Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

science fiction

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science Fiction, #Jack Arnold
L'Homme qui rétrécit (The incredible shrinking Man - Jack Arnold, 1957)

 

Quarante ans !

Cela faisait quarante ans que je n’avais pas vu ce film et je dois avouer qu’il n’a rien perdu de sa force.

 

Alors qu’il est en villégiature avec son épouse Louise (Randy Stuart), Scott Carey (Grant Williams) est nimbé d’un nuage étrange, laissant des particules argentées sur sa peau (qui partent quand on les essuie).  Six mois plus tard, il remarque que ses vêtements sont trop grands. Encore plus tard, le doute n’est plus permis puisqu’il ne mesure plus que trois pieds (91.44 cm).Il se retrouve dans la cave à cause de Butch le chat qui veut le croquer (normal, il a la taille d’une souris)

 

La dernière fois, je n’avais que 14 ans et ce film m’avait impressionné pour sa seconde partie, celle où Scott est en proie à des éléments maléfiques (naturels).Mais maintenant que j’ai grandi, je rends compte que ce film, même s’il est de série B (2), est d’une très grande qualité cinématographique. Et Jack Arnold est très certainement un réalisateur sous-évalué. Mais revenons à notre histoire.

Il est clair que le travail de Russell A. Gauman & Ruby R. Levitt est d’une immense qualité : ce sont les deux personnes responsables ders décors du film. Parce que si cette intrigue se lance quand Scott se rend compte que ses vêtements sont trop amples (3) pour lui, c’est quand ces deux personnages entrent en scène (enfin font leur travail) que le film prend toute sa dimension et surtout son intérêt.

Mais c’est aussi parce que Jack Arnold a mis en scène une séquence magnifique qui nous révèle que le personnage a fortement réduit : Scott a une discussion avec son frère Charlie (Paul Langton), engoncé dans un fauteuil dont nous ne voyons que le dossier. Et Arnold va tirer jusqu’au bout le moment – très attendu – de la révélation. Scott a réellement beaucoup diminué !

La suite va être plutôt brève mais amener l’irrémédiable issue : Scott est trop petit pour qu’on s’intéresse véritablement à lui. Et même si Louise espère encore, Charlie la dissuade d’espérer : Scott a été dévoré par le chat.

 

Si nous savons qu’il n’en est rien, nous ne pouvons que louer l’habileté du scénario qui fait basculer le film dans un genre aventurier des plus bienvenus. Mais, et à mon avis, ce n’est que l’aspect émergé de l’iceberg. En effet, on peut diviser le film en deux parties : les effets de la radioactivité  (4) ; la vie après, à hauteur de vue. Et Arnold est formidable dans cette deuxième thématique.

Outre les différents objets qui évoluent selon le personnage qui les utilise – un clou ou une épingle – il y a chez Arnold une propension à annoncer ce qui va suivre.
Le générique de présentation nous montre une silhouette qui va en diminuant et ne disparaît qu’une fois Jack Arnold annoncé. Nous savons donc à quoi nous attendre.

Mais cette sorte de prémonition va baigner le film : Arnold va toujours annoncer les différents épisodes que nous allons suivre. Cela commence par l’apparition de Butch mais cela est suivi par, (dans le désordre), celle de la toile d’araignée qui emprisonne le gâteau abandonné par Louise, ou encore l’alliance de Scott qui prend sa liberté : Scott a tellement rétréci que ses doigts sont trop fins pour retenir cet anneau témoin de leur mariage.

 

On peut donner deux interprétations de cette fuite annulaire : la freudienne qui annonce l’impuissance de ce mari qui rétrécit (comme autre chose…) ou/et l’annonce du délitement du mariage (en tout bien tout honneur.

C’est cette dernière explication que je préfère retenir puisque nous sommes dans une dynamique prémonitoire. Si l’anneau glisse du doigt de Scott parce qu’il rétrécit, c’est avant tout un signe avant-coureur de séparation. Si l’alliance ne tient pas, c’est aussi parce que ce qui arrive à Scott je peut présager d’un mariage long : comment peut-on conserver un amour identique envers une personne qui est appelé à disparaître ?

Cette cave, d’ailleurs devient un espace d’expérimentation formidable, véritable nouveau monde pour un tout petit homme.

