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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

ron howard

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Télévision, #Série, #Gerry Marshall, #Ron Howard
Happy Days (Gerry Marshall, 1974-1984)

1974 commence (nous sommes le 15 janvier), et une nouvelle série télévisée démarre (encore ?). Et non seulement elle est de qualité, mais en plus elle va perdurer dix ans !

Richie Cunningham (Ron Howard), Potsie (Anson Williams), Ralph (Don Most) et Fonzie (Henry “The Fonz” Winkler) nous sont proposés. Nous sommes dans les années 1950 (puis 1960), dans un décor qui n’est pas sans rappeler celui d’American Graffiti, sorti un peu moins de six mois plus tôt, avec – déjà – Ron Howard !

Le milk-bar n’est pas encore le lieu central de la série, mais il s’y passe déjà beaucoup de choses. C’est là que les protagonistes principaux se retrouvent et lancent les principaux éléments de l’intrigue.

 

Pour le premier épisode, Richie a rendez-vous avec la belle Mary Lou (Kathy O’Dare). Bien entendu, il n’est pas un tombeur et manque cruellement de pratique. Heureusement, son ami Potsie est là pour le conseiller, bien qu’il n’ait pas tellement plus d’expérience dans ce domaine…

 

La musique d’époque est là, tout comme les codes vestimentaires, et l’incontournable voix d’Elvis qui, si elle ne chante pas Good rockin’ tonight, nous propose tout de même Hound Dog, ce qui nous donne une indication temporelle : la chanson est sortie le 13 juillet 1956 !

Donc, Gerry Marshall, créateur de la série, recrée avec bonheur cette période d’après-guerre à travers les yeux des adolescents, ceux qui étaient nés pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Bien évidemment, c’est avant tout la comédie qui est mise en avant, même si ce que vit Richie ne l’est pas spécialement, au moins pour lui.

 

Et dans ce premier épisode, Marshall commence à positionner ses personnages. Les Cunningham sont le fil rouge et si nous ne faisons qu’apercevoir Marion (Marion Ross), la mère où les autres enfants – Joanie (Erin Moran) et Chuck  (Gavan O’Herlihy) – le père, Howard (Tom Bosley) nous apparaît déjà comme un pilier de la série.

Et bien entendu, nous trouvons déjà celui qui donnera toute son envergure : Arthur « Fonzie » Fonzarelli (Henry Winkler).

Il est déjà considéré comme le supérieur de cette bande de jeunes gens. Au contraire de Richie, il n’est plus à l’école et a un regard détaché sur la vie. Mais certainement pas sur son apparence : il nous fait déjà le coup du peigne devant la glace qui sera repris plus tard dans le générique.

 

A propos de générique, c’est Rock around the Clock qui ouvre ce premier épisode, et la chanson Happy Days que nous connaissons (presque) tous, n’est présente que pour la fin, alors que la caméra s’éloigne de Richie et Potsie, révélant l’insouciance d’alors : tous ces jeunes gens qui s’amusent.

 

Bref, de vrais jours heureux…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Espace, #Ron Howard, #Tom Hanks, #Bill Paxton
Apollo 13 (Ron Howard, 1995)

 

Quand sort le film, 25 ans après les faits (et aujourd’hui encore, un peu plus de 25 ans plus tard), les spectateurs connaissent déjà la fin de l’intrigue : Jim Lovell (Tom Hanks), Fred Haise (Bill Paxton) et Jack Swigert (Kevin Bacon) sont revenus sains et saufs de leur voyage spatial après avoir fait le tour de la Lune, à défaut de s’y être posés.

Mais malgré tout cela, Ron Howard réussit à nous faire douter de l’issue de cette aventure spatiale bien singulière. Singulière parce que nous n’avons pas l’habitude, nous spectateurs, de voir un fiasco en œuvre dans un film sur l’espace.

 

Parce que cette fois-ci, rien ne se passe comme prévu : non seulement il n’y aura pas d’alunissage, mais en plus, les trois hommes vont frôler la mort. Certes, beaucoup comme moi ont encore en tête l’explosion terrible de Challenger (22-1-1986), mais nous n’en sommes pas là : il s’agit ici de 1970.

