Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

michael cimino

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Road Movie, #Michael Cimino
The Sunchaser (Michael Cimino, 1996)

Michael Cimino est décidément un réalisateur atypique. Il a beau avoir fait très peu de films (7 longs métrages, encore moins que Kubrick), il n’en demeure pas moins un personnage de premier plan dans le cinéma américain, réalisant lui aussi à chaque fois un film particulier, voire unique, sondant toujours plus loin l’âme humaine.

C’est encore en cas ici avec ce Sunchaser, son dernier long, dont le titre évoque un personnage de légende indienne, qui va lier le destin des deux protagonistes, à la vie, à la mort.

 

Le docteur Reynolds (Woody Harrelson) est un oncologue émérite promis à de très grandes choses jusqu’à l’arrivée d’un patient bien singulier : Brandon « Blue » Monroe (Jon Seda).
Ce jeune homme (16 ans) est un criminel enfermé pour homicide, atteint d’un cancer incurable. Blue va alors profiter d’un transfert pour s’évader, emmenant avec lui comme otage le docteur Reynolds, vers une destination mystique : une montagne sacrée en haut de laquelle se situe un lac guérisseur.

 

Nous sommes ici dans un formidable road movie qui, comme son nom l’indique va amener les personnages d’un endroit à l’autre et surtout d’un état à un autre, ce changement amenant une amélioration de ces deux hommes que rien ne reliaient, si ce n’est la maladie.

En effet, qu’y a-t-il de commun entre un oncologue distingué qui roule en Porsche 911 et un métis meurtrier qui a grandi dans les bas quartiers ? Rien, si ce n’est cette terrible maladie qui tue à petit feu le jeune homme.

Mais cette association déséquilibrée à différents niveaux va rapidement se révéler bénéfique et amener l’équilibre nécessaire à la résolution d’une intrigue et amener la transfiguration inévitable (rédemption ?) des deux protagonistes.

 

En effet, nous assistons à une sorte de principe de vases communicants : chacun des deux hommes est rempli d’une chose et vide d’une autre, et quand leur expérience va se terminer, chacun aura vidé son trop-plein et rempli son vide, amenant une égalité entre eux deux.

Reynolds est plein d’espoir (surtout celui de devenir chef de service de l’hôpital prestigieux dans lequel il travaille), mais il vide de qualités humaines : ses patients se sont que des patients, pas des êtres humains qui souffrent et ont leurs difficultés. C’est aussi un homme très rationnel, imperméable aux croyances de quelque nature qu’elles soient.

Blue a lui un trop-plein de violence, hérité de son enfance malheureuse et pauvre, et surtout d’un beau-père terrible qu’il va tuer pour l’empêcher de nuire. Et pour l’espoir, entre la prison et la maladie, il ne reste pas beaucoup de place.

 

Et ces deux hommes vont progressivement se vider, l’un de la violence, l’autre de certains espoirs, et se remplir avec ce que l’autre aura abandonné : c’est Reynolds qui va relancer le jeune homme quand tout semble perdu ; c’est Blue qui va amener Reynolds à sortir de la utiliser la violence et voler pour lui, pour le maintenir en vie (1).

Et pour arriver au final à un même niveau de plénitude pour ces deux hommes, partis pour affronter une nouvelle vie, fort différente pour les deux hommes. Cette plénitude s’exprime très bien dans le dernier échange entre les deux fugitifs. Quant au visage radieux de Reynolds quand il retrouve sa femme, il se passe de commentaire.

 

J’ai dit que rien ne les reliait si ce n’et la maladie. C’et un peu erroné parce que tous les deux ont tué. Et tous les deux pour une raison qu’on pourrait qualifier de « valable », même s’il n’existe aucune justification pour la mort de quelqu’un, même le pire des bourreaux.

Ces morts données ont façonné les vies des deux hommes, amenant l’un vers le haut et l’autre vers le bas : l’expérience commune qu’ils vont vivre va les mettre tous les deux au même niveau (encore les vases communicants) et les libérer de ces morts encombrantes.