Mais c’est à ce moment qu’intervient la véritable métamorphose du film :

Alors que sa diminution est inéluctable, il ne va s’en rendre compte que quand il sera menacé dans sa chair : le combat avec l’araignée ne peut pas être oublié (5). Mais ce combat est avant tout l’illustration d’une dernière prémonition : celle de Clarice (April Kent). Scott, déprimé, va la rencontrer alors qu’il côtoie une foire vantant les mérites de ses différents monstres (6) : ce qu’elle va lui dire va se retrouver dans cette deuxième partie plutôt hostile : il faut qu’il accepte ce nouveau présent qui s’offre (involontairement à lui).

Bien  entendu, il le fera, introduisant une conclusion très relative de très bon aloi.

 

Outre ce qui a été écrit plu haut, ce film est avant tout l’illustration d’un roman d’anticipation. On peut même légitimement se dire que Richard Matheson n’a écrit ce roman qu’en se disant qu’il serait adapté au cinéma (ce qui est donc arrivé), C’est d’ailleurs lui qui en a signé l’adaptation…

C'est un film qui ne dégage toute sa saveur que quand il est revu…

 

  1. Qui était aussi la première !
  2. Un de ses films qui passaient en première partie de ces fameux « double feature shows », censés préparer le public à quelque chose d’encore plus formidable. J’espère que le film principal était à la hauteur de celui-ci...
  3. Faites-vous la liaison quand vous lisez ?
  4. Eh oui, encore un héritage atomique : nous sommes en 1957…
  5. Comme je l’annonçais, impossible de l’oublier !
  6. J’espère que vous avez vu Freaks

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Steven Spielberg, #Science Fiction
Ready Player one (Steven Spielberg, 2018)

Nouveau thème exploré par Spielberg : les jeux vidéo.

A une époque où le virtuel est très développé, le grand Steven nous propose un film synthèse de ce thème, où évidemment, le numérique et surtout ses effets sont omniprésents. Pas étonnant qu’il ait eu le temps de faire le fabuleux Pentagon Papers pendant ce temps-là.

Bien entendu, les amateurs de jeux vont s’y retrouver, encore que beaucoup ont été déçus par ce film qui s’approprie allègrement l’univers des gamers sans toutefois oublier que nous sommes au cinéma, et que donc les références à mon art préféré sont légions.

Vous vous doutez bien que j’ai beaucoup apprécié ce film. [Pour ceux qui n’ont pas aimé, je vous donne rendez-vous demain pour un autre film…]

Non pas pour les jeux – même si je ne crache pas de temps en temps sur une petite escapade Lord of the Rings – mais pour cet univers semi-réel semi-virtuel (re)créé devant nous avec débauche d’effets parfois époustouflants.

 

Le véritable talent de Spielberg, dans ce film est le passage continu d’un univers à l’autre, tout en conservant l’idée que c’est avant tout un jeu.

Le monde dans lequel Wade « Parzival » Watts (Tye Sheridan) évolue est franchement glauque, tirant plus vers le bidonville que vers la résidence privative.

Mais dès la première séquence qui voit Wade sortir de chez lui et se rendre vers son espace de gamer donne le ton : sa descente plus ou moins périlleuse à travers un labyrinthe de structures empilées qui servent d’appartements est un très beau clin d’œil aux jeux de plateforme : il faut grimper, utiliser des cordes ou sauter pour passer d’un niveau à l’autre.

La vie de Wade est avant tout un grand espace de jeu avant de devenir un autre univers quand il revêt sa combinaison de joueur.

Ce passage du jeu à la vraie vie et inversement et le destin des avatars nous rappellent d’une certaine façon Tron, où quand ces derniers mouraient, le jeu était fini.

Mais alors que Tron bénéficiait des lointains balbutiements des effets numériques, ici Spielberg utilise ce qui se fait de mieux en 2017 pour nous proposer des aventures autrement plus spectaculaires.

Avec surtout le souci de réalisme, sinon de l’intrigue, du moins des personnages et des décors. Et en cela, il reste dans la lignée des développeurs de jeu vidéo qui ont (presque) toujours recherché le réalisme dans les jeux proposés.

 

Mais alors que l’intrigue est censée se passer en 2045, la plupart des références relèvent des années 1980, voire de la fin des années 1970 : les jeux comme Space Invaders ou Adventure (devenus cultes auprès des gamers) ainsi que la musique qui accentue ce décalage.