Du 11 au 17 avril, le monde va donc suivre avec angoisse le sort de ces trois hommes coincés à des milliers de kilomètres de toute vie humaine, dans un engin qui n’était prévu que pour alunir et repartir. Bref, autant dire un vol impossible.

Et ce qu’il y a de bien avec les choses impossibles, c’est que ça donne des ailes au cinéma, lieu où tout est possible, et surtout ce qui ne l’est pas.

 

Certes, l’impossible ne l’est pas tant que ça puisque nous savons comment tout cela s’est terminé. Mais le talent de Ron Howard et de tout ceux qui l’entourent sur cette aventure (à plus d’un titre) c’est de nous relancer dans cet impossible et de nous amener à ce dénouement (heureux) malgré tout, comme s’il s’agissait un tout nouvel exploit(1). Nous nous retrouvons dans les mêmes conditions que les acteurs d’alors, tendus devant cette situation qui semble inextricable.

Comme d’habitude, on trouvera quelques esprits forts pour nous signaler qu’il y a certaines approximations et que certaines choses ne son pas possibles ou ne se sont pas passées (2). Et comme toujours je dis : certes, mais on s’en fiche, on est au cinéma. Ce qui compte, ce n’est pas ce qui a été, mais ce qui se passe sous nos yeux.

 

Et de ce côté-là, la mission de Ron Howard est bel et bien accomplie, recréant un grand moment de tension cinématographique en mettant en présence les différents acteurs de ce qui aurait pu être une tragédie : les astronautes bien entendu, mais aussi le centre de contrôle de Houston (3), inévitable, et enfin ceux qui ont vécu tout cela peut-être aussi intensément que les trois hommes, leur(s) famille.

Et tout cela, en jouant avec astuce sur le chiffre 13, censé porté malheur : non seulement le numéro de la mission est celui-là, mais ils s’élèvent à 13 h 13 et doivent alunir le 13 avril !

Tout est prêt pour un film catastrophe et la catastrophe arrive : Marilyn Lovell (Kathleen Quinlan) perd sa bague de fiançailles dans la douche !

 

Sérieusement, Ron Howard réussit un très beau film sur la conquête spatiale américaine, dans la lignée du non moins superbe The right Stuff de Philip Kaufmann une dizaine d’années plus tôt, avec en commun Ed Harris (Gene Kranz) (4), mais avec un handicap de choix : l’échec de la mission.

Et c’est aussi là qu’est la magie du cinéma : réussir à tourner cet échec en une incroyable réussite, avec résolution finale émouvante. Et il faut avouer que les Américains savent le faire.

 

C’est ça, le cinéma.

 

  1. Exploit qui fut réel à cette époque.
  2. C’est bien la musique de 2001, a space Odyssey qui fut jouée !
  3. De ce côté-là, pas de problème !
  4. Avec des cheveux !

 

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Policier, #Ron Howard, #Mel Gibson
La Rançon (Ransom - Ron Howard, 1996)

Depuis l’affaire du bébé Lindbergh (1932), les rapts d’enfants (avec ou sans mort) ont toujours eu un traitement particulier dans l’information : la bassesse et la lâcheté d’un tel crime ont toujours suscité une émotion vive auprès de l’opinion publique. Bien entendu, le cinéma devait croiser la route de ce genre de fait divers propice au suspense, avec des résultats plus ou moins intéressants.

Ici, Ron Howard, sur un scénario de Richard Price et Alexander Ignon, va bouleverser l’ordre habituel des choses, mêlant une petite dose d’immoralité à une intrigue forcément convenue, pour en faire un film fort et un brin réaliste.

Mais reprenons.

 

Tom Mullen (Mel Gibson) dirige une compagnie aérienne. Au cours d’une Fête de la Science, son fils Sean (Brawley Nolte, le fils de Nick) est quasiment enlevé sous ses yeux et ceux de son épouse Kate (Rene Russo) et sera rendu contre rançon.

Après une première tractation qui se solde par un échec, Tom décide ne pas verser l’argent : au contraire, il propose de la donner à la personne qui récupérera son fils des mains des ravisseurs.

Mieux. Il va doubler le montant de la rançon exigée par ces mêmes ravisseurs.

