Le Pape est mort : Vive le Pape !
Enfin, non. Ce n’est pas aussi simple que ça. D’abord, comme disait Coluche, il faut rassembler les cardinaux, et ils sont aux quatre coins. Ensuite, nous assistons à un vote à plusieurs scrutins jusqu’à désignation du successeur du défunt sur le trône de Saint Pierre (celui avec les clés).
Cette fois-ci, le choix est ouvert, avec en vedette le cardinal Tedesco (Sergipe Castellito) chantre d’un conservatisme ultra réactionnaire.
Et si le salut venait du camerlingue, le cardinal Lawrence (Ralph Fiennes) ?
Quelques jours dans la chapelle Sixtine, avec une ribambelle de cardinaux à la calotte rouge, sans pour autant connaître les différentes positions des uns et des autre : c’est ce que nous propose Edward Berger. Notre attention est portée sure le résultat de cette élection (on ne peut plus) irrégulière, avec les différents enjeux politiques et bien sûr spirituels que cela implique.
Et Ralph Fiennes porte avec beaucoup de talent la responsabilité du scrutin, ainsi que celle du film : il est un personnage primordial même si inadapté à la situation : il n’a pas, à aucun moment, la prétention de remplacer le pape sortant.
Pourtant, en tant que spectateur, nous savons – rapidement – que « s’il n’en restait qu’un, [ce] serait celui-là ! »
Et Edward Berger nous entraîne dans les arcanes d’une élection papale, avec ses intrigues séculières qui n’ont pas spécialement de lien spirituel : comme chez les autres politiciens, la fin justifie les moyens ! Parce que, comme le rappelle Lawrence à l’heureux élu, la fonction est l’une des plus prestigieuse au monde.
Et ce qui peut nos réjouir (1), c’est le résultat du vote : non seulement le réactionnaire en chef est écarté, mais en plus le malhonnête, (John Lithgow, encore une fois du côté obscur) aussi.
C’est donc un jeu de trône auquel nous assistons, même si le résultat n’est pas obligatoirement intéressant : nous savons que la place sera occupée. Mais ce sont toutes les transactions auxquelles nous n’avons pas accès d’habitude qui font tout l’intérêt du film.
Et surtout c’est la performance de Ralph « Voldemort » Fiennes qui retient notre attention. Son jeu est tout en subtilité, et sans minimiser la position de son personnage.
On va le suivre avec beaucoup d’intérêt dans cette quête papale qui l’implique malgré lui.
Bref, ce conclave nous tient en haleine et si son résultat n’est pas obligatoirement révolutionnaire, il bénéficie tout e même d’un basculement final étonnant mais réjouissant.
Mais rassurons-nous (?), pas de quoi déstabiliser l’institution…
Malgré l’incertitude du scrutin, la morale reste sauve.
Tant mieux ?
- Ce n’est qu’une fiction…
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