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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

sam raimi

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Western, #Sam Raimi
Mort ou vif (The Quick and the dead - Sam Raimi, 1995)

A peine trois secondes. Un croque-mort qui évalue la taille de la jeune femme qui vient d’arriver : Woody Strode vient de faire sa dernière apparition au cinéma. Quand le film sort en février 1995, il est mort depuis le 31 décembre précédent.

Mais Mort ou vif, c’est tout d’abord l’histoire d’une femme dans l’Ouest (sauvage, cela va de soi), quand la Loi n’était pas arrivée partout. Et encore moins à Redemption, là où a lieu tous les ans un concours de pistoleros. Organisé par celui qui possède la ville : John Herod (Gene Hackman).

Cette année, Ellen (Sharon Stone) a décidé d’accepter d’y participer. Normal, elle a un (très) vieux compte à régler avec le même Herod. La dernière fois qu’elle l’a vu, c’est à la mort de son père.

J’oubliais : Herod est un desperado de la pire espèce.

 

Sam Raimi a été choisi par la même Sharon Stone : elle ne voulait que lui pour réaliser ce western, pour lequel elle était aussi productrice. Outre Raimi, elle a aussi beaucoup insisté pour qu’y figure un jeune acteur qu’elle a découvert précédemment : Leonardo DiCaprio (Fee «  The Kid »). Et c’est une bonne chose d’avoir choisi Raimi parce qu’il va opérer une mutation, se mettant à tourner des films autres que l’horreur qui l’avait fait découvrir.

Mais là s’arrête la bonne idée : à mon avis, Raimi n’est pas un réalisateur de western.

Certes, il a potassé ses classiques, et surtout le maître Sergio Leone : le premier personnage qu’on croise, Dog Kelly (Tobin « Kramer » Bell) semble échappé de chez le réalisateur italien : l’allure, l’habillement et le fusil antédiluvien jouent dans ce sens.

 

Pour le reste, on a tous les ingrédients du western : de grands espaces, de la bagarre, des pendus, et bien sûr des duels au pistolets qui donnent le titre (original) au film (1). La grande nouveauté, c’est la présence de Sharon Stone dans le rôle principal : on n’attendait pas une femme dans ce genre d’intrigue, et on ne peut que s’en réjouir. Mais là s’arrêtent les réjouissances. Si les personnages sont pittoresques, leur accumulation a une certaine tendance à lasser.

De même, les différentes prises de vue, si elles rappellent celles de Leone (encore lui), n’en possèdent pas la rigueur, comme si Raimi n’avait pas su prendre son temps. Et au final, les montées de tension qu’on attend lors des duels tombent à plat, surtout si, comme Cort (Russell Crowe) on attend le déclic qui précède le carillon. Le duel est alors vite expédié et on passe à autre chose.

 

C’est plus une galerie du western – une sorte de musée ? – qui nous est offerte, avec une intrigue qui tient la route mais dont les ficelles sont tout de même un tantinet apparentes. Alors on va dire que c’est un hommage au western, et en particulier celui de l’immense Leone (2), mais on reste tout de même sur sa faim.

L’interprétation reste solide (ajoutez Lance Henriksen en joueur/tricheur/tireur et Gary Sinise dans un rôle déclencheur) et vous aurez une idée de ce qu’aurait pu être le film avec un véritable réalisateur de western. Gene Hackman est encore une fois impeccable, mais pas au niveau de Little Bill Dugget deux ans plus tôt.

Il y a beaucoup de bonnes intentions dans ce film, mais encore une fois, je rappelle que cela ne suffit pas : l'enfer en est pavé...

 

Heureusement, Raimi va se rattraper et nous proposer, quelques années plus tard, la belle trilogie Spider-Man.

Mais ceci est une autre histoire, déjà relatée ici. Et ici. Et aussi .

 

  1. Les rapides et les morts.
  2. On pense évidemment à Il était une fois dans l’Ouest par certains aspects de l’intrigue (et la présence de Woody Strode), mais avec la notion de recherche du temps perdu en moins.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie dramatique, #Sam Raimi
Un Plan simple (A simple Plan - Sam Raimi, 1998)

Que faire quand on trouve beaucoup d’argent (4,4 millions de dollars) dans un avion écrasé ?

Le rendre : à qui ? Le garder : et si quelqu’un le réclame ?

Certainement pas le dépenser : on chercherait sa provenance.

