Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Policier, #Prison, #Andreï Kontchaloski
Tango and Cash (Andreï Kontchalovski, 1989)

Vous prenez Snake Plissken (Kurt Russell), vous lui ajoutez Rocky (Sylvester Stallone) ou Rambo (1), vous mélangez quelques mines patibulaires, des flingues de tous calibres ainsi que quelques jolies filles peu vêtues ; vous terminez en utilisant une vieille gloire comme super méchant (Jack Palance, 70 ans quand le film sort) ; le tout bien entendu dirigé par un réalisateur prestigieux (Andreï Kontchalovski) et vous avez…

Ben, ce n’est pas exactement comme ça que ça s’est passé.

 

En effet, non seulement le script n’était pas finalisé, mais surtout parce que Kontchalovski (qui est crédité du film) a été viré, tout comme Barry Sonnenfeld qui assurait les images.

Quoi qu’il en soit, le film est du sur mesure pour Stallone puisqu’il a plus ou moins dirigé les débats et remplacé Sonnenfeld par celui qui l’avait filmé dans son précédent film.

Résultat : une comédie policière qui ne fera pas date dans les annales du genre, avec tout de même quelques moments intéressants, en particulier la confrontation entre les deux têtes d’affiche.

 

Bien sûr, c’est cette opposition qui nourrit le film et malheureusement, elle n’est pas toujours ni peut-être assez bien exploitée. Leur différence de style tout d’abord voit un Cash (Russell) absolument dans la lignée des policiers de cinéma : un homme seul aux pratiques parfois un tantinet border line. Et en face un Tango (Stallone, donc) très propre sur lui, qui est policier pour occuper son temps libre, la Bourse restant sa principale source d’émoluments.

Evidemment, cette différence physique ne masque pas complètement le fait qu’ils sont à peu près identiques, et que surtout ils ne peuvent que devenir amis à la fin.

Et ça malgré la présence d’une sœur – Catherine « Kiki »Tango (Teri Hatcher) – que le grand frère protège comme n’importe quel frère sicilien ou corse (2)…

 

Côté méchant, outre l’immense Jack Palance (3), on trouve quelques tronches gratinées et parmi elles « Poney Tail » Requin (Brion James), colosse à l’accent cockney qui tranche dans cette intrigue très américaine et surtout Face (Robert Z’Dar), super méchant patenté dont la mâchoire avait de quoi rendre jaloux Richard « Jaws » Kiel…

 

Pour le reste, un film efficace et sans surprise. On peut tout de même regretter que Kontchalovski (remplacé par Albert Magnoli) n’ait pas mené le film jusqu’au bout et lui ait alors donné une teinte plus sérieuse.

 

Alors à voir ou pas : justement, c’est vous qui voyez.

 

  1. Quoi que : « Rambo is a pussy ! » (Ray Tango)
  2. A ce propos, lire Astérix en Corse (Goscinny & Uderzo, 1973)
  3. Comme le disait une de mes connaissances, on trouve souvent de vieux acteurs dans des rôles de méchants, comme quoi au cinéma, les personnages s’aigrissent avec l’âge… D’un autre côté, Palance n’a pas toujours été du bon côté de la Loi…
Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog