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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

marvin j. chomsky

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Télévision, #Série, #Histoire, #Marvin J. Chomsky
Holocauste (Marvin J. Chomsky, 1978)

1935-1945 dix années qui ont détruit la famille Weiss : Joseph (Fritz Weaver) le père, médecin à Berlin ; Berta (Rosemary « Aunt May » Harris) la mère, Karl (James Woods), Rudi (Joseph Bottoms) et Anna (Blanche Baker) les enfants. Sans oublier Inga (Meryl Streep), la femme de Karl.

C’est par le mariage de ces deux derniers que s’ouvre cette série : un mariage « mixte » (une chrétienne et un juif) auquel ont été conviés Hans Helms (Michael Beck) un soldat qui est aussi le frère d’Inga, mais surtout Heinrich Müller (Anthony Haygarth), un ami de la famille qui est aussi membre du parti nazi.

Puis ce sont les dix années qui vont séparer tous ces gens, plus ou moins définitivement jusqu’à la fin de cette guerre et de son bilan effrayant.

 

Bien sûr, c’est une histoire très romancée voire aseptisée qui nous est contée ici par Marin J. Chomsky, et je ne reviendrai pas sur les reproches (justifiés) élevés par d’anciens déportés qui ont de leur côté transmis leurs récits de la Shoah (Primo Levi, Simone Veil, etc.). Mais quand la série est passée pour la première fois en France, je n’avais que 11 ans et j’ai alors découvert une (infime) partie de ce génocide atroce qui reste encore (heureusement) inégalé.

Parce que Chomsky a aussi émaillé sa série de documents authentiques qu’en général Erik Dorf (Michael Moriarty), un jeune juriste opportuniste montre à son supérieur, l’ignoble Reinhard Heydrich (David Warner).

 

C’est pourquoi je garde un souvenir fort de cette série car ce fut aussi l’occasion de discuter de ce qu’il s’était passé en marge de la Seconde Guerre Mondiale : les quelques films de guerre que j’avais pu voir à l’époque ne traitaient jamais ce sujet et j’étais resté sur des superproductions du style Le Jour le plus long ou Paris brûle-t-il ?

Et je sais que je ne suis pas le seul qui ai apprécié cette série : ce fut un grand moment de télévision dans beaucoup de pays du monde. Et ce fut aussi le début d’une recrudescence des films et documentaires sur le sujet, avec en point d’orgue l’extraordinaire Shoah de Claude Lanzmann. Mais attention depuis 1934, on connaît l’existence des camps de concentration au cinéma : le film documentaire Hitler’s Reign of terror (Hitler, le Règne de la terreur) est sorti sur les écrans le 30 avril de cette année-là.

 

Et n’oublions pas les différents interprètes de cette série qui ont mis beaucoup de conviction pour interpréter ces personnages, bons ou méchants. Les méchants surtout, comme d’habitude. Si Ian Holm fait une courte apparition en Himmler, c’est vers le duo Heydrich-Dorf qu’on trouve des personnages véritablement terribles. Il faut dire que David Warner a une filmographie qui parle dans ce sens et il est un Heydrich redoutable de bout en bout : froid et calculateur comme le fut son modèle. Quant à Erik Dorf, cet opportuniste, il n’est chaleureux que quand il exécute son service : planification des exécutions des Juifs de l’Est (Einsatzgruppen & camps de la mort). Et ce sont donc eux qui nous permettent de voir de véritables images (trop rares ?) des massacres effectués.

Quant aux gentils, on admire déjà Meryl Streep ou James Woods, ainsi que les deux parents Weiss, et bien évidemment Joseph Bottoms dans le rôle de Rudi qui me fit rêver quand j’étais enfant : je voulais posséder son courage et sa combativité. Et sa fiancée, Helena (Tovah Feldshuh).

 

Alors, près de 45 ans plus tard, je pense qu’il faut encore regarder Holocauste. C’est à mon avis une bonne entrée en matière pour les plus jeunes avant de découvrir la véritable horreur nazie dans toute son immensité et son abjection.

Pour ne pas oublier.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Télévision, #Série, #Histoire, #Marvin J. Chomsky
Racines (Roots - Marvin J. Chomsky & Co, 1977)

1767, Gambie.