Finalement, c’est Hank Mitchell (Bill Paxton) qui a la solution : on le garde et si quelqu’un le demande, on le rend. Sinon, il est à nous !

Ca se défend.

 

On dit toujours que les plans les plus simples sont ceux qui fonctionnent le mieux. Permettez-moi d’en douter, surtout après avoir vu le film de Sam Raimi. En effet, le plan de Hank (voir ci-dessus) a une certaine tendance à se compliquer à mesure que le temps avance et surtout qu’apparaissent des nouveaux personnages.

Au début, ils ne sont que trois : Hank, donc, mais aussi Jacob Mitchell (Billy Bob Thornton), son frère, et le meilleur ami d’icelui, Lou Chambers (Brent Briscoe). Mais cette association montre immédiatement ses limites : si Hank est allé à l’université, les deux autres sont plutôt des abrutis, oisifs et buveurs, et donc des menaces potentielles.

 

C’est au tour de Sam Raimi d’aller filmer le Minnesota sous la neige, en cette période de réveillon du nouvel an. Et l’histoire qu’il nous raconte ici est bien singulière ce qui m’amène une question : peut-on tourner un film en hiver avec des gens normaux, dans cet état ? En effet, Fargo, trois ans plus tôt mettait en scène des personnages peu reluisants eux non plus…

Mais qu’importe. On sent que Sam Raimi s’est amusé à tourner ce film curieux servi par une distribution solide, Bill Paxton et surtout Billy Bob Thornton en tête.

 

Ce dernier interprète un Jacob Mitchell impressionnant, méconnaissable à sa première apparition. C’est un personnage fruste certes mais très attachant et Thornton lui donne de l’épaisseur et beaucoup de subtilité comme on peut le voir dans le dialogue entre les deux frères à propos de leur père.

Bill Paxton aussi est impeccable et c’est l’occasion de le voir au premier plan, lui qui fut un éternel second rôle.

Bref, nous sommes en bonne compagnie et Raimi déroule le fil de l’intrigue, amenant quelques rebondissements (des complications, donc) avec une certaine dose d’humour noir.

Il faut dire que le trio de choc est risible, tout au moins dans la première partie, la bêtise des deux amis ayant tendance à horripiler Hank, le plus raisonnable des trois. Encore que.

 

C’est sûr, c’était un plan simple. Trop simple. Et le basculement final ajoute à l’impression de gâchis qui ressort une fois le film terminé. Mais il y a des gâchis grandioses, et celui-ci n’est pas mesquin. Et comme Raimi vient de l’horreur, on a droit à quelques effusions de sang spectaculaires, sans pour autant tomber dans ce registre.

Dès le départ, quand Hank-Paxton nous présente sa situation initiale, tout est dit : « avant, j’étais heureux. »

Et malgré cela, on ne cesse de se dire que la situation va tourner en faveur du trio. Et c’est le basculement qui enterre tout espoir. Mais laisse tout de même un sourire aux lèvres des spectateurs.

 

Alors si vous trouvez un jour un gros sac bourré de billets de banque, suivez mon conseil : ignorez-le et éloignez-vous vite, avant qu’on vous aperçoive.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Sam Raimi, #Horreur
The Evil Dead (Sam Raimi, 1981)

Une maison de bois à l’écart des routes.

Cinq jeunes personnes (trois filles et deux garçons).

La nuit qui tombe tôt (17h50).

De la fumée.

Et bien sûr : une entité maléfique qui rôde et provoque des tragédies.

 

Bien avant de nous proposer sa version de Spider-Man, Sam Raimi a donné dans le genre horreur et épouvante. C’est bel et bien le cas ici, où en plus il réalise son premier long métrage. Et pour ce qui concerne l’horreur et l’épouvante, c’est plutôt réussi. Certes, nous étions en 1979-1980 quand il l’a tourné, et les effets spéciaux ne sont pas aussi léchés que maintenant.

Mais pour l’époque, ils sont plutôt bien faits et ont d’ailleurs été récompensés à travers Tom Sullivan pour ses maquillages.

 

Il semble tout de même que Sam Raimi a vu L’Exorciste et a plutôt aimé, tant les maquillages des morts-vivants rappellent le visage de la jeune Regan (Linda Blair), ou encore les liquides plus ou moins visqueux qui baignent (1) la fin du film.

