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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Richard Thorpe, #Tarzan
Tarzan à New York (Tarzan's New York Adventure (Richard Thorpe, 1942)

Si la civilisation ne vient pas à Tarzan, alors... Tarzan ira à elle !

 

En vingt minutes, le cahier des charges de la série est quasiment rempli : des étrangers qui débarquent dans le domaine de Tarzan ; l'un d'entre eux - Buck Rand (Charles Bickford) -  est une fripouille patentée ; ils sont attaqués par une tribu hostile (le retour - bref - des Jaconis) ; arrivée de Tarzan pour les sauver. Il ne manque que le sauvetage par les éléphants, à la dernière minute (mais il y sera tout de même, rassurez-vous !). Pourtant, c'est à l'arrivée de Tarzan que tout bascule. Les intrus seront sauvés, certes, mais pas grâce à Tarzan. Et en plus, ils vont emmener son fils !

Tarzan n'a alors plus qu'une solution : aller récupérer Boy (Johnny Sheffield).  C'est à dire rejoindre la civilisation.

 

Nous sommes dans la continuité de l'épisode précédent. La fois passée, la civilisation avait essayé de s'installer dans le domaine de Tarzan, avec  ses camions, son cinéma et sa soif de l'or. D'ailleurs, le début est très similaire avec le générique sur fond de carte d'Afrique, puis les images d'introduction : le rappel de l'escarpement en haut duquel vit Tarzan, et les images puisées dans les docs animaliers de la MGM. Différents cette fois-ci, histoire de donner un petit peu de lustre au film. Malgré tout, les anciennes archives seront tout de même utilisées un peu plus tard...

L'intérêt de cette histoire réside dans la découverte de la civilisation par Tarzan : il faut l'habiller, il doit patienter... Bref il doit se plier aux règles. Mais les règles - c'est bien connu - ne sont faites que pour être contournées, surtout par Rand et son acolyte Sargent (Cy Kendall). Nous assistons donc à quelques péripéties (les « aventures » du titre original) de Tarzan à New York, juste assez décalées pour nous faire sourire, mais aussi pour conforter Jane d'avoir fait le bon choix en restant avec Tarzan.

Ici encore, on retrouve un adjuvant sacrificiel. Après Rawlins (Tarzan s'évade) et Lord Lancing (Tarzan trouve un Fils), c'est Manchester Mountford, le dresseur d'animaux. Il n'a ni le côté comique du premier, ni la grandeur du second, mais son sacrifice est indispensable, et bien entendu fatal.

Mais plus que les manquement à l'étiquette de Tarzan, on s'amuse des réactions de Cheeta dans New York. Richard Thorpe semble s'être amusé à nous montrer le chimpanzé semer le chaos à chaque endroit où il/elle passe.

Mais tout se termine bien - ce dont ne douta pas un seul instant - et que restera-t-il de cet escapade « civilisatrice » ? Le maillet du juge.

 

C'est l'épisode le plus court du duo Johnny Weissmuller - Maureen O'Sullivan. C'est la dernière fois qu'ils interprèteront le couple mythique Jane-Tarzan. C'est aussi la dernière contribution de Richard Thorpe pour cette série. Bref, ça sent la fin. Pourtant, Weissmuller tournera encore six épisodes.

Là encore, c'est une autre histoire. Et même six autres !

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