 

A partir d’une intrigue simple, donc – un kidnapping qui amène le versement d’une rançon – Ron Howard renouvelle le genre en faussant les données habituelles. Certes, on a droit aux tractations habituelles – qui n’aboutissent pas – mais c’est bien entendu quand les règles changent – totalement- - que le film prend toute sa saveur : les ravisseurs, qui mènent le jeu, sont pris de vitesse et se retrouvent en position faible, à la merci des conditions de leur propre victime, l’argent étant un excellent facteur motivant pour créer un héros d’un jour.

Bien sûr, cette attitude est peu raisonnable, voire un tantinet immoral : encourager, à coup de millions de dollars, des gens à récupérer son fils par n’importe quel moyen, si ce n’est pas un appel au meurtre, ça y ressemble tout de même beaucoup.

Sans oublier la position de ce même fils aux mains de ravisseurs dont les conditions – on ne peut plus favorables – évoluent dans le mauvais sens et peuvent amener à des positions radicales et donc tragiques.

 

C’est un phénoménal coup de bluff que joue Tom Mullen en se retournant contre ses bourreaux, à l’encontre de la raison, incarnée par l’imposant agent du FBI Lonnie Hawkins (Delroy Lindo) : les statistiques parlent en faveur de la solution négociée et ce retournement inattendu rend les choses décidément très compliquées, voire inédites.

Et il est presque dommage que les objections morales aient été abandonnées au profit de l’intrigue principale consistant à récupérer cet enfant malmené. Mais là encore, ce qui nous est offert à voir est aussi intéressant que les reproches moraux qui sont – brièvement – faits à Tom à travers la télévision.

Parce que Ron Howard mène son film sur un ton réaliste rarement employé. Les conditions de détention de l’enfant sont sordides, comme le témoigne son sweat-shirt envoyé aux parents à un moment des négociations. Et la performance du jeune Brawley Nolte est à saluer tant son personnage est criant de vérité.

 

Et puis il y a le méchant de l’histoire : James Shaker (Gary « Lieutenant Dan » Sinise). Bien sûr, en lisant le nom de cet acteur formidable au générique, on se l’imagine du côté obscur et la surprise est là quand on apprend qu’il est policier. Mais dès sa première intervention, on peut commencer à avoir des doutes : son regard croise celui du véhicule des ravisseurs.

Quand son véritable rôle est – rapidement – dévoilé, on n’en est que plus ravi, ses différentes prestations de « méchant » parlant en sa faveur.

Quant aux « gentils » de l’histoire, on appréciera à sa juste valeur le duo Gibson-Russo qu’on avait découvert avec beaucoup de plaisir dans Leathal Weapon 3, dans des interprétations plus sérieuses mais tout de même dans la même verve réaliste que le film (1).

 

A voir !

 

  1. Je sais : il est plus facile de faire pleurer que de faire rire, mais quand une interprétation est juste, il ne faut pas s’empêcher de la souligner.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie dramatique, #George Lucas, #Ron Howard
American Graffiti (George Lucas, 1973)

1962, Modesto (Californie).

L’année scolaire est terminée. C’est la nuit d’adieu avant la prochaine année scolaire : Curt Henderson (Richard Dreyfuss) doit partir le lendemain sur la côte Est pour étudier.

C’est une nuit d’errance qui s’ouvre, chacun au volant de sa voiture, dans l’espoir de faire la rencontre, de vivre la grande aventure.

Une dernière fois avant de se perdre…

 

Nous sommes donc aux Etats-Unis dans cette célèbre année 1962 qui vit quelques grands événements – la mort de Marilyn Monroe, Crise des missiles de Cuba (etc.) – et qui a beaucoup inspiré George Lucas pour son deuxième film : il a vécu cette période et certains de ces souvenirs viennent de sa propre expérience (il avait 18 ans en août 1962).

C’est un véritable concentré des débuts des années 1960s qui nous est proposé ici, ave une reconstitution qui est surtout soutenue par une collection incroyable de voitures de cette période.

Nous sommes dans la dernière décennie de ces Trente Glorieuses  comme on les appelle en France, ces années fastes qui suivirent la Deuxième Guerre Mondiale et qui sont synonyme d’essor économique et surtout de société de (sur)consommation, illustrée ici par une utilisation effrénée (1) de la voiture : l’intrigue se déroule pendant une nuit et ce ne sont que des véhicules qui circulent à longueur de temps, dont certains sans discontinuer.