On a beau être plus de 60 ans après cette période, elle s’impose inexorablement. Bien sûr, ces indices anachroniques ne sont pas tous compréhensibles par le plus jeune public, mais ils ne sont pas un frein pour comprendre et apprécier ce film.

Tout de même, certaines références sont on ne peut plus savoureuse : la Grenade Sacrée (« Holy Handgrenade ») de Sacré Graal ou le Zemeckis Cube – qui, bien sûr vous fait voyager dans le temps (1) – sont parmi les très belles trouvailles du scénario dont le point culminant reste – pour moi -  l’emprunt à Shining lors de la deuxième épreuve.

C’est une séquence qui reprend les moments forts du film (2) avec le recul nécessaire pour ne pas heurter le plus jeune public (3) : le labyrinthe (encore un), la chambre 237 et la salle de balle, sans oublier la photo du 4 juillet (etc.), se retrouvent dans une adaptation jubilatoire ! (4)

 

Et puis il y a le méchant. Spielberg a fait appel à Ben Mendelsohn (il est Nolan Sorrento), méchant patenté du magnifique Rogue One, et qui interprète ici le Boss, dans les deux sens du terme.

D’un côté il est le patron d’IOI, la marque concurrente de la firme créée par James Donovan Halliday (Mark Rylance, pour sa troisième collaboration avec Spielberg) : un homme sans scrupule, informaticien raté et jaloux.

De l’autre il est le « Boss » du jeu dans lequel évolue Wade et ses amis, ART3MIS (Olivia Cooke) ou encore Aech (Lena Waithe) pour ne  citer qu’eux : un personnage maléfique aux pouvoirs extraordinaires et de ce fait difficile à battre avant de terminer victorieux ce même jeu.

 

Mais Wade est aussi Parzival, et cette parenté onomastique est on ne peut plus pertinente : l’œuf, but ultime des joueurs, n’est rien d’autre que le Graal convoité par le jeune et pur chevalier, ce qui, en plus, nous ramène à la Grenade des Monty Python.

Quant à Halliday, son dernier avatar ne laisse aucun doute sur son essence et le fait qu’il soit à l’origine de cette grande quête.

 

Je comprends que beaucoup ne soient pas rentrés complètement dans ce film. Pour ma part, je le reverrai avec un certain plaisir (voire un plaisir certain) afin d’y découvrir d’autres éléments qui m’ont échappé.

Et surtout parce que, malgré tout, c’est aussi ce que je recherche dans un film : m’évader, le temps d’une intrigue, avant de retourner dans ma réalité, pas toujours rose, mais pas toujours noire non plus…

 

 

  1. Sans oublier la voiture conduite par Wade…
  2. Le film est déjà un film fort. Alors je parle des séquences encore plus fortes : emblématiques !
  3. L’universalité des films de Spielberg…
  4. Je n’aime pas ce mot, mais il faut avouer que c’est celui qui décrit le mieux mon ressentir pendant cette séquence.

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Joe Johnson, #Science Fiction
Jurassic Park III (Joe Johnston, 2001)

Et de 3 !

Alan Grant (Sam Neill), l’Indiana Jones de la paléontologie est de retour ! Mais cette fois, sans Ellie Sattler (Laura Dern). Enfin si, mais non : Laura a rencontré un autre homme avec qui elle a deux enfants.
Grant était retourné à ses fouilles (1) et surtout ses raptors fossilisés, aidé d’un jeune homme entreprenant, Billy Brennan (Alessandro Nivola). Il n’est plus question pour lui de retourner observer quelque dinosaure qui ne soit pas à l’état de fossiles, l’expérience de John Hammond l’ayant guéri à vie de ces charmantes bestioles.

Mais bien entendu (2) il y replonge, malgré lui et surtout à cause de Mr. et Mrs. Kirby (William H. Macy & Téa Leoni) : leur fils Eric (Trevor Morgan) a disparu dans les environs de l’Isla Sorna, célèbre surtout pour abriter le site B du complexe Jurassic Park

 

Quand un sujet se prolonge sur plusieurs épisodes, on peut avoir du très bon (Starwars) ou du moins bon (3). Et quand le film est sorti, ce n’est pas vers lui que je fus attiré.

Une quinzaine d’années plus tard, il me semblait intéressant d’y jeter un œil, pour voir.

