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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

richard donner

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #Richard Donner, #Mel Gibson
Complots (Conspiracy Theory - Richard Donner, 1997)

Jerry Fletcher (Mel Gibson) est chauffeur de taxi. Et comme la plupart de ses collègues, il passe ses courses à faire la conversation à ses clients de passage. Politique, économie, humour… Tout y passe. Mais son sujet de prédilection, c’est le complot. Il est, si on l’écoute, tout autour de nous. Les différentes agences nationales – sauf celle pour l’emploi, cela va de soi – sont en train de fomenter qui un complot pour empoisonner la population, qui pour la diriger en sous-main, qui pour assassiner le président des Etats-Unis.

Bref, le monde est un vaste complot qu’il dénonce tous les mois dans une lettre d’information (1). Il a beau alerter le monde (enfin une toute petite partie), rien ne change. Jusqu’au jour où…

 

De tout temps, les théories du complot ont toujours existé et depuis l’avènement d’internet, ces théories ont pris une place (trop) importante, flattant les bas instincts, proposant des plans et des projets séduisants, jouant de l’ignorance des masses et de la paresse humaine à rechercher la vérité.

Mais quand le film sort, si on nous rebat les oreilles depuis près de 35 ans à propos de l’assassinat de Kennedy, nous n’en sommes pas encore à l’invasion actuelle des différentes explications plus ou moins bidon de phénomènes eux aussi plus ou moins inexplicables.

 

Et comme nous sommes au cinéma et que les spectateurs recherchent aussi des sensations fortes, nous sommes ici en présence d’un véritable complot dont on ne nomme à aucun moment les organismes en présence. Bien sûr, le FBI et la CIA sont nommés régulièrement, mais Donner et son scénariste Brian Helgeland (qui n’est pas le premier venu, allez voir sa filmographie) restent dans le flou, parlant de « famille » qu’il faut comprendre dans le sens large : ils évitent d’ailleurs le piège facile des complotistes actuels qui n’hésitent pas eux à mélanger les termes de cosmopolitisme et judaïsme comme quelques décennies plus tôt. Même les francs-maçons, cible privilégiée parmi d’autres, ne sont pas mentionnés en tant que conspirateurs : c’est un sujet de plaisanterie entre Jerry et la femme qu’il aime, Alice Sutton (Julia Roberts, toujours aussi formidable).

 

Mais cette plaisanterie tombe un peu à plat, noyée dans toutes ces informations et surtout les déboires de notre héros. Et c’est bien dommage parce que Richard Donner nous a habitués à des films où l’humour est toujours présent. Ici, les moments pour rires sont rares – voire inexistants – alors que le sujet aurait pu s’y prêter, surtout avec un tel réalisateur.

Et même si Mel Gibson est un Jerry Fletcher singulier – il faut le voir se nourrir – on a tout de même du mal à entrer dans cette histoire de complot où un simple chauffeur de taxi met à jour un véritable complot national – voire international – soutenu par une avocate qui ne sait pas comment se débarrasser de cet homme invasif.

Par contre, la séquence qui voit Jerry se faire enlever par les « méchants » eux-mêmes emmenés par le docteur Jonas (Patrick « X » Stewart) est très réussie. C’est un moment  très angoissant et dans le même temps, et qui pourrait être expliqué comme un délire de ce personnage hors norme qu’est Jerry.

 

Mais le scénario a choisi de prendre au sérieux son personnage…

 

(1) Une de ces newsletter comme celles qu’on nous propose régulièrement sur des sites « très bien »…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Richard Donner, #Superman, #Marlon Brando
Superman (Richard Donner, 1978)

Quarante ans !

Voilà quarante ans que le film est sorti, et presque autant que je l’ai vu la première fois (c’était fin janvier 1979). Et malgré » le temps qui a passé, le perfectionnement des techniques visuelles et surtout l’avènement du numérique, je ne me lasse pas de voir ce film.

Je comprends encore plus aujourd’hui le battage qui a entouré sa sortie. C’était extraordinaire. Si les effets spéciaux de 1978 sont les mêmes – ou presque – que quarante ans plus tôt, il faut avouer que la partie bricolage est rudement bien faite.

Certes, on peut remarquer les transparences et surimpressions ainsi que les incrustations, mais il faut tout de même dire que la qualité est là : Superman a fait rêver beaucoup d’enfants à cette période, peut-être plus que maintenant quand DC Entertainment sort un nouvel opus des aventures de celui qui est l’un des plus anciens super-héros américains.