Une rédemption, en quelque sorte.

 

  1. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir… 

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Policier, #Michael Cimino
L'Année du dragon (Year of the Dragon - Michael Cimino, 1985)

 

Bien sûr, c’est un dragon qui ouvre le film. Un de ceux qu’on peut admirer lors du nouvel an chinois, période de fête mais aussi – comme en nos carnavals d’antan – une période propice aux règlements de compte.

C’est ce qui arrive à Jackie Wong (Min C. Lee), chef d’une triade puissante dans le Chinatown new-yorkais.

C’est Stanley « White » Wizinski (Mickey Rourke) qui est en charge de ce crime, l’obligeant à affronter les autres chefs de la triade.

Mais comme  Stanley est le flic le plus décoré de New York, ce n’est pas un problème pour lui. Au contraire, il a l’intention de semer une immense pagaille dans le quartier.

Mais si White est un flic hors norme et hors pair, il n’en va pas de même dans sa vie personnelle : son mariage se délite, sa femme Connie (Caroline Kava) passant bien après son boulot.

 

Encore une fois, la critique fut partagée à la sortie du film – ce qui arrivé souvent à Michael Cimino – et c’est bien dommage, parce qu’on y retrouve le même talent qui transpirait dans ses films précédents. Cela faisait cinq ans qu’on ne l’avait pas vu sur les écrans, La Porte du Paradis, échec injuste, l’ayant tenu loin des studios.

Alors on peut se dire, en voyant le film, que Cimino est revenu à des prétentions plus consensuelles, l’histoire de ce flic qui réussit plus sa vie professionnelle que personnelle étant plus fréquente dans la production hollywoodienne (1).

Mais à cette histoire somme toute banale s’ajoute un aspect un tantinet plus complexe dû à la présence aux côtés de Cimino pour l’écriture du scénario de rien de moins qu’Oliver Stone : le Vietnam.

 

Parce que Stanley White est un ancien du Vietnam, traumatisé lui aussi par cette expérience terrible qui a laissé des traces dans sa vie. Et le fait d’être envoyé à Chinatown ne va pas l’aider.

Parce qu’il faut le dire tout de suite : White est raciste. Il est revenu du conflit mais avec la haine de ses vainqueurs, armée invisible et très nombreuse qui réussit à mettre en échec les soldats de l’Oncle Sam.

Pour White, tous les asiatiques se ressemblent, et les Chinois, de par leur couleur de peau sont rapidement assimilés aux Vietnamiens (2).

Le combat contre la triade et ses chefs devient l’occasion pour White de prendre sa revanche de cette guerre perdue.

 

A cela s’ajoute un personnage essentiel : Tracy Tzu (Ariane) née d’un père chinois et d’une mère japonaise. C’est une journaliste qui suit ce qu’il se passe à Chinatown pour une chaîne de télévision. Rapidement, elle va entrer en contact avec Stanley et inévitablement une histoire d’amour va se créer, amenant une situation paradoxale pour ce flic raciste.

Mais nous sommes dans un film américain, et on peut alors espérer une éventuelle rédemption pour ce personnage trouble.

Ce n’est pas à proprement ce qu’il va lui arriver, mais malgré tout on notera un changement dans l’attitude de White tout au long du film.

Malheureusement, sa dernière réplique fut censurée et remplacée par l’actuelle, les studios trouvant l’originale trop politiquement incorrecte.

Incorrecte, peut-être, mais complètement en rapport avec ce personnage malgré tout sympathique : « Je suppose que si vous faites la guerre trop longtemps, vous finissez par vous marier avec l’ennemi. » (3)

 

Question interprétation, Mickey Rourke est au fait de sa popularité, son physique lui permettant encore de jouer les jeunes premiers (il a 33 ans) et il est très convaincant dans ce rôle de flic à demi raté.