Et j’avoue avoir été plutôt contenté. Joe Johnston n’est pas Spielberg, mais j’aurais tendance  à le considérer comme un de ses fils spirituels, après l’avoir côtoyé sur différents projets.

Et ce troisième opus des aventures jurassiques est plutôt bien ficelé.

On retrouve pratiquement tous les protagonistes des deux films précédents (les animaux, pour les humains, il ne reste qu’Alan et Ellie), avec quelques nouveaux venus dont le redoutable spinosaure.

Bien entendu, notre vieux complice le tyrannosaure est de la partie, amenant un combat de titans qui n’est pas sans rappeler celui qui le met en scène contre King Kong dans le film éponyme (celui de 1933, bien sûr). Et encore une fois, notre ami le T.Rex n’est pas à la fête.

 

Pour le reste, le film de Johnston se regarde avec une certaine gourmandise : on y retrouve ce qui faisait le charme des deux premiers épisodes, ce qui est la moindre des choses quand on reprend une franchise.

Et si Sam Neill, l’un des rares rescapés, est toujours là, sa naïveté a complètement disparu. Il a beau être toujours seul dans sa vie, il n’en demeure pas moins adulte et très professionnel.

Et finalement, il laisse la place à Kirby qui va être le personnage qui profitera de la transfiguration inévitable d’un héros digne de ce nom.


Alors une nouvelle adaptation du monde de Michael Crichton était-elle nécessaire ? Pas plus que n’importe quel autre film. Le plus important est de passer un moment agréable, et si en plus c’’est bien fait, où est le problème ?

Alors oui, je trouve que cette suite (qui n’en est pas vraiment une) a sa place dans une cinémathèque. Ce ne sera pas la première place, mais ce ne sera certainement pas la dernière, c’est du cinéma, tout simplement : de l’action, du spectacle, des effets plus que spéciaux, et des acteurs qui croient à ce qu’ils jouent.

 

C’est avant tout ça que nous voulons !

 

 

  1. Curieuses ?
  2. Autrement le film n’aurait pas vraiment de raison d’être, n’est-ce-pas ?
  3. Pour ne froisser personne, je vous laisse le soin de choisir

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Science Fiction, #Robert Zemeckis
Retour vers le Futur (Back to the Future - Robert Zemeckis, 1985)

Visitez Hill Valley !

Son cadre agréable. Son maire de couleur en route pour une réélection. Sa mairie où trône une pendule arrêtée depuis 1955. Son savant fou qui a inventé une machine à voyager dans le temps.

 

Qui n’a pas rêvé de voyager dans le passé, histoire de changer un ou deux trucs, en espérant une meilleure vie après. H.G. Wells avait montré la voie avec son roman La Machine à explorer le temps, mais c’était plus une allégorie qu’un véritable voyage scientifique, comme le présente Doc.

D’autres adaptations sont venues et continuent encore d’arriver, surtout avec le cinéma et les progrès dans l’utilisation du numérique.

Mais en 1985, quand le film sort, le numérique sert essentiellement aux disques laser, et pour le reste, il faut bricoler les effets spéciaux à l’ancienne.

Mais qu’importe, on a toujours fait comme ça.

 

Et cette fois-ci, le vrai changement, c’est que ce voyage dans le temps est avant tout une occasion de s’amuser. Cela demande un minimum de cohérence narrative, mais Robert Zemeckis n’est plus un novice et son histoire tient (presque complètement*) la route.

Et sans éluder les bases du paradoxe temporel, il nous offre une comédie magnifique qui ne sera surpassée que par le deuxième opus. Mais revenons au film.

 

Le paradoxe temporel, c’est un avatar du complexe d’Œdipe : vous voyagez dans le passé ; vous tuez accidentellement votre père ; vous rencontrez une belle jeune fille qui tombe amoureux de vous et vous l’épousez. Sauf que cette belle jeune fille est votre future mère, ou celle qui aurait dû l’être… Bref, c’est bien compliqué tout ça.

Pourtant, quand Zemeckis nous raconte les aventures de Marty McFly (Michale J. Fox), l’histoire se déroule simplement. Les « pièges du paradoxe » – dans lesquels tombent Marty avant de s’en extirper – pimentant avantageusement le film.

[Il ne tue peut-être pas son père (Crispin Glover), mais il prend tout de même sa place dans le cœur de celle qui doit devenir sa mère (Lea Thompson…]

 

Heureusement, son ami de toujours, Doc Brown (Christopher Lloyd) – le savant fou – lui ramène les pieds sur terre et nous laisse espérer (à Marty comme à nous spectateurs) une fin heureuse.