 

Mais ce film, c’est surtout la fin d’une époque : pas celle de cette société mais plutôt celle de ces jeunes gens pour qui la vie va changer. Le lycée est terminé et il faut penser à l’avenir : Curt part donc à l’Est, malgré ses inévitables doutes : va-t-il partir ?

Presque tous ces jeunes gens sont à un tournant, et l’incertitude qui en naît s’exprime de différentes façon : le doute chez Curt, la peur chez son meilleur ami Steve (Ron « Richie » Howard). Peur parce que sa relation avec Laurie (Cindy Williams) pourrait en souffrir : c’est pour eux une nuit de doute et leur couple ne cesse d’être malmené.

Deux autres personnages importants gravitent autour des deux amis : Terry (Charles Martin Smith) et John (Paul Le Mat). Si Terry est l’archétype de l’adolescent intello – les lunettes y sont pour beaucoup – puceau et qui a tout à découvrir, John est ce qu’on pourrait appeler un mauvais garçon (2) : passionné de mécanique, il a bricolé sa propre voiture, en faisant un bolide que régulièrement on vient défier à la course.

Et nous n’y échappons pas : John sera défié par un « étranger », Bob Falfa (Harrison Ford) et nous suivrons leur course, fatale (en partie) pour l’un des deux.

 

Cette course nous ramène à la décennie précédente, tout comme certaines musiques qu’on entend à la radio, omniprésente dans le film, en voiture ou dans les boutiques. Le seul endroit qui lui échappe étant la grande salle du lycée où à lieu… Un bal avec un groupe reprenant les titres du moment.

Quand John et Bob s’élancent, on repense à Jim Stark (James Dean) et Buzz (Corey Allen) et leur « Chickie Run » dans Rebel without a Cause.

Les Pharaons (Pharaohs dans la VO), ces autres mauvais garçons que rencontre Curt, ne sont pas non plus sans rappeler les membres de la bande de Johnny Strabler (Marlon Brando) dans The wild One.

Et puis George Lucas ouvre le film avec Bill Haley qui chante l’incontournable Rock around the Clock.

 

La musique, d’ailleurs, a une place prépondérante dans le film : essentiellement américaine, on y trouve quelques titres qui sont devenus depuis des standards (Louie Louie ; Surfin’ Safari ; Johnnie B. Good…) mélangeant les titres des deux décennies concernées par le rock. On retrouve d’ailleurs chez John le point de vue de Don McLean (3) : le rock, ce n’est plus ça depuis la mort de Buddy Holly.

 

Bref, c’est un film très nostalgique que nous propose George Lucas, une errance nocturne qui, malgré la pléthore de voitures n’est en rien un road movie. A la fin, pas de transfiguration, et nos différents protagonistes restent les mêmes, et même l’un d’entre eux ne bougera jamais de Modesto (je vous laisse découvrir lequel).

 

PS : Deux ans plus tard, Bill L. Norton proposera une suite au film, mais c’est surtout l’année suivante (1974) qui verra la création de la série Happy Days, dans laquelle on retrouvera, outre Bill Haley, Ron Howard dans un des rôles principaux, Richie Cunningham.

 

  1. C’est le cas de le dire.
  2. John est un mauvais garçon surtout parce qu’il n’a pas pu aller au-delà du lycée, et aussi parce que ses contraventions ne sont jamais payées !
  3. American Pie (1971). Dedans y est fait référence au 3 février 1959, le jour où Buddy Holly, Richie Valens et J.P. Richardson Jr. sont morts dans un accident d’avion : McLean parle du jour où « la musique est morte » (« the day the music died »).

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Heroic Fantasy, #Ron Howard
Willow (Ron Howard, 1988)

Willow Ufgood (Warwick Davis) est un Nelwyn : un nain si vous préférez. Un jour, ses enfants découvrent un bébé sur la rivière : c’est Elora Danan (Ruth & Kate Greenfield), qui doit précipiter la chute de la reine sorcière Bavdora (Jean Marsh).

Il va devoir protéger ce bébé de sa vie, aidé par un aventurier de grand chemin, Madmartigan (Val Kilmer), et un duo improbable de lutins, Rool (Kevin Pollack) et Franjean (Rick Overton).