Mais là s’arrête la comparaison, ce film allant beaucoup plus loin dans l’horreur que celui de Friedkin.

Tellement loin, qu’à un moment, ça devient trop. Ce sont des litres d’hémoglobine qui se déversent sur les protagonistes, sans compter les différents jaillissements sanguins tout au long du développement de l’horreur.

Tellement que ça en devient même presque risible.

 

L’intrigue est somme toute assez rudimentaire : on se doute bien que ces cinq personnes vont passer une sale nuit. Dès l’ouverture, d’ailleurs, on sent une menace planer sur ces jeunes gens. Le premier plan, caméra à l’épaule, implique une menace : en effet, il s’agit d’une caméra subjective d’un être qui se meut bizarrement, surmontant les obstacles avec fluidité jusqu’à rencontrer nos cinq jeunes insouciants.

D’une manière générale, les sentiments d’horreur et d’épouvante sont accentués par des cadrages différents, surtout dans la dernière partie.

[i.e. : quand Ashley (2) sort de la voiture, alors que la calandre est horizontale, le corps du jeune homme est penché.]

 

Autre élément accentuant le caractère effrayant du film, la musique de Joe Loduca. On y retrouve l’influence de Ligety (cf. The Shining) ainsi que des sonorités qui rappellent fortement les années 1980 (tout comme dans Excalibur qui sortit la même année).

Mais c’est surtout quand la musique se tait que le sentiment d’épouvante se renforce.

S’ajoute à cela l’absence de représentation de la menace paranormale : on sait qu’il y a quelque chose et que ça semble gigantesque. Et ce n’est pas la fin qui pourra nous mettre sur la voie.

 

Parce qu’il y a une fin, et près de 30 ans après la sortie du film, nous savons qu’il y a eu deux suites tournées par Raimi dans les 12 années qui ont suivi.

D’ailleurs cette fin n’en est pas vraiment une, le film s’arrêtant sur une suspension de la narration : qu’a donc vu Ashley au moment où le montage a enchaîné brutalement le générique de fin ?

 

Ceci est bien sûr une autre histoire, mais je ne suis vraiment pas sûr d’y retourner.

  1. C’est le cas de le dire.
  2. Bruce Campbell, un habitué des films de Raimi qui avait déjà joué dans deux de ses courts métrages antérieurs.

 

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #Sam Raimi
Spider-Man 3 (Sam Raimi, 2007)

On ferme.

Troisième partie de la trilogie de Sam Raimi, ce film referme toutes les portes ouvertes lors des deux premiers épisodes.

La séquence de générique égrène les images des deux premiers films, résumant les deux intrigues, rafraîchissant ainsi la mémoire des spectateurs qui auraient pu oublier certains détails, au bout de trois ans d’absences : Peter (Tobey Maguire) est toujours étudiant en physique, Harry (James Franco) est toujours remonté contre Spider-Man, et la belle Mary Jane (Kirsten Dunst) est à l’affiche dans une comédie musicale.

 

Mais rapidement, les choses se gâtent. En effet, Harry a retrouvé la panoplie de son père et va affronter Spider-Man pour en finir une bonne fois pour toutes. Mais comme pour son père, ça ne se passe pas exactement comme prévu. De plus, la police a retrouvé le véritable meurtrier de l’oncle Ben (Cliff Robertson) : un prisonnier évadé nommé Flint Marko (Thomas Haden Church).

A cela s’ajoute un reporter peu scrupuleux et une créature venue de l’espace pendant la nuit des étoiles filantes…

Sans oublier une expérience scientifique qui transforme le même Marko en Homme-sable (1).

Bref, Spider-Man a du pain sur la planche !

 

C’est peut-être cette accumulation qui fait que ce film n’atteint pas le niveau des deux précédents. En effet, on sent que Sam Raimi n’est pas au maximum de ses possibilités.

Il faut dire que les fans du personnage et la production ont forcé Raimi à cet épisode, laissant de côté la dimension humaine et dubitative de Peter Parker/Spider-Man.

Alors oui, c’est toujours spectaculaire, mais on y croit moins. On ressort du film avec un sentiment mitigé, la résolution des différentes situations arrivant trop abruptement voire artificiellement. On n’a même pas le petit clin d’œil de Raimi à ses premières amours : aucun élément de peur « subite ».