A ses côtés, la belle Ariane fait plus que de la figuration, campant cette jeune femme qui est arrivée essentiellement par son talent et sa volonté. Et comme toujours, c’est du côté des méchants qu’il faut se tourner pour prendre la mesure d’un film : John Lone (Joey Tai) est impeccable dans ce rôle d’infâme très habile.

Joey Tai est un méchant distingué dans ses manières et son apparence, mais d’une redoutable efficacité : il tue sans hésiter celui qui se met en travers de son chemin  ou représente une menace à ses affaires. Un vrai méchant quoi !

 

Je terminerai en disant qu’on retrouve une nouvelle fois une forme de solitude qu touche le héros de ce film comme avant ceux des autres films de Cimino.

Ce n’est pas vraiment de l’égoïsme comme le croit Connie, mais le Vietnam est toujours présent dans la tête de White, l’empêchant réellement d’avancer. Ce n’est que quand il aura défait la triade et son redoutable chef qu’il pourra enfin reprendre une vie normale (4).

Mais là encore, à quel prix.

 

PS : l’année du dragon se produisant tous les douze ans (comme pour les autres signes astrologiques chinois), on peut dater l’intrigue à 1976-77. En effet, Stanley est un vétéran du Vietnam qui se termina en 1974 et l’année du dragon précédente étant 1964-65. La suivante fut donc 1988-89.

 

  1. On en trouve avec Clint Eastwood en vedette…
  2. Autre raison de cet amalgame : la Chine fut un allié de poids pour Ho Chi Minh et le Vietcong.
  3. « Well, I guess if you fight a war long enough, you end up marrying the enemy. »
  4. C’est ça, sa « rédemption ».

 

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Western, #Michael Cimino
La Porte du Paradis (Heaven's Gate - Michael Cimino, 1980)

Deux ans après The deer Hunter, Michael Cimino s’attaque à l’une des bases du cinéma américain : le western.

Et là encore, le film est sans concession. Tellement qu’il sera boudé par le public et éreinté par la critique.

Et pourtant…

 

Tout commence en fanfare – qui joue The battle Hymn of the Republic – le jour de clôture de l’année universitaire 1870 à Harvard. Parmi les diplômés, James « Jim » Averill (Kris Kristofferson) et William « Billy » Irvine (John Hurt).

Puis nous sautons dans le temps et nous retrouvons dans le Wyoming, à Sweetwater où Averill est marshal, et Irvine l’un des membres de l’association des éleveurs qui veut se débarrasser des immigrants de l’Est qui ne cessent d’arriver dans leur région.

 

 

La Porte du Paradis, c’est avant tout un lieu de loisir où les immigrants aiment à se retrouver pour danser et faire du patin à roulette, voire les deux en même temps. Mais c’est aussi là que se rassemblent ces mêmes gens pour organiser la résistance face aux éleveurs qui ont décidé de la mort de 125 d’entre eux avec la bénédiction du gouverneur de l’état et même du Président Benjamin Harrison.

Bref, nous sommes ici avec un film qui fait polémique : loin de la vieille tradition qui montrait les cow-boys tuer les Indiens, on est ici dans un cas de massacre entre blancs, ce qui n’a pas beaucoup fait pour assurer le succès de cette œuvre.

Et pourtant…

 

Cimino prend son temps pour arriver au massacre, et surtout, il ne donne pas la possibilité au public de choisir un camp bien clairement. Si les éleveurs sont menés par Frank Canton (Sam Waterston), on trouve tout de même parmi eux Irvine qui est un vieil ami de Jim Averill, qu’on peut identifier comme le bon de l’histoire.

Et si les immigrants sont les premiers touchés par cette opération meurtrière, leur riposte n’est pas des plus sportives puisque ces mêmes éleveurs ont exterminés à coup de dynamite !

Bref, on est dans un usage de la force qui n’a plus rien de raisonné et encore moins raisonnable : c’est une violence brute qui guide les différents camps dans ce massacre.

Et quand la cavalerie intervient – enfin ! – pour arrêter les hostilités, il ne reste plus grand monde debout.