 

Derrière cette histoire merveilleuse se trouve un grand nom du septième art : George Lucas. Non seulement il a imaginé l’histoire, mais il produit. Donc, ça va bien se passer. Il fait appel à Ron « Richie Cunningham » Howard pour la réalisation et on peut même trouver dans l’équipe un futur réalisateur : Joe Johnston qui sortira son premier long métrage l’année suivante.

Mais revenons à l’intrigue.

Lucas recycle : un peu de bible, un peu de mythologie grecque, et vous obtenez un bébé qui menace l’ordre établi et dont il faut se débarrasser.

En plus, si vous faites dériver cet enfant sur l’eau, vous n’êtres pas loin d’avoir un petit Moïse à l’arrivée. Mais (heureusement ?), c’est une fille et il n’y a aucune intervention divine dans cette histoire. Il faut dire que la magie suffit à rendre cette intrigue merveilleuse, même si on aurait pu espérer quelques éléments un tantinet plus sérieux.

 

En effet, nous spectateurs de 2020 qui avons vu le formidable Seigneur des Anneaux (les trois opus), avons l’habitude d’un peu plus de panache dans un film d’heroic fantasy. Parce que si visuellement, c’est plutôt magnifique (1), certaines réactions de personnages ne sont pas obligatoirement à la hauteur des espérances. Le combat des deux sorcières en est un exemple parlant : si Jean Marsh reste convaincante dans ce rôle de méchante, il n’en va pas de même pour Patricia Hayes (Raziel, la bonne sorcière) qui joue un bon ton en-dessous.

Par contre, le duo Willow-Madmartigan fonctionne très bien, Warwick Davis jouant avec brio de sa petite taille, flanqué d’un grand pendard au grand cœur, le plus souvent faire-valoir : c’est un changement notable, habituellement, c’est le nain qui sert de faire-valoir.

Et Davis est magnifique dans ce rôle, nous faisant presque oublier sa petite taille pour apparaître tel que doit être Willow : le gardien de la vie de la princesse.

 

Pour le reste, un film plaisant où la patte de Lucas reste tout de même présente. A cela s’ajoute la générosité de Ron Howard (2) pour une belle histoire, convenue certes, mais malgré tout bien rendue.

Alors, ne boudons pas notre plaisir.

 

PS : à noter la présence de Gavan O’Herlihy (Airk Thaughbaer) qui interpréta le rôle furtif de Chuck Cunningham, frère de Ritchie dans la série Happy Days (tiens, tiens…).

 

  1. Nous sommes en 1988 et nous en sommes alors aux débuts du « morphing ». Ce film, d’ailleurs, fera beaucoup pour le développement de cette technique, stade ultime avant l’introduction des effets numériques qui vont inonder le marché du cinéma dans la décennie suivante, moins de dix ans après.
  2. N’oublions qu’avant, il fut d’abord un acteur, ce qui explique cette générosité qu’on retrouve généralement chez les acteurs passés de l’autre côté de la caméra.

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Aventure, #Ron Howard, #Tom Hanks
Da Vinci Code (Ron Howard, 2006)

Avant il y avait le best-seller (1) de Dan Brown.

Et Ron Howard est arrivé avec la lourde de tâche d’adapter l’un des romans les plus lus de ce début de millénaire.
Pas de souci : un casting international ; de belles reconstitutions en surimpression, et Tom Hanks.

 

Pour ce qui en est de l’adaptation (2), on peut la juger honorable, les grandes lignes ayant été conservées. Le seul problème de l’adaptation, c’est le bavardage.

Le livre de Brown, s’il se situe dans une zone d’ombre propice à la conspiration – avec quelques éléments véridiques – renferme une somme d’informations étayant ces aspects historiques.

 

Et c’est justement là où le bât blesse. Howard nous propose une adaptation musclée et spectaculaire où Tom Hanks et les autres semblent dans leur élément. Mais on ne peut passer à côté d’un bavardage didactique qui a tendance à rendre ce film un tantinet pénible à revoir : lors de la première vision, on ingurgite beaucoup d’informations, la deuxième peut amener l’indigestion…

 

Et c’est bien dommage parce que l’intrigue renferme tous les ingrédients d’un bon blockbuster : complot, poursuite, reconstitution, trahison… N’en jetez plus, tout est là.

Mais il faut passer par la théorie, et le film donne alors l’impression de s’enliser.