Et ce paradoxe est une source de gags inépuisable. Entre ce que racontent ses parents sur leur vie pré-maritale et la réalité qu’il découvre, il y a un fossé bien compréhensible. Mais, et c’est au bout de plusieurs visionnages qu’on mesure mieux l’impact de la machine de Doc. Certes la vie de Marty va beaucoup s’améliorer, mais ce sont les détails parsemés par Zemeckis qui donnent toute la saveur au film : les deux pins, Goldie Wilson (Dan Fullilove) rêvant de devenir maire, l’alcoolisme de la mère…

 

Il y a pour chaque élément de la première séquence (avant le voyage à proprement parler) un détail qui va justifier la séquence de résolution, quand Marty rentrera dans son époque. Même la musique de son radio-réveil est en accord avec l’intrigue : Back in Time chanté par Huey Lewis & the News.

 

 

PS : dernier paradoxe : Michael J. Fox est plus âgé que ceux qui interprètent les parents de Marty…

 

* Oui, vous l’avez vu comme moi, quand Doc dépose Marty chez lui et s’en va, on aperçoit les flashes du processus beaucoup trop rapidement… Mais n’oubliez pas : c’est du cinéma !

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science Fiction, #Robert Schwentke
Divergente 2 : L'Insurrection (Insurgent - Robert Schwentke, 2015)

On reprend les mêmes – ceux qui ont survécu au premier épisode – et on recommence.

Ou plutôt on continue.

Nous sommes toujours dans un autre meilleur des mondes où on trouve ici aussi cinq groupes sociaux qui cohabitent en harmonie. Enfin, un peu moins depuis la dernière fois, et ce n’est pas fini.

Cette fois-ci, par contre, on laisse de côté les rappels nazis du film précédent.

Sans toutefois éliminer l’espèce de despote-dictatrice implacable : Jeanine Matthews (Kate Winslet, toujours aussi magnifique).

Mais on ajoute un nouvel élément : la responsabilité.

Tris (Shailene Woodley), en voyant ces proches disparaître (violemment) les uns après les autres n’est-elle pas la responsable de tout ce massacre ?

Bien sûr, l’intrigue répond à cette question, donc je ne vous le dirai pas.

 

D’une certaine façon, cette intrigue rappelle celle du Labyrinthe : en effet, nous nous retrouvons à la fin de ce film comme à la fin du premier opus de l’autre : la vérité est ailleurs. Et tout comme Labyrinthe se donne deux parties supplémentaires pour conclure, ici, on attend la sortie du quatrième.

Donc, je reviendrai sur cette série…

 

Robert Schwentke a remplacé Neil Burger sans que cela affecte trop l’intrigue et la façon de la traiter, même si on peut y trouver une baisse d’intérêt.
Quoi qu’il en soit, les (jeunes) protagonistes sont convaincants, surtout la belle Tris aux cheveux courts, même si ma préférée reste Jeanine. Que voulez-vous, je suis tombé amoureux d’elle dans Eternal Sunshine of the spotless minds et même un petit peu avant dans Titanic

 

Ce qui ne change absolument pas, ce sont les merveilleux décors post-apocalyptiques – cette fois-ci, c’est Alan Hook, entre autres, qui reprend le travail de Patrick M. Sullivan Jr. (entre autres lui aussi). Mais avec en plus un déluge d’effets spéciaux quand Tris doit passer « l’épreuve », qui emmène le spectateur dans les mêmes égarements qu’elle. Vraiment bien fait. Mais malgré cela, il manque quelque chose par rapport au film précédent. Peut-être est-ce la nouveauté du concept et une fin prévisible…

 

Encore une fois, dans ce genre de film, il n’est fait aucunement référence à une quelconque religion – ce qui n’est pas plus mal, ça évite de tout mélanger. Mais rassurons-nous, la sacro-sainte « Rédemption » ne fait toujours pas défaut : normal, c’est un film américain.

Car c’est de cette rédemption – la réponse aux questions de Tris ? – que vient la résolution intermédiaire, en attendant le troisième volet.