 

Cette anecdote meurtrière est aussi un rappel au public de ce qu’était réellement l’Ouest américain à une période où la civilisation semblait l’avoir emporté sur l’ère des pistoleros.

Le début du film fait d’ailleurs penser à John Ford, avec ce microcosme qui se retrouve pour fêter l’anniversaire Ella – Isabelle Huppert – la tenancière du bordel de Sweetwater : en effet, son activité professionnelle n’est pas un frein aux réjouissances, bien au contraire.

Par contre, dès que les intérêts particuliers entrent dans la danse (1), le ton change brusquement et surtout l’Etat et ses représentants ne se comportent pas comme on aurait pu l’espérer.

En effet, l’Etat, garant de la Constitution devrait être du côté des opprimés – les Immigrants qui n’ont pour toute richesse que leur dignité et quelques vêtements – et non pas encourager leur élimination.

Encore une fois cet aspect peu glorieux n’a pas favorisé l’exploitation du film qui fut retiré des salles au bout d’une semaine.

 

Peut-on voir dans le rejet du public une influence politique ?

En effet, à la même époque (deux semaines avant la sortie) Reagan est élu à la présidence. Et d’une certaine façon, les éleveurs décrits dans le film ressemblent beaucoup à ces patrons-voyous eurent la belle vie pendant les deux mandats de l’ex-acteur.

Je ne dis pas que Cimino critique cet aspect déplorable de l’économie de marché. Mais on peut tout de même trouver quelques similitudes entre cette caste issue de Harvard (Averill, Irvine) qui dirige les affaires du pays au moment des faits décrits par le film et ces hommes d’affaire de l’ère Reagan qui ont prospéré alors que dans le même temps les petits s’enfonçaient inexorablement dans la pauvreté.

 

Par contre, ce qui fait la grandeur du film, outre le talent évident de Cimino (2), c’est son actualité. En effet, les Immigrants de l’intrigue ne sont pas sans rappeler ceux qui ont continué d’affluer dans cette terre d’opportunité, ni ceux qui font l’actualité depuis quelques années : déjà, ces femmes et ces hommes sont pourchassés pour leurs différence géographique autant que langagière ou culturelle.

Et avec ce film, Cimino montre aussi que ce grand pays n’est pas toujours celui qu’on croit et surtout qui est écrit sur la statue de la Liberté :

« "Garde, vieux monde, tes fastes d'un autre âge !" crie-t-elle

Donne-moi tes pauvres, tes exténués,

Qui en rang pressés aspirent à vivre libres,

Le rebut de tes rivages surpeuplés,

Envoie-les moi, les déshérités que la tempête m'apporte

J'élève ma lumière et j'éclaire la porte d'or! » (3)

 

Un western flamboyant, réaliste et surtout indispensable dans l'évolution de ce genre qui reste - à mon avis - le pilier du cinéma américain, et l'un des médias les plus importants concernant l'histoire de ce pays. En particulier la deuxième moitié du XIXème siècle qui vit la République s'installer durablement, et le passage d'un Etat sauvage à une société civilisée.

 

     1. C'est le cas de le dire, non ?

 

  1. C’est le cas de le dire, non ?
  2. N’en déplaise aux critiques de l’époque !
  3. « "Keep, ancient lands, your storied pomp!" cries she,

    Give me your tired, your poor,

    Your huddled masses yearning to breathe free,

    The wretched refuse of your teeming shore,

    Send these, the homeless, the tempest-tossed to me,

    I lift my lamp beside the golden door! »

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Guerre, #Michael Cimino, #Robert de Niro
Voyage au Bout de l'enfer (The deer Hunter - Michael Cimino, 1978)

Clairton, Pennsylvanie. 1968.

Une bande de copains, ouvriers dans la sidérurgie – que foire d’autre à Clairton ? – qui passe ses week-ends à boire et chasser.

Steven (John Savage) se marie. Mais surtout, il part au Viêt-Nam avec son frère Nick (Christopher Walken) et leur ami Mike (Robert de Niro).

Le temps d’une dernière partie de chasse et les voilà en enfer.

