Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

marion gering

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Musique, #Marion Gering
La dernière Rumba (Rumba - Marion Gering, 1935)

Le danseur Joe Martin (George Raft) gagne à la loterie. Malheureusement, son billet était un faux et c’est une belle et jeune Américaine qui empoche le gros lot : Diana Harrison (Carole Lombard). Cette injustice (pour lui) va amener son renvoi de Broadway il va donc se retrouver au Mexique où il va vivoter avec son ami Flash (Lynne Overman),

Heureusement, grâce à ce dernier et sa roublardise, il réussit à se payer un club où l’on vient se restaurer, danser et aussi le regarder évoluer sur la piste avec Carmelita (Margo).

Leur numéro ? De la rumba, bien sûr.

 

Il n’est pas étonnant que ce film ait laissé peu de trace dans la filmographie mondiale : outre sa distribution, peu à en dire. Une de ces nombreuses productions américaines de la première décennie sonore : de la musique, un peu de danse et de jolies femmes.

On peut s’apercevoir que George Raft savait interpréter autre chose qu’un rôle de gangster et qu’il danse avec beaucoup de maîtrise : certes ce n’est pas Fred Astaire, mais il tient bien la route quand même. Il faut dire que ses partenaires (Margo ou avant elle Iris Adrian en Goldie) ont du répondant et lui permettent de briller dans ces exercices chorégraphiques.

 

Bien sûr, on n’a d’yeux que pour la magnifique Carole Lombard qui, si elle ne danse pas aussi bien que les autres, n’en demeure pas moins superbe, et d’un sex-appeal fort développé.

Mais en cherchant bien, on peut aussi trouver quelques noms qui brilleront un peu plus tard en haut des affiches : Jane Wyman ou Ann Sheridan pour ne citer qu’elles.

Bien sûr, George Raft est impeccable (comme d’habitude), mais c’est son partenaire masculin qu’on remarque surtout : Lynne Overman avait une diction très particulière, caractérisée par des fluctuation de voix, un peu comme celle d’un adolescent qui mue. Cette particularité accentue son rôle de faire valoir comique.

 

Et puis ? Et puis c’est tout.

Ah non, une réminiscence de gangsters pour pimenter la fin du film, quand Joe va exécuter la dernière rumba à laquelle fait référence le titre français, mais cela ne va pas bien loin puisque personne ne meurt.

Bref, une fausse alerte qui aurait pu relancer l’intrigue et surtout l’intérêt du spectateur pour ce (court) film. (1)

 

  1. 71 minutes seulement.

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Marion Gering, #Prison
Pénitencier de Femmes (Ladies of the big House - Marion Gering, 1931)

Un film de femmes.

Un monde de femmes.

Un réalisateur.

Kathleen Storm est vendeuse chez une fleuriste. Elle rencontre Standish Mc Neill qui revient du désert. C'est l'amour naissant.

Le problème, c'est Kid Athens. Il est amoureux de Kathleen. Alors quand l'occasion se présente, il fait accuser de meurtre - à sa place - les deux tourtereaux.

Les voilà tous les deux condamnés : à la prison pour elle, à mort pour lui.

Mais nous sommes dans une société corrompue et les efforts de Kathleen et Standish ne sont pas récompensés de la sentence est maintenue malgré l'appel intenté.

Le film va nous montrer les efforts de Kathleen pour faire éclater la vérité.

Mais c'est la vie du pénitencier qui prend le plus de place. On y voit les conditions de vie (aseptisées, malgré tout) des femmes.

On peut considérer ce film comme le pendant de celui de Hawks Le Code criminel (The criminal Code, 1931) qui sortit un an avant quasiment jour pour jour.

Marion Gering - soviétique qui a débarqué aux Etats Unis dans un cadre commercial - a été repéré par la Paramount en 1931 après avoir dirigé une troupe théâtrale à Chicago.

Ce film est le premier de sept films dont Sylvia Sidney fut la vedette. Et quelle actrice. très convaincante, elle porte le film de bout en bout. C'est une femme américaine des années 30. Tout comme les rôles joués par Bette Davis, elle s'assume et ne se laisse pas faire.

Elle tient tête à Kid Athens malgré sa peur, et sait réfréner les ardeurs de McNeil lors de leur première rencontre. Mais surtout, elle sait s'imposer en prison malgré l'hostilité des autres détenues, et en particulier Susie Thompson.

Susie a été délaissée par Kid Athens quand il a rencontré Kathleen. Alors elle lui en veut.

Il y a aussi Ivory, une forte détenue noire qui prend Kathleen sous son aile, et s'occupe de la musique. On voit aussi la Comtesse, qui a un maintien et un parlé décalé par rapport aux autres filles. Et puis Maria. Elle est mexicaine et attend un enfant, mais elle ne veut pas qu'il naisse en prison. C'est avec elle que Kathleen va tenter de s'évader. Enfin, il y a Millie, la balance (Hilda Vaughn, admirable).

Et Gering nous montre quelques aspects de la vie pénitentiaire : l'atelier de couture où travaille Susie ; le labeur épuisant dans des conditions rudes : il s'agit d'un atelier de blanchisserie, un véritable sweat shop. On y voit les détenues en récréation dans une salle commune : certaines jouent au carte, d'autres écoutent Ivory au piano, Maria prie. Et puis la séance de cinéma accompagnée par les musiciennes d'Ivory. Et bien entendu : l'évasion. Un temps fort du film qui ne prend toute sa dimension que dans les conséquences qu'elle amènera : L'enfant de Maria ne naîtra pas en prison, et Kathleen se sauvera.

Le parallèle avec le film de Hawks ne s'arrête pas au thème pénitentiaire : le directeur de la prison joue un rôle central dans le destin de Kathleen et Standish, aidé par les révélations de Susie !

Bien entendu, le propos du film selon lequel une partie de la Justice est corrompue et des magistrats sont achetés par des truands a aussi aidé à l'établissement du Code Hays quelques années plus tard.

 

Voir les commentaires

Articles récents

Hébergé par Overblog