnoques. Ils sont (scandaleusement) riches, et comme tous les riches, immensément radins. Et s'ils ont le même objectif dans la vie (faire de l'argent), c'est du point de vue éthique qu'ils s'opposent.

Pour Mortimer, tout est inné : c'est dans les gênes que se trouve la valeur. On naît du bon côté et tout s'enchaîne.. 

Pour Randolph, par contre, c'est l'environnement qui crée les conditions de réussite (ou non).

C'est sur cette opposition qu'ils vont s'affronter. Pour les départager, deux cobayes : Valentine et Winthorpe. Tout ça parce qu'un jour, Winthorpe, porteur d'un attaché-case de valeur est rentré dans Valentine qui ne demandait rien. Et comme en plus, Valentine est noir...

Parce que la question noire est l'un des cœurs du problème : ces deux vieux tromblons sont racistes : même si Randolph semble nourri d'idées progressistes, il n'est pas mieux que son frère, un petit blanc raciste et mesquin.

 

Nous sommes en 1982 (pendant le tournage). Ce sont ce qu'on appellera les années Reagan : des années où l'argent est le maître, où tout est bon pour en faire. Et tant pis pour ceux qui n'y arrivent pas. Valentine fait partie de cette dernière catégorie, alors que Winthorpe est le fer de lance de cette politique.

Mais avec ce pari, les données changent et Winthorpe passe de l'autre côté : il ne veut plus cautionner le système des Duke. Sauf que...

 

Sauf que Valentine est lui aussi passé de l'autre côté. Et rapidement il a pris conscience de la valeur des choses. Il ne cautionne plus la conduite de ses « amis » qu'il a invités chez son nouveau chez lui (« fuck'em!  dit-il à leur propos). Valentine n'est plus du côté des pauvres. Et le final ne contredit pas cela.

Avec tout cela, nous assistons à une belle comédie où l'argent est - sinon le fer de la guerre, du moins - le maître. Il n'y a pas de morale affichée : l'argent gagne. Et ceux qui avaient n'ont plus, et ceux qui avaient moins ont maintenant.

 

Il n'empêche que cette comédie bénéficie de deux atouts : Dan Aykroyd et Eddie Murphy. Dan Aykroyd, qui a longtemps amusé l'Amérique avec son complice John Belushi (malheureusement décédé d'une overdose) et Eddie Murphy, qui, en plus d'être noir [et qui fournit ainsi un critère d'embauche pour le film (ce fameux principe de tolérance cher aux Américains, mais qu'importe, Murphy est (presque toujours) irrésistible] est formidable dans le rôle de Valentine.

Ces deux stars sont en outre aidées de seconds rôles solides : Ophelia (Jamie Lee Curtis, qui n'a pas seulement une plastique) et Denholm Elliott, valet pas si dévoué que ça.

 

Et à la fin, qui a gagné ? Les hommes ou l'argent ?

 

 

 

Voir les commentaires

Articles récents

Hébergé par Overblog