 

Le titre original – encore une fois traduit avec un souci de racolage – c’est le « Chasseur de cerf ». Et ce chasseur, c’est Mike. La chasse, c’est pour lui plus qu’un passe temps, c’est une philosophie. Philosophie à laquelle n’adhère aucun de ses acolytes, Stan (John Cazale) en tête.

Il est dommage que, pour des raisons mercantiles, on n’ait pas gardé cette idée de chasse.

En effet, la scène emblématique du film, c’est celle de la seconde partie de chasse (après le retour de guerre), quand Mike traque un magnifique cerf. Il le suit, le trouve et le met en joue. Ensuite, évidemment, il tire en l’air.

La guerre a laissé des traces : visibles pour Steven, enfouies pour Mike.

Mais l’enfer dont se targue le titre français, c’est l’emprisonnement des GI dans une geôle singulière au bord de rivière : les pieds et une partie du corps dans l’eau, ils servent de distraction à leurs geôliers en « jouant » à la roulette russe.


Quand le film sort, c’est seulement cinq ans après les accords de paix de janvier 1973. Le conflit est encore très présent pour le monde et cette présentation n’est pas du goût de tous : on y présente les Vietnamiens sous un angle peu flatteur, sans évoquer l’action de l’armée américaine dans ce conflit. Mais tous ces détracteurs oubliaient avant tout une chose – comme le dit si bien mon ami le professeur Allen John – c’est du cinéma. Et peu importe que la vision soit déformée, il reste un film qui vaut ce qu’il est : la peinture d’une communauté qui a payé son tribut à une guerre qui, finalement, ne la concernait pas. Et si Mike revient (presque) entier, c’est Steven qui porte tout le poids de la tragédie de cette guerre, qui n’a pas encore été considéré comme un traumatisme profond dont devront se remettre les vétérans et la société.

Mais la brèche est ouverte.

 

Un an avant la présentation d’Apocalypse Now à Cannes, Michael Cimino proposait déjà un film sur le Viêt-Nam. Curieusement, c’est le film de Coppola qui a fait plus de battage. Pourtant, le film de Cimino est au moins aussi impressionnant, sinon plus. Pour la première fois, on parle de ceux qui reviennent, à peu près entiers (tout du moins physiquement). D’un côté Mike, entier mais traumatisé, de l’autre Steven traumatisé et infirme. Tragique.

Et Nick qui est resté. Nick qui combat ses démons jusqu’au bout, devenant joueur de roulette professionnel.

 

Mais c’est une bande de copains. Et Mike, qui est revenu n’oublie pas sa promesse – illusoire - et retourne chercher Nick.

Et cette nouvelle traque – Nick est difficile à retrouver dans une ville qui est évacuée (Saigon va tomber) – rappelle celle du cerf. Mike va retrouver Nick. Mais là encore, après l’avoir retrouvé et presque récupéré, il rentrera bredouille.

Cela donnera lieu à une des séquences les plus émouvantes du cinéma de Cimino : God bless America, chantée par des fils d’immigrés russes.

Parce que la tradition est très prégnante dans ce milieu. C’est aussi une communauté orthodoxe que nous décrit l’intrigue, avec ses coutumes séculaires, mais tout de même fortement ancrée dans cette Amérique en guerre. Et le mariage de Steven, c’est aussi l’occasion de célébrer les enfants de cette communauté qui servent leur pays avec fierté.

Et de ce point de vue, ce chant final est tout sauf anodin.

 

Et puis c’est aussi l’occasion d’apprécier John Cazale dans son dernier rôle (il est mort avant la fin du tournage) : toutes ses scènes ont été tournées en priorité et on peut se dire que Meryl Streep (Linda), qui était sa compagne, n’avait pas besoin d’aller chercher bien loin un motif de tristesse.

Et ce chant final, en mémoire de Nick, peut facilement devenir un hommage à Cazale, qui fut placé en second, juste derrière de Niro, au générique final.

Voir les commentaires

Articles récents

Hébergé par Overblog