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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Fantastique, #Nathan Juran, #Ray Harryhausen
Le septième Voyage de Sinbad (The 7th Voyage of Sinbad - Nathan Juran, 1958)

- Un cyclope cornu ;

- une femme-serpent bleue ;

- une mini-princesse ;

- un aiglon à deux têtes ;

- son plus proche parent ;

- un dragon ;

- un squelette armé et...

- Une lampe contenant un génie !

Voici les ingrédients de ce film réalisé par Nathan Juran, mais surtout animé par Ray Harryhausen.


Au début, il y avait Méliès.

Puis King Kong a débarqué.

Et enfin, Ray Harryhausen est arrivé avec un procédé magique : Dynamation.

 

Il est vrai que pour des yeux actuels, habitués aux effets spéciaux numériques, ce film fait pâle figure. Mais il faut toujours remettre un film dans son contexte. En 1958, voilà ce qui se faisait de mieux - à mon avis - en matières d'effets spéciaux. Tout en gardant en tête que ces effets étaient au service de l'histoire, comme l'ont oublié quelques réalisateurs de la fin des années 1990...

Sinbad (Kerwin Mathews) est un marin chevronné et un diplomate hors pair. En effet, en mission à Shangra pour le calife de Bagdad, il ramène la paix ainsi que Parisa (Kathryn Grant), la fille du sultan, en vue de l'épouser et sceller à jamais l'amitié entre ces deux peuples.

Mais - et autrement il n'y aurait pas d'histoire - il se perd en mer et accoste in extremis (les marins n'en pouvaient plus) sur l'île de Colossa où sévissent les cyclopes cornus (et les aigles à deux têtes, mais ça, c'est plus tard).

Et surtout, sur cette île vit le magicien Sokurah (Torin Thatcher) qui possède une lampe habitée par Baronni (Richard Eyer), enfant-génie. Ca nous change d'ailleurs des génies de quinze mètres de haut avec moustache et barbe pointue...

Dès le début, Sokurah a un rôle ambigu. Mais rapidement, on se rend compte qu'il sera le vrai méchant de cette histoire, avec son crâne chauve et ses manières trop polies pour être honnêtes.

Bien entendu, le brave Sinbad sauve Sokurah du cyclope - il ne sait pas encore que c'est le méchant ! - mais dans l'action, le cyclope récupère la lampe.

Sokurah va donc forcer Sinbad à le ramener sur son île. C'est là qu'intervient la mini princesse, les aigles et le dragon. Mais je n'en dis pas plus.

Certes, ce n'est pas le film du siècle, mais tout de même. Et oui, on est dans une Bagdad approximative où les turbans sont de mise. Chaque tête masculine est enveloppée d'un tissus, du calife au dernier des prisonniers. Que voulez-vous, nous sommes dans les mille et unes nuit...

Comme toujours avec Harryhausen, ce sont les animations qui font le succès du film. Et là, on est servi. ON a même droit à un combat entre un cyclope et le dragon digne de celui de King Kong entre le gorille et le tyrannosaure : le clin d'œil, si ce n'est un hommage, est flagrant !

Et puis les séquences avec la princesse miniature ont un charme désuet fort agréable : il faut la voir shooter dans un grain de raisin, assise sur le bord de l'assiette de Sinbad pour s'en convaincre.

Quant à ma scène préférée, c'est sans conteste le combat de Sinbad contre le squelette.

Bluffant !

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