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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #James Cameron, #Science-Fiction
The Abyss (James Cameron, 1989)

Un sous-marin nucléaire est pris dans une tourmente : il se crashe au bord d’un abîme (d’où le titre), engloutissant les différents membres de l’équipage.

La Navy envoie un commando sur place : les ogives nucléaires qu’il transportait ne doivent pas tomber entre de mauvaises mains (russes).

Et c’est l’équipe de Virgil « Bud » Brigman (Ed Harris, avec encore des cheveux) qui doit les aider.

Un détail tout de même : parmi les nouveaux arrivants on trouve Lindsey Brigman (Mary Elizabeth Mastrantonio, tellement rare au cinéma) qui n’est autre que la femme de Bud, séparée de lui depuis quelques temps.

Bien sûr, rien ne se passe comme prévu, et rapidement, la situation court à la catastrophe.

 

The Abyss est la première incursion maritime de James Cameron. Mais alors qu’on y retrouve des éléments de film-catastrophe – le sous-marin qui coule – il faut plutôt aller chercher dans le domaine de la science-fiction voire de l’espace.

Si l’environnement est maritime, l’intrigue et l’esthétique rappellent plus Rencontres du troisième type que Le Monde du silence.

Le tout dans un environnement qui rappelle plus l’espace que les fonds marins.

Certes, l’eau joue un rôle très important, mais on ne peut pas nier l’influence spatiale. De plus, la combinaison qu’enfile Bud pour sa dernière descente ressemble plus à celle d’un astronaute qu’à celle d’un scaphandrier.

 

Situé entre Terminator et Terminator 2, on retrouve, outre Michael Biehn, un souci esthétique et surtout des effets spéciaux à couper le souffle : l’exploration de la station par l’entité annonce le morphing et donc le numérique qui mettra encore quelques années avant de se développer. D’une certaine façon, Titanic est un prolongement logique de ce film, du point de vue technique.

Les deux inondations – le sous-marin – puis la station préfigurent celle des différents espaces du navire dans Titanic.

 

Mais malgré cela, l’analogie avec l’univers de Spielberg est prononcée : le premier « contact » des entités abyssales (1) est une sorte de module lumineux, rappelant la boule lumineuse qui accompagne les trois vaisseaux qui apparaissent à la population.

De plus, le propos pacifique final rappelle celui du film de 1977. Il y a d’ailleurs une chose amusante (pas de quoi rire à gorge déployée non plus) pendant l’exploitation du film : le Mur de Berlin est tombé. La « menace  rouge » devenant alors de plus en plus faible dans les semaines et les mois qui suivirent.

 

Qu’importe, le reste se tient et c’est ça qui est le plus important. Le personnage de Coffey (Michael Biehn, donc) est celui qu’on peut qualifier de méchant – ce qui change des films précédent et suivant de Cameron – mais est avant tout un homme paranoïaque dont les motivations sont purement militaires, et rappellent d’une certaine façon celles de Weyland dans Aliens deux ans plus tard (2).

 

Et puis il y a les images. Comme je l’ai déjà dit, on retrouve une parenté avec le film de Spielberg : les lumières qui prennent vie sont du même ordre et les différents contre-jours donnent un effet vaporeux et rassurant.

Et c’est Lindsey qui découvre cela la première : normal, c’est une femme, et son premier réflexe n’est pas de tirer dans tout ce qui bouge. Cette attitude va conditionner l’apparition ultérieure dans la station, quand un tentacule liquide et solide à la fois (3) va à leur rencontre. Jusqu’à l’intervention de Coffey, on assiste à une très belle séquence : hors du temps, hors de tout espace, des humains émerveillés face à une entité étonnante et désarmante qui essaie de communiquer, créant une pause onirique bienvenue dans une situation des plus tendues.

Et bien sûr, c’est encore un militaire qui détruit tout !

 

Alors laissez-vous faire et partez pour un voyage qui, s’il ne se situe pas 20.000 lieues sous les mers, est tout de même merveilleux, réalisé par un metteur en scène doué, et qui annonce ses deux monuments à venir : Titanic, bien sûr, mais aussi Avatar.

 

  1. Il est difficile de leur trouver un nom : extra ou intra-terrestres ?  O.N.N.I. (Objets Nageant Non Identifiés) ? Autres ?...
  2. Dans les autres films de la série aussi d’ailleurs…
  3. Je sais, ce n’est pas possible, mais c’est pourtant ce qu’il se passe à l’écran.
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