 

Mais si une seule poignée de personnes étaient livrées à elles-mêmes à la fin du film précédent, ici, c’est l’intégralité de la population de la ville qui se retrouve complètement seule. Ensemble sur le même bateau certes, mais avec plus personne pour les guider : la dictature (je ne trouve pas d’autre mot) de Jeanine ayant pris un coup dans l’aile…

 

Mais une question subsiste tout de même : si on se débarrassait de Jeanine, qui reprendrait le flambeau et assumerait le rôle du méchant (plus ou moins absolu) indispensable à toute bonne intrigue ?

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science Fiction, #James Cameron
Terminator 2 : Le Jugement dernier (Terminator 2: Judgment Day - James Cameron, 1991)

Il est de retour : « I'll be back », avait-il dit dans le premier épisode.

Cette fois-ci encore, il n'est pas seul.

Un autre Terminator a débarqué, et celui-ci n'a rien de commun avec le modèle (T-800 - Arnold Schwarzenegger) que l'on connaît déjà.

C'est un T-1000 (Robert Patrick), composé de métal liquide et qui lui permet de prendre la forme de tout ce qu'il touche.

Cette fois-ci, les deux Terminators sont encore à la recherche de Connor. Mais ce n'est plus Sarah, l'enjeu, c'est son fils John (Edward Furlong), le futur leader de la Résistance aux Machines, en 2029.

 

Encore plus fort.

En sept ans, beaucoup de choses ont changé, et surtout les effets spéciaux. James Cameron utilise (avec brio) le morphing pour tous les changements du T-1000. C'est un régal pour les yeux, doublé d'une certaine fascination devant ces changements qui paraissent si « naturels »...

Et puis les ingrédients qui ont fait le succès du premier sont là : fusillades, poursuites en voiture ET moto, structure interne du Terminator (son « squelette »...).

Parlons tout de suite du petit souci :

- Le film sort en 1991 ;

- il est censé se passer en 1994 ;

- En comptant la gestation suite à la fécondation en 1984, on arrive logiquement à une naissance  en 1985 ;

- John Connor ressemble plus à un ados de 13 ans (l'âge d'Edward Furlong pendant le tournage) qu'à un gamin de 9 ans.

Mais comme le dit Fillon : « et alors ? », et comme l'a montré Tex Avery : au cinéma, tout est possible. Alors ne boudons pas notre plaisir.

 

Le film est bourré de clins d'œil au premier opus (si vous avez la flemme de le voir, et que vous parlez anglais, allez sur IMdB), mais ce sont surtout plusieurs éléments autour du robot qui sont frappants :

- l'œil du robot, à nu, avec sa rétine lumineuse, signe de vie, revient encore ici dans la scène de l'affrontement final (sans oublier qu'il le protège (encore une fois) avec une belle paire de lunettes de soleil ;

- le bras gauche du robot, qu'il répare dans le premier et que cette fois-ci il dénude afin de révéler sa nature à l'ingénieur Dyson (Joe Morton). C'est ce bras qui est à l'origine de cette suite et des suivantes, même s'il semble qu'aucune suite n'est possible.

A ce propos, il était couru d'avance que des suites arriveraient, avec un budget toujours plus important : on ne tue pas la poule aux œufs d'or. Mais il est bien dommage de ne pas avoir laissé en suspens l'incertitude de l'avenir des Connor. Que voulez-vous, « bizness is bizness » comme on dit...

 

Mais l'intérêt de ce film réside tout de même dans les Terminators, surtout l'ancien modèle qui vient protéger mais se retrouve malgré lui dans une situation d'apprentissage. On se réjouit de son évolution, humanisée (il ne tue plus), mais surtout langagière.

Mais on peut tout de même regretter la disparition de la boucle temporelle : à la fin du premier, les machines ont perdu, puisque c'était leur dernière tentative de prendre le dessus sur les hommes qui allaient l'emporter. Le télescopage de deux époques, qui faisait le sel du premier à disparu, malgré les références (plus lointaines) à cet avenir puisqu'il devient incertain.


Je terminerai sur un détail amusant : à deux reprises, des personnages rencontrent leur « double » (reproduit par le T-1000). Mais malgré la débauche d'effets spéciaux, il n'y a eu aucun trucage : ce sont tout bonnement des jumeaux (Don & Dan Stanton) ou des jumelles (Linda et Leslie Hamilton) qui se font face...

 

Etonnant, non ?

Voir les commentaires

Articles récents

Hébergé par Overblog