 

On trouve quelques belles séquences dont la découverte de son nouvel état par Marko, et surtout on voit la transformation de Peter due à l’influence de la matière extraterrestre, le rendant égoïste, arrogant, – en  un mot imbuvable –, mais surtout très con. Heureusement ce n’est que passager, et on retrouve notre héros à son plus haut niveau pour un fin al spectaculaire mais un tantinet réchauffé : encore une fois c’est M.J. qui fait les frais de sa relation avec Peter.

 

Alors oui, c’est bien fait, mais cette fin est un tantinet convenue, les différentes sous-intrigues se résolvant un peu trop facilement, et surtout bien proprement : le cas de la mort de Ben en étant le point culminant.

Les ficelles sont trop grosses.

Dommage.

 

PS : Stan Lee est toujours là, et chose rarement vue par la suite, il s’adresse directement au personnage qu’il a créé avec Steve Ditko.

 

 

(1) La traduction passe à côté du double sens de Sandman : « homme-sable », certes, mais aussi « Marchand de sable », celui qui endort les petits enfants (et les autres). Pas étonnant alors qu’il aille voir sa fille pendant qu’elle dort…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #Sam Raimi
Spider-Man 2 (Sam Raimi, 2004)

Deux ans après, il revient.

En deux ans, beaucoup de choses se sont passées : M.J. (Kirsten Dunst) perce dans le théâtre, Harry (James Franco) a repris la compagnie de son père, et Peter (Tobey Maguire) est à l’université.

Sauf que si pour M.J. et Harry, la vie semble sourire, il n’en va pas de même pour Peter, qui doit travailler pour étudier, ses efforts se ressentant sur ses résultats universitaires. Il faut dire qu’en plus de tout ça, il doit assurer son boulot de justicier.

Alors évidemment, à un moment ça casse.

 

Deuxième volet de la trilogie de Sam Raimi, ce film aborde un thème peu abordé dans les différents cycles proposés par les studios Marvel récemment : la double personnalité.

En effet, les paroles de l’oncle Ben (Cliff Robertson) résonne toujours dans la tête de Peter : « Avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités ».

Et ces paroles l’empêchent de vivre, mais surtout enrayent son super pouvoir. On assiste alors à des scènes terribles dans lesquelles Peter voit ses facultés disparaître, et sa vie redevenir normale.

Mais c’est surtout le rôle de Spider-Man, justicier masqué, qui est totalement remis en question : Peter ne peut pas avoir une vie normale avec cette activité.

On assiste alors à des scènes qui nous paraissent normales au vu du premier opus : Spider-Man se balade de building en building, mais tout à coup le fluide à toile s’épuise, amenant de terribles chutes à notre super-héros.
S’ajoute à cela une romance entre M.J. – lasse d’attendre – et le fils du directeur du journal où travaille sporadiquement Peter. Sans oublier ce même directeur (J.K. Simmons) qui veut la peau de l’Araignée, ni le professeur Octavius (Alfred Molina) qui, à l’instar de Norman Osborn (Willem Dafoe), se transforme en créature maléfique.

Et pour couronner le tout, Harry en veut toujours à « l’insecte » (en VO « the bug ») d’&avoir tué son père.

Bref, Peter n’est pas à la fête.

 

Pour le reste, Sam Raimi nous offre une deuxième partie magnifique, donnant donc à son personnage l’épaisseur qui manque à la nouvelle série (avec Tom Holland). C’est bien sûr une débauche d’effets numériques impressionnants et de cadrages toujours aussi décalés : il suit en cela la faculté naturelle d’une araignée à pouvoir se déplacer sur n’importe quel plan.

Si Octavius a une allure plutôt grand-guignolesque, ses affrontements avec Spider-Man sont tout de même spectaculaires. Surtout quand Tante May (Rosemary Harris) est capturée et ne se laisse pas faire.

Et encore une fois, il nous gratifie d’un clin d’œil aux films d’épouvante lors d’une apparition du même Octavius : on a beau s’y attendre, l’effet est garanti.

 

Mais surtout, dans ce film, Peter prend réellement conscience de son rôle (et ainsi des paroles de son oncle) et de la place de ses proches par rapport à ce rôle.

Il assume entièrement cette double personnalité et d’une certaine manière entre dans l’âge adulte : cet épisode est avant tout celui de la révélation. Mais bien sûr, cette révélation amène de nouveaux périls qui feront le troisième et dernier volet, trois ans plus tard.