Kunta Kinte (LeVar Burton puis John Amos) est un jeune guerrier mandinka fraîchement initié. Alors qu’il est en forêt à la recherche d’un tronc pour faire un tambour, il est capturé par des esclavagistes et est envoyé en Amérique (1) et vendu au riche juge Reynolds (Lorne Greene).

Bien entendu, Kunta n’a qu’un seul souhait : s’échapper de cet esclavage. Mais à chaque fois, il est rattrapé, fouetté et même mutilé (on lui coupe le pied).

Alors il se marie avec Bell (Madge Sinclair) et a une fille, Kizzy (Leslie Uggams). Il lui apprend alors sa vie d’avant, faisant naître en elle ce désir de liberté qui l’a sans cesse étreint.

Puis, c’est Kizzy qui le transmettra à son fils « Chicken » George (Ben Vereen). Et il en serait ainsi jusqu’à la fin des temps (2) s’il n’y avait eu la Guerre de Sécession…

 

Epoustouflant.

C’est une extraordinaire série qui nous est proposée là, d’après le livre d’Alex Haley – copié, certes, mais c’est tout de même celui-ci qui sert de trame – et qui a eu un succès fort mérité à sa première diffusion, voici déjà plus de 25 ans (3). Et ce qui transparaît surtout, c’est le rôle maléfique joué par tous ces esclavagistes et autres propriétaires terriens du Sud. La cruauté, l’injustice, le racisme sont leur ferment et la famille de Kunta (entre autres) va en faire les frais à différents niveaux et pendant près de cent ans (la série se termine après la Guerre Civile).La plupart des Blancs sont d’affreux réactionnaires racistes, baignés de religion mais surtout confortés dans des stéréotypes tout à leur avantage.

 

Et plus de vingt-cinq ans après cette première diffusion, Racines n’a rien perdu de sa force, même si on a pu constater certaines erreurs factuelles. Mais cela ne nous intéresse pas : à partir du moment où nous sommes dans une adaptation, c’est avant tout le(s) réalisateurs et les scénaristes qui sont aux commandes et peuvent (presque) faire ce qu’ils veulent. Ce n’est pas le cas, rassurez-vous, et c’est pourquoi nous sommes ici plus dans une espèce de docu-fiction où, même s’il y a des erreurs, la force de ce qui nous est montré est suffisante pour emporter le soutien du spectateur. Enfant (j’avais 9 ans quand c’est passé pour la première fois à la télévision), j’étais bien sûr révolté par les mésaventures de Kunta Kinte et espérais qu’il réussirait à s’évader et rentrer en Afrique. Et aujourd’hui (vous calculerez donc facilement mon âge…) son sort est tout aussi abject. Mais ce qui me révolte le plus aujourd’hui, ce sont ces riches propriétaires racistes qui sont férus de religion : ils convertissent de force leurs esclaves à la religion chrétienne (4) et surtout se prévalent de valeurs religieuses tout en traitant d’autres êtres humains comme des êtres inférieurs, moins bien traités que leurs chiens.

 

Bien évidemment, les méchants de la série sont blancs, mais pas tous, certains le sont (un peu) moins que d’autres (les Harvey) et quelques très rares individus sont carrément du côté des Noirs - Vieux George (Brad Davis) et Martha (Lane Binkley), par exemple – mais la palme de la méchanceté doit certainement revenir à Evan Brent (Lloyd Bridges), en Reb raciste et amer de la défaite du Sud.

Et si Lloyd Bridges est magnifique dans cet ignoble personnage, on ne peut pas taire la justesse des acteurs et actrices noires qui ont quasiment vécu leur rôle, créant même, paraît-il, une certaine tension pendant le tournage. On ne peut pas oublier les deux interprètes de Kunta Kinte, tout comme Kizzy, Mathilda (Olivia Cole)  ou encore Tom Harvey (Georg Stanford Brown), ni bien sûr Chicken George et sa malice, ni, un de mes préférés, Violon (Fiddler – Lou Gossett Jr.).

 

A (re)voir !

 

  1. Encore quelques années avant que ce soient les Etats-Unis…
  2. Peut-être pas, quand même…
  3. 23-1-1977 aux Etats-Unis, 28-1-1978 en France.
  4. La Bible et le fusil, les deux bases de la conversion dans l’Ouest…

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