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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Alfred L. Werker, #Sherlock Holmes, #Policier
Les Aventures de Sherlock Holmes (The Adventures of Sherlock Holmes - Alfred L. Werker, 1939)

Il est de retour, et à nouveau c’est Basil Rathbone qui l’interprète. Il ? Sherlock Holmes, bien sûr, accompagné de son inséparable compère et ami le docteur  Watson, qui est lui aussi à nouveau interprété par Nigel Bruce.

Moins de six mois ont passé depuis Le Chien des Baskerville, et cette fois, il affronte son plus terrible ennemi : le professeur Moriarty (George Zucco).

 

C’est d’ailleurs Moriarty qui ouvre dans la première séquence : à  son procès, le juge est obligé de le relâcher du fait du manque de preuves. Et quand Holmes arrive muni de ces indispensables preuves, c’est trop tard : Moriarty est libre et prêt à exécuter ce qui sera le couronnement de sa carrière : le vol des Bijoux de la Couronne.

Bien sûr, il n’y arrivera pas, mais ce sera tout de même très proche.

 

Si ce film n’a pas révolutionné le cinéma, on peut tout de même remarquer un fait extrêmement important pour la suite des diverses adaptations des aventures du héros de Conan-Doyle : pour la première fois est prononcée la fameuse réplique « Elémentaire, mon cher Watson. » (1)

De plus, la Fox qui avait déjà produit le premier opus abandonna le projet d’adapter d’autres histoires, sentant que ce ne serait pas une bonne opération financière.

Comme quoi on peut être producteur et se tromper : trois ans plus tard, les studios Universal reprendront le filon et le même duo d’acteurs pour une série de 12 films entre 1942 et 1946 (2).

 

Mais revenons à nos moutons.

Si Holmes et Watson restent les préférés du spectateur, le personnage de Moriarty est des plus intéressants. Et George Zucco est un Moriarty fort honnête, si on peut qualifier ainsi un tel personnage. Et quand il rase sa barbe, le résultat est là : on ne le reconnaît pas.

La première confrontation avec Holmes est une scène extrêmement british où Holmes et Moriarty se jaugent, ne cachant aucune de leurs intentions l’un envers l’autre : il ne pourra en rester qu’un !

 

Pour le reste, l’intrigue laisse tout de même un peu à désirer. En effet, alors que nous savons tous que Holmes et Moriarty disparaissent ensemble dans les chutes du Reichenbar, ici, le scénario ne s’encombre d’aucune subtilité et élimine carrément l’infâme dans la Tour de Londres (3). Ce qui est bien dommage, mais cela s’explique aussi par le renoncement de continuer la série par la Fox.

Et bien sûr, on retrouve l’indispensable brouillard qui, ajouté aux nombreuses séquences nocturnes, donne une atmosphère de mystère supplémentaire. L’utilisation de la lumière, est d’ailleurs l’un des points forts de ce film, surtout dans l’affrontement final entre ces deux immenses cerveaux. Cet affrontement physique devenant inévitable : leurs intelligences respectives ne pouvant les départager objectivement.

 

Alors, un film à voir ? Pourquoi pas, mais surtout pour le plaisir de retrouver Basil Rathbone qui sait être autre chose qu’un bretteur sournois, toujours aux prises avec Errol Flynn !

Et puis aussi pour la belle Ida Lupino...

 

 

  1. Cette réplique on ne peut plus célèbre, célébrée et récupérée n’apparaît d’ailleurs jamais dans les différentes aventures écrites par Sir Arthur.
  2. Par contre, usant d’un subterfuge un tantinet capillo-tracté, ils feront revenir Holmes et Watson pendant la deuxième guerre mondiale, transformant la série en œuvre de propagande.
  3. Tour qui, comme vous le savez tous, abrite le précieux trésor royal.
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