 

A très bien tôt donc !

 

PS : Stan Lee est encore là, et si vous êtes bien attentifs, vous le verrez deux fois…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #Sam Raimi
Spider-Man (Sam Raimi, 2002)

Avant que Marvel sorte l’artillerie lourde et produise la saga Avengers & C°, Sam Raimi s’était attaquée au personnage, délivrant une trilogie assez subtile menée tambour battant certes, mais tout de même bien ficelée.

 

Raimi reprend tout à la base. Ceux qui comme moi connaissaient Spider-Man par le dessin animé des années 1970s sont enfin comblés : on sait pourquoi – et comment – Peter Parker (Tobey Maguire) est devenu comme ça !

On en profite pour mettre les bases des deux autres films qui suivront : l’intrigue avec Harry (James Franco) et son père Norman Osborn (Willem Dafoe), qui se poursuivra jusqu’au dernier volet (2007).

Et n’oublions pas la belle Mary Jane « M.J. » Watson (Kirsten Dunst), que les garçons se disputent (1) et dont Peter est depuis longtemps amoureux (une dizaine d’années).

Et puis il y a le méchant : le Bouffon vert (2), créature créée involontairement (?) par le laboratoire d’Osborn.

Bref, tout est là pour nous faire passer un bon moment, même Stan Lee ! (3)

 

Ce fut une découverte pour beaucoup d’entre nous de voir Sam Raimi s’attaquer au héros légendaire de Stan Lee et Steve Ditko. En effet, Raimi était plutôt connu pour ses films d’horreur dont la série Evil Dead (1981-1993).

Et ce qu’on remarque tout de suite, c »’est qu’il s’en tire très bien, donnant une épaisseur au personnage de Parker qui fait défaut dans le film plus récent (2017).

On y trouve tout de même déjà l’humour estampillé Marvel, et on s’amuse des déboires initiaux qu’il peut rencontrer dans la création de son personnage.

 

Bien sûr, la technique numérique n’est pas au même niveau quinze ans plus tôt qu’elle l’est aujourd’hui, mais Raimi nous prouve qu’on peut faire un très bon film Marvel sans en envoyer plein la gu--- aux spectateurs.

De plus, le parti pris de transmettre une vision du monde du point de vue de Peter/Spider-Man amène des plans aussi impressionnants que les effets spéciaux. A de nombreuses reprises, le cadre pivote d’un côté ou de l’autre, suivant plus ou moins la reptation de Peter sur les murs de gratte-ciel.

Raimi se permet même un petit clin d’œil au genre qu’il avait laissé de côté pendant la réalisation de la trilogie : un plan subit et inattendu soulève le spectateur, soutenu par une bande-son un tantinet plus forte.

Ca ne sert à rien, comme les oiseaux qui s’envolent dans les films de John Glen : on sursaute et puis on passe à autre chose.

 

De plus, les acteurs choisis pour cette trilogie (certains ne reviendront pas dès le deuxième épisode) sont à la hauteur de l’enjeu. Bien sûr, Willem Dafoe est magnifique, mais on est un peu habitué, tandis que le trio Maguire-Duns-Franco éclate de justesse dans une histoire de qui semble de boulevard d’une certaine manière – un trio amoureux avec une femme pour deux hommes – mais se révèle plus dans le sens de la tragédie classique (j’espère que vous avez vu le film, sinon, revenez une autre fois) :

Sa situation finale est un véritable problème cornélien.

On a d’un côté Harry Osborn qui veut se venger de Spider-Man qui a tué son père (on sait que c’est faux, mais c’est comme ça) et qui annonce à Peter qu’il est un véritable frère pour lui et Peter qui a juré à Norman Osborn mourant qu’il ne révélerait pas les résultats des expérimentations de son père.

Et au milieu de tout cela, M.J. qui aime Peter, et ce dernier ne peut répondre à son amour autrement qu’en restant un « ami », soucieux de la protéger et d’en faire un moyen de pression contre lui-même, comme le fit le Bouffon Vert.

Et comme l’a dit l’oncle Ben (Cliff Robertson) : « de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités. » (4)

 

 

  1. Plus ou moins, et d’ailleurs plutôt moins que plus…
  2. « Green Goblin », c’est tout de même beaucoup plus sérieux, non ?
  3. Très court plan de coupe, attention de ne pas le rater.
  4. « With great powers comes great reponsability. »

 

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