 

Mais reprenons. Alors que la planète Krypton est en train de mourir, Jor-El (Marlon Brando, contre la loi, décide de sauver son fils Kal-El en l’envoyant à quelques millions de kilomètres, sur une planète fruste certes, mais habitable.
Donc, en 1948, atterrit avec rudesse l’engin de Kal-El, à la grande stupeur de Jonathan (Glenn Ford) et Martha Kent (Phyllis Thaxter). [Notons au passage qu’il s’agit de la dernière apparition au cinéma de cette dernière qui fut vingt-cinq ans plus tôt la femme de Gary Cooper dans Springfield Rifle]. Revenus de leurs émotions, ils vont adopter et donc élever cet enfant tombé du ciel : il s’appellera Clark.

Et puis un jour, Clark (Jeff East) va découvrir ses origines et s’émanciper.

Après quelques années d’apprentissage, il reviendra en plein jour et ses exploits lui donneront le nom de Superman.

 

La première chose qu’on remarque dans ce film, c’est la longueur des génériques. Si une (très) courte séquence nous ramène en 1938 – année de l’apparition de Superman (1) – la présentation, rythmée par la musique de John Williams  introduisant le thème du personnage principal qui sera repris pour les nombreuses suites, tire en longueur (5 bonnes minutes). Pareil pour le générique final, ce qui est plus normal mais tout de même plus étendu qu’habituellement.

Et il faut attendre plus d’une heure dix avant de voir enfin Christopher Reeve dans le costume bleu et rouge (et le S or). Mais cette attente semble nécessaire afin de donner un contexte et surtout des origines à ce personnage étonnant. C’est aussi l’occasion de retrouver quelques grands noms du cinéma : outre Marlon Brando, on peut reconnaître Trevor Howard, ou encore Maria Schell et Harry Andrews. Mais ces vieilles gloires (1) sont destinées à disparaître avec la planète Kypton.

 

Du côté obscure, nous trouvons un trio infernal : Lex Luthor (Gene Hackman), Otis (Ned Beatty) et la belle Eve Teschmacher (Valerie Perrine).

Si Lex Luthor est un esprit brillant mais tout de même malade, ses deux acolytes rivalisent de bêtise, superbes faire valoir de l’ignoble Luthor.

Et la composition que nous propose Gene Hackman est absolument dans le ton du film : un méchant terrible mais au côté parfois ridicule. Et tout de même : comment un tel esprit a-t-il pu s’entourer d’un incapable comme Otis ?

 

Et puis il y a le défaut dans la carapace de Superman : Lois Lane (Margot Kidder). Elle est belle et intelligente, intrépide mais… Elle ne résiste pas longtemps à cet homme d’acier au regard de velours.

Mais on est en droit de se demander comment Lois ne peut pas reconnaître Clark derrière ce super-homme. Clark Kent a des lunettes et n’est pas en collant bleu et culotte rouge, mais on reconnaît aisément qu’il est l’autre.

 

Qu’importe, on se laisse porter par ces aventures surhumaines (évidemment) et on se laisse faire avec beaucoup de plaisir, souriant des effets un peu trop visibles mais appréciant les autres et surtout les décors futuristes de Krypton ou du repère de Superman.

De plus, la séquence sur Krypton qui semble complètement inutile dans le film en tant que tel, prend toute sa signification quand on sait qu’elle sera la base du deuxième film, quatre ans plus tard.

 

J’oubliais : la différence entre Superman (1978) et Superman (2013) ? Le ton. DC Entertainment n’a pas l’humour de Richard Donner, et d’une certaine manière semble privilégier un ton plus sérieux.

 

A voir donc.

 

 

PS : Alors qu’on fête les 40 ans de la sortie du film, la belle Margot Kidder s’est éteinte en avril dernier.

 

(1) Parlant de vieilles gloires : c’est Jackie Cooper qui interprète Perry White, le patron de Lois et Clark.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Policier, #Comédie, #Richard Donner, #Mel Gibson
L'Arme fatale 4 (Lethal Weapon 4 - Richard Donner, 1998)

On ferme. Encore une fois.

Quatrième et dernier opus de Richard Donner, avec les mêmes acteurs aux rôles principaux : Mel Gibson (Martin Riggs), Danny Glover (Roger Murtaugh), Joe Pesci (Leo Getz), Rene Russo (Lorna Cole)… (1)

Encore une fois, le duo de choc et de flics refait surface dans une séquence d’ouverture où l’eau et le feu se mélangent sans aucune intervention de George R. R. Martin !

