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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Richard Thorpe, #Tarzan
Tarzan s'évade (Tarzan escapes - Richard Thorpe, 1936)

C'est James McKay qui devait tourner le film, en 1935. Une fois terminé, la MGM a décidé que ça n'allait pas. Alors on a demandé à John Farrow de recommencer. Mais c'est finalement Richard Thorpe qui signe le produit fini.

Et quel produit ! On retrouve les ingrédients des films précédents : safari, tribu hostile et cruelle, méchant fourbe (châtié bien entendu à la fin) et animaux en pagaille (la plupart du temps des images prises sur des films documentaires de la MGM), qui contribueront au sauvetage final, comme à l'habitude.

 

On commence avec l'arrivée d'Européens, encore une fois, mais ceux-ci ont un nom qui ne nous est pas étranger, ce sont Rita et Eric Parker (Benita Hume et William Henry), les cousins de Jane (Maureen O'Sullivan, toujours là, et toujours belle). Ils sont venus la chercher pour une sombre histoire d'héritage. Pour les accueillir, un drôle de petit bonhomme, Rawlins (Herbert Mundin) qui est associé au « chef blanc » du coin, le capitaine Fry (John Buckler, malheureusement décédé peu de jours avant la sortie du film). Fry est le nouveau méchant, un mélange de Holt (Tarzan l'Homme singe) et Arlington (Tarzan et sa Compagne). Lui aussi a le réflexe de fouetter les Africains (noirs) quand ils ne veulent plus avancer. Et tout ce beau monde porte de magnifiques casques coloniaux.
Amis ce film possède tout de même quelques nouveautés :

- Jane est habillée. Finies, les peaux de bêtes qui la couvraient à peine. Cette fois - code Hays oblige - elle porte ce qui ressemble à une jupe (avec entrejambe), et pendant la (courte) séquence sous l'eau, il na pas été question de l'enlever.

- Tarzan a un mot de passe sensationnel : « Ungawa ». A peine entendu dans l'épisode précédent, il en fait un usage fréquent dans cette nouvelle aventure. C'est un mot très pratique puisqu'il signifie aussi bien « va-t-en », « allons-y », ou encore « remonte l'ascenseur s'il te plaît ».

- Tarzan et Jane ont une maison. Pas une villa, mais une habitation dans les arbres, dans le plus pur style Robinson Suisse, avec eau courante (qu'on fait monter de la rivière en bas par des bambous creux, et l'ascenseur précédemment mentionné, actionné par un éléphant.

Bref, la vie sauvage de Jane s'est grandement améliorée.

Mais pour le reste, nous assistons à une nouvelle aventure, proche des deux précédentes dont les variantes sont la cruauté de la tribu hostile : une nouvelle façon de tuer les porteurs noirs, les éléments blancs étant à chaque fois épargnés.

Et puis il y a Rawlins. C'est lui qui donne le ton comique au film. Il vole la vedette à Cheetah. Il est petit courageux de loin voire un tantinet lâche,  mais sait apprécier Tarzan à sa propre valeur. Une réussite.

Enfin, il y a le Code Hays. Quand le film sort, cela fait deux ans que les puritains ont commencé à réglementer le cinéma. Pourtant, ce même Code, à cheval sur la morale et la décence, ne relève pas un élément qui pouvait passer pour scandaleux à cette époque : Tarzan et Jane dorment sur un même lit. Tout d'abord, ce n'est pas un vrai lit, mais plutôt des peaux de bêtes disposées sur le sol, et même si nos deux héros dorment dans une maison (rudimentaire tout de même), il n'était pas possible d'y caser les deux lits jumeaux qui fleurissent dans les films des années 1930 : Jane explique qu'ils ont des nids un peu partout dans la « jungle » pour dormir ; et du point de vue de la vraisemblance de l'intrigue, ces deux accessoires auraient tout de même fait déplacés.

Reste un film tout de même mineur par rapport aux deux premiers, mais Thorpe prenait ses marques avant de tourner le suivant, qui sortira trois ans plus tard...

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A
j'aime me promener ici. un bel univers.
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D
Merci beaucoup. Ca me touche.<br /> Je continuerai de faire de cet endroit un lieu agréable.

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