Même la présence de l’immense Ian « Gandalf » McKellen n’y change rien. C’est d’ailleurs lors de son apparition qu’on a le plus de théorie. Mais son personnage d’infirme érudit et britannique est une belle réussite.

 

Alors on se laisse distraire, en regrettant ceci plutôt que cela, pas assez de ci, et trop de ça…
Et au final, un film somme toute agréable, mais sans plus. Ron Howard nous a proposé mieux.

Quant à la belle Audrey Tautou, je la préfère dans un rôle un petit peu moins sérieux, un petit peu plus malicieux…

 

 

PS : A noter un petit plus par rapport aux films américains qui se déroulent (ou sont supposés se dérouler) en France. La présence de véritables acteurs français parlant dans leur langue dans la version originale (3), nous change des pseudo-français habituels, ceux qui ont un accent « où on pourrait accrocher un par-dessus » (Coluche).

 

  1. Euphémisme
  2. Je ne m’étends pas : ceci est un film et rien d’autre comme le dit fort justement mon grand ami le professeur Allen John.
  3. Le doublage n’a pas de place chez moi…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Star Wars, #Ron Howard
Solo: a Star Wars Story (Ron Howard, 2018)

Starwars, dixième partie.

Dans la chronologie officielle, on placerait cet épisode entre l’opus III (la Revanche des Siths) et Rogue One.

Ce film nous propose donc l’histoire de Han Solo, quelques années avant sa rencontre avec Luke et Obi-Wan.

On y rencontre donc notre héros turbulent (Alden Ehrenreich) issu d’une sinistre planète (Corellia) où il est (déjà) un voleur. Il veut s’en échapper, avec sa fiancée Qi’ra (la belle Emily Clarke, avec ses vrais cheveux !), mais s’il y parvient, ce n’est pas le cas de sa belle.

 

Je suis un tantinet déçu* de Ron Howard, j’attendais plus de sa part dans un tel film.

Certes, il remplit le cahier des charges : poursuites, lieu de convivialité, humanoïdes aux têtes et langages improbables, et même un droïde, dans un coin, qui rappelle R2D2, le grand absent du film.

En plus, nous avons le plaisir d’assister à la rencontre ente Han et Chewbacca (Joonas Suotamo, Peter Mayhew ayant des problèmes de genoux, liés à l’âge que voulez-vous…).
Cette rencontre est rude, mais rapidement les deux comparses font l’affaire.

S’ensuit une intrigue autour du Coaxium, le carburant précieux utilisé dans cette galaxie si « lointaine, lointaine »…

Avec en prime la première rencontre entre Han et Lando Calrissian (Donald Glover) avec la fameuse rivalité autour du Millenium Falcon.

 

Mais malgré tous ces épisodes réjouissants, on ressort du film avec une impression de manque. Quelque chose qui a été oublié et le plaisir qui suivit Rogue One ne se retrouve pas ici. Pour ma part, j’attendais plus de la relation entre Han et Chewy, les épisodes suivants présupposaient des événements plus forts entre eux deux, ce qui n’est pas le cas ici : ils sont rarement seuls, et on ne peut décemment pas expliquer leur lien avec la douche qu’ils prennent ensemble après leur évasion (2).

 

Mais du point de vue de l’intrigue, beaucoup de questions restent en suspens. En effet, si Han rejoint bon gré, mal gré la Rébellion, le personnage de Qi’ra mérite un minimum d’explications supplémentaires : que s’est-il passé entre la fin de ce film et l’apparition de Han sur Tatooine dans l’épisode IV ? Quel est son rôle et qu’est-elle devenue ensuite ?

Quant à l’apparition de Darth Maul (Ray Park & Sam Witwer), j’ai dû manquer un épisode, car je ne m’explique pas sa présence. (3) 

 

Finalement, si cet épisode nous permet de vivre quelques épisodes évoqués dans la trilogie originale, il nous laisse tout de même avec beaucoup de questions.

Auront-elles une réponse plus tard ?

 

  1. Il semble que je ne sois pas le seul…
  2. Ce n’est pas vraiment le genre de la marque Disney, ou alors, ils ont bien évolué…
  3. Rogue One évitait des questionnements : tout le monde mourait…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Catastrophe, #Ron Howard, #Robert de Niro
Backdraft (Ron Howard, 1991)

Spectaculaire.
Spectaculaire et émouvant.

Voilà comment résumer ce beau film de Ron Howard, qui ressemblait alors encore beaucoup au jeune Richie Cunningham (c’était avant de perdre ses cheveux…).

 

On est pompiers de père en fils, chez les McCaffrey. Après Dennis (le père), c’est Steven »Bull » (Kurt Russel dans les deux rôles) qui a repris le flambeau (c’est le cas de le dire).

Et maintenant, c’est le fils cadet, Brian (William Baldwin) qui vient d’être reçu. Mais, malheureusement pour lui, il se retrouve dans la même unité que son grand frère.
Et comme ils ne se sont pas parlés pendant plusieurs années, les rencontres sont loin d’être chaleureuses (un comble, non ?).

 

C’était encore au temps où le numérique balbutiait, et comme l’explique Howard dans l’introduction au film (version Bluray), un test avait été fait pour simuler les incendies et ce fut un fiasco : on n’y croyait absolument pas.

Alors le génial Allen Hall a élaboré tout un système pour recréer des situations d’incendies plus vraies que nature, mais cela n’allait pas sans quelques moments d’intense chaleur pour les acteurs comme pour Mikael Salomon (le chef-op’ qui a dû parfois tourner en combinaison anti-feu.


Mais le résultat peut être considéré comme au-delà des espérances tant Howard filme l’un des acteurs les plus difficiles à maîtriser : le feu lui-même.

C’est une véritable ode au feu, avec des personnages qui le redoutent mais qui ne peu vent que l’aimer. Il est partout et il en devient de plus en plus fascinant à mesure que l’intrigue se déroule. Rarement le feu aura été si beau à contempler, aussi hypnotisant.

Mais si le feu est grandiose et extrêmement bien rendu, il n’en demeure pas moins un élément au service de l’intrigue (un tantinet compliquée) du film.


En effet, derrière cet hommage aux soldats du feu, il y a une intrigue policière – qui provoque ces « backdrafts » meurtriers et pourquoi ? – ainsi qu’une chronique familiale plus ou moins ordinaire : des frères qui ne parlent pas ; l’un des deux qui a des problèmes dans son couple ; ou encore le second qui ne sait pas se poser quelque part…

Parce que c’est là qu’est tout le talent de Ron Howard : faire un film de superhéros avec des gens ordinaires.

 

Car ces hommes sont des superhéros, Steve le premier, digne héritier des son père « mort au champ d’honneur », pourrait-on dire. Ils combattent inlassablement contre un ennemi tangible (le feu) comme le Bien combat le Mal : avec force, mais avec respect pour cet ennemi terrible.

Mais bien évidemment, ces hommes ne voient pas leur rôle comme cela. C’est leur métier, c’est leur devoir. Il suffit de les écouter se reconnaître à la télévision pour comprendre qu’ils n’en tirent aucune fierté, juste le plaisir de se voir et des reconnaître un ami. Parc e que ces hommes ne sont pas seulement des collègues. Il existe – et a toujours existé – une solidarité forte et indéfectible, résumée par le leitmotiv : « si tu tombes, nous tombons. » (1)

 

Et puis, pour rehausser le tout (comme s’il y en avait besoin…), deux géants apportent leur contribution : Robert de Niro (Rimgale) et Donald Sutherland (Ronald Bartel).

Les deux personnages qu’ils interprètent – brillamment – sont absolument complémentaires et sur deux niveaux.

Tout d’abord parce que Ronald est un pyromane (extrêmement) dangereux et Rimgale un pompier qui l’a sauvé une fois, celle de trop.

Et aussi parce que c’est à leur contact, en les observant ou les écoutant que Brian va grandir et

Devenir le véritable fils de son père (et le frère de son frère…), atteignant alors cette rédemption (2) longuement cherchée : une rédemption double puisqu’elle concerne aussi ce frère longtemps étranger.

 

Magnifique.

 

 

PS : le film nous propose aussi une magnifique collection d’yeux bleu clair. Entre plus des deux frères McCaffrey, on trouve Helen (Rebecca de Mornay), la femme de Steve, ainsi que Ronald et le politicien Swayzak (J.T. Walsh, qui nous a quittés voilà déjà 20 ans…)

 

(1) “If YOU go, WE go.”

(2) Eh oui, toujours cette bonne vieille rédemption…

 

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