Le ton est donné : un déséquilibré (c’est comme ça qu’on l’appelle) s’amuse à tirer à l’arme automatique en utilisant un lance-flamme. Bref, rien que de très naturel pour cette série de films.

 

Mais Richard Donner et ses nombreux scénaristes nous proposent d’en finir avec cet univers somme toute bien sympathique malgré le nombre de tués depuis 1987.

Roger et Martin sont toujours fidèles au poste, déclenchant des catastrophes spectaculaires que Murphy (Steve Kahan), leur chef, a de plus en plus de mal à couvrir. Mais les choses changent : ils vieillissent.

 

Il faut dire que depuis l’A.F. 1, onze ans ont passé pour les spectateurs et pour les acteurs aussi. Alors les enfants de Roger sont plus âgés, Riggs encaisse de moins en moins bien les coups. Il n’est plus cette arme fatale présentée en mars 1987 : l’arme a changé de main et est maintenant du côté des méchants en la personne de Wah Sing Ku (Jet Li), frère d’un des chefs de triades chinoises.

Et il est autrement plus spectaculaire que Riggs, mais comme c’est un super méchant, il n’en profitera pas longtemps (2).

 

Autre signe des temps : Riggs est de moins en moins frappé. Si ses interventions intuitives sont toujours payantes, son personnage a mûri. Il ne fume plus, ni ne mange de biscuits pour chien, et surtout, un grand événement va faire basculer sa vie : Lorna est enceinte. Fini les commandos suicides ou assimilés, il va être père.

Et ce n’est pas tout : dans le même temps, Roger va devenir grand-père, sa fille chérie Rianne (Traci Wolfe) s’est mariée (secrètement) et attend elle aussi un heureux événement, à peu près à la même date.

 

Bref, l’insouciance des trois premiers films disparaît : nos héros sont condamnés à réussir, et surtout à rester vivants !

Bien entendu, suite aux trois premiers films, on n’imagine pas une seconde que cette smala va perdre un de ses éléments. Au contraire, un nouveau membre arrive : Lee Butters (Chris Rock), autre flic et surtout mari de Rianne.

 

C’est très certainement une famille très atypique et surtout très sympathique, dont les relations particulières entre ses différents membres l’emportent sur une intrigue un tantinet convenue : il était tout de même temps que cela finisse. Certains sont peut-être réellement trop vieux pour ce genre de c…

Alors ça déroule, ça explose, ça poursuit un guéridon, ça brûle, ça pleut… Même les rappels des épisodes précédents sont là : la maison qui, après avoir été partiellement détruite et explosée reçoit ici son coup de grâce. Mais qu’importe, chacun arrive au bout du film, qui se termine sur un générique de photos, celle d’un album qu’on feuillette et qui contient des portraits ou des groupes de tout ceux qui ont participé à ce dernier film : non seulement les acteurs, mais aussi les techniciens, cameramen, monteurs, décorateurs, jusqu’aux maîtres-chiens et au secouriste !


Une tétralogie qui se termine comme on l’aime, en feuilletant un album de famille dont on a été, le temps de quatre films, l’un des membres.

 

  1. Je ne vais pas tous les énumérer, allez voir vous-mêmes…
  2. Le temps du film, quoi !

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Policier, #Comédie, #Richard Donner, #Mel Gibson
L'Arme fatale 3 (Lethal Weapon 3 - Richard Donner, 1992)

Ils sont de retour : la famille de Roger Murtaugh (Danny Glover), Riggs (Mel Gibson), et son nouveau membre Leo Getz (Joe Pesci).

Certes, ce n’est pas une famille ordinaire, mais existe-t-il une véritable « famille ordinaire » ?

On retrouve donc le duo de flics de choc dans des histoires plus ou moins terrible, où l’action, l’humour ainsi que l’émotion créent un cocktail explosif – au sens propre comme au figuré – et où, encore une fois, la famille va s’agrandir.

 

Si on retrouve Murtaugh et Riggs dans leur numéro de duettistes bien rôdé, c’est, encore une fois, l’arrivée d’une nouvelle personne qui va en plus enrichir la série.

Leo Getz, malgré ses défauts, a été adopté : repenti, il s’est reconverti dans une affaire légale – l’immobilier – et il a pour mission de vendre la maison des Murtaugh.

 

La nouvelle recrue est une femme, elle se nomme Lorna Cole (Rene Russo) et est, elle aussi flic. Après des débuts chaotiques – elle est de la police des polices – on découvre en elle une femme qui semble le pendant de Riggs. Pas étonnant alors qu’ils terminent ensemble (1).

Il faut dire qu’elle sait se battre et viser juste, ce qui est un atout appréciable dans sa relation à Riggs. On assiste alors à une parade amoureuse assez peu commune mais qui se termine de la même façon que les autres : à l’horizontale !

 

Comme dans les deux épisodes précédents, on a des coups de feu très fréquents, amenant une accumulation de morts qui n’a rien à envier aux films précédents, mais, encore une fois, on trouve aussi une séquence émotion, où cette fois-ci Murtaugh se retrouvent dans une situation très pénible : il a tué un jeune garçon – armé, certes – qui était l’un des amis de son fils Nick (Damon Hines).

Mais, heureusement, l’intrigue policière reprend le dessus et la machine s’emballe jusqu’au dénouement final, qui amènera, bien évidemment, une suite inévitable.

 

L’arrivée d’une nouvelle personne – Lorna – dans la famille Murtaugh élargie est, encore une fois, une bonne idée, poursuivant ainsi le retour à une vie normale de Riggs : alors qu’il avait perdu sa femme avant le début de la série, et qu’il semblait avoir trouvé (brièvement) une partenaire dans l’épisode 2, Riggs est maintenant prêt pour une nouvelle vie amoureuse. Bien entendu, pour un tel personnage, il n’était pas question d’une femme un peu trop mièvre comme l’était Rika van Haas (Patsy Kensit).

Et Rene Russo, prenant sa place dans cet univers arrive même à éclipser Leo, l’emmerdeur indispensable.

 

Pour le reste on retrouve les clins d’œil aux films précédents : les rapports entre Riggs et Murtaugh ainsi qu’avec leur chef Murphy (Steve Kahan) ; les initiatives pas toujours heureuses de Riggs ; des poursuites en voiture ; l’inévitable séquence dans la salle de bain ; et, bien sûr, l’âge du capitaine.

Ou plutôt du sergent Murtaugh : « trop vieux pour ce genre de conneries » (2).

 

A suivre, donc.

Ou plutôt : à finir…

 

  1. Ce n’est pas une grande révélation…
  2. « I’m too old for this shit! »

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Policier, #Comédie, #Richard Donner, #Mel Gibson
L'Arme fatale 2 (Lethal Weapon 2 - Richard Donner, 1989)

Deuxième épisode, première suite.

 

On retrouve Riggs (Mel Gibson) et Murtaugh (Danny Glover), Trish (Darlene Love) et Rianne (Traci Wolfe).

Mais comme les méchants avaient tous été tués dans le premier film, Richard Donner et (surtout) Shane Black en ont concocté d’autres.

Cette fois-ci, Riggs et Murtaugh doivent affronter une délinquance très particulière : un diplomate qui profite de son immunité pour magouiller en toute impunité.

Si en plus, on précise que ce monsieur Arjen Rudd (Joss Ackland) travaille pour l’Afrique du Sud (1), on alors un méchant magnifique, entouré par une équipe de tueurs qui ne s’embarrassent pas détail, tout comme lui-même n’en fait aucun : si une opération tourne mal, il n’hésite pas à supprimer celui de ses hommes qui en est responsable.

 

SI l’intrigue revêt une teinte politique, le duo Riggs-Murtaugh prend ses marques par rapport au film de 1987 : les deux ans entre les deux films ont passé et Riggs s’est installé dans la famille de Murtaugh, atténuant de plus en plus le chagrin de la disparition de sa femme (2).

Mais si on pouvait craindre une resucée de l’épisode précédent (3), on y trouve une nouveauté qi va donner une autre dimension : la présence de Leo Getz (Joe Pesci, formidable), témoin capitale dans une affaire qui – chose étonnante ? – a un rapport avec ces gens de l’ambassade.

 

Leo Getz est une belle trouvaille dans la série, accentuant son côté comique (4). Mais surtout, avoir choisi Joe Pesci est très judicieux.

En effet, Pesci est surtout connu pour avoir incarné des malfrats violents et absolument méchants (5), alors le voir dans un rôle de truand à la petite semaine, un tantinet idiot, mais surtout baratineur jusqu’à l’excès est très réjouissant. Ses rapports avec Riggs et Murtaugh se terminent toujours de la même façon : très rapidement, ces deux derniers doivent le prier – parfois brutalement – de fermer sa grande… bouche !

Introduire un tel emmerdeur dans les pattes du duo de choc va aussi donner une autre dimension à la série : Leo reviendra dans les prochains films : aussi baratineur, mais tout de même très attachant.

 

Pour le reste, on a droit à de belles poursuites en voiture avec hélicoptère, des méchants inéluctablement éliminés pour ce qu’ils sont (des gros méchants !) et la présence d’un élément féminin qui va changer d’une certaine façon la routine de Riggs : Rika van der Haas (la belle Patsy Kensit) va lui permettre de sortir de son deuil douloureux et envisager une nouvelle existence.

Mais ceci est – bien entendu – une autre histoire, qui sera le sujet du troisième opus.

 

A suivre, donc.

 

 

  1. Il faudra attendre six mois après la sortie du film pour que la situation en Afrique du sud évolue (dans le bon sens) : le 11 février 1990, Nelson Mandela fut libéré après 28 ans d’incarcération.
  2. Riggs raconte à Trish sa mort, qui trouve un écho dans l’intrigue criminelle.
  3. On retrouve d’ailleurs des éléments communs : la salle de bain ; l’accumulation de morts…
  4. Il y en aura encore 2.
  5. Raging Bull, Les Affranchis

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Policier, #Comédie, #Richard Donner, #Mel Gibson
L'Arme fatale (Lethal Weapon - Richard Donner, 1987)

Une jeune femme (Jackie Swanson) exécute un magnifique saut de l’ange : sauf qu’il n’y a pas d’eau en dessous.

Roger Murtaugh (Danny Glover) fête ses 50 ans : il commence à devenir vieux…

Martin Riggs (Mel Gibson) est au bout du rouleau, mais il n’arrive pas encore à franchir le pas : pourtant depuis la mort de sa femme, peu de choses le retiennent.

Roger et Martin sont flics,  un vieux briscard et un suicidaire : une nouvelle équipe de choc qui enquête sur la mort de la jeune femme.

 

Un nouveau duo de choc débarque sur les écrans : deux flics aux conceptions radicalement opposées.

D’un côté Roger est un flic consciencieux et un peu procédurier, et de l’autre un jeune chien fou autour duquel les cadavres s’empilent.

On a donc une situation de base propice à des scènes d’action spectaculaires et une bonne dose d’humour. Avec en prime un pan de l’intrigue liée à la guerre du Vietnam (1) à laquelle Roger et Martin ont participé.

C’est d’ailleurs le Vietnam qui amène Roger sur l’enquête (et donc Martin, son nouveau coéquipier) : son ami Michael Hunsaker (Tom Atkins) est le père de la jeune femme morte. Et comme il a sauvé la vie de Murtaugh quelques années plus tôt, Roger a une dette envers lui.

 

Richard Donner nous propose donc un film musclé, où « l’arme fatale » n’est autre que Riggs, celui qui fait pousser des cadavres.

En face du duo de choc, on trouve de beaux méchants dirigés par un ancien colonel (Mitch Ryan) des forces spéciales au Vietnam (encore et toujours ce conflit) : toute son équipe est prête à se sacrifier pour ce chef. Et parmi tous ces méchants, un autre sort du lot : Mr. Joshua (Gary Busey).

Ce dernier est le pendant de Riggs du côté obscur : c’est un homme efficace et résistant à la douleur : une réussite (3).

 

Mais si le film enchaîne les morts violentes, on assiste aussi à une renaissance : celle de Riggs. Cette renaissance est possible grâce à la famille de Roger, dont la femme Trish (Darlene Love) n’est pourtant pas un cordon bleu. Mais Riggs s’y sent bien : ça doit être le miracle de Noël (2).

Quoi qu’il en soit, si l’intrigue est un tantinet convenue, Donner installe ses personnages : le succès de ce film amenant trois autres opus où la relation entre les Murtaugh et Riggs évoluent.

 

Mais ceci est une autre histoire (4).

 

 

  1. Le conflit a laissé de nombreux traumatismes dans la tête de ceux qui en sont revenus, tout comme dans la société américaine.
  2. Le fil s’ouvre sur Jingle Bells Rock chanté – bien sûr – par Bobby Helms.
  3. Gary Busey est un méchant reconnu d’Hollywood : on s’attend toujours à le voir du mauvais côté…
  4. Ou plutôt la même qui évolue dans le temps.

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