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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Peter Jackson, #Heroic Fantasy
Le Hobbit : La Bataille des cinq armées (The Hobbit: the Battle of the five Armies - Peter Jackson, 2014)

Il fallait bien que cela se termine. Deux ans après le premier opus, Peter Jackson nous propose une fin qui n’en est pas vraiment une, mais plutôt la confirmation de ce qu’on avait subodoré après Un Voyage inattendu : il s’agit bel et bien d’une « prélogie » du Seigneur des anneaux, où non seulement Bilbo a déclenché l’épopée que nous connaissons, mais en même temps Jackson y place ses différents personnages – Bilbo, Saruman, Legolas, Gandalf (etc ?) – pour amener cette autre histoire.

 

Bien que le film fut tourné dans la foulée, il nous fallut donc attendre un an avant de pouvoir contempler les ravages de Smaug (voix de Benedict Cumberbatch) sur Lake Town, puisqu’il venait de s’y envoler pour apporter sa véritable complexion : le feu et la mort.

Et question feu, on est servi, c’est un véritable brasier gigantesque qui ouvre donc ce film, avec une séquence encore une fois spectaculaire mêlant habilement mouvement de foules, sous intrigues particulières – Bard (Luke Evans), ses enfants, le Maître (Stephen Fry) et son âme damnée Alfrid (Ryan Gage, ignoble à souhait) – et postproduction à couper le souffle !

Mais ce n’est rien à côté du combat final que tout le monde attend !

 

Vous l’avez compris, Jackson termine sa deuxième trilogie en apothéose, le souffle épique rappelant tout de même plus la bataille de Helm’s Deep (Les deux Tours) que celle de Minas Tirith (Le Retour du roi). Outre une structure similaire, on y retrouve les mêmes moments d’émotion et de découragement ressenti par les différents chefs de bataille, et surtout de Thranduil (Lee Pace), le roi des Elfes de la forêt.

Quant aux cinq armées annoncées, elles sont là : les Nains, les Elfes et les Hommes d’un côté (le bon !) et les Orques et les Gobelins de l’autre (le mauvais !).

A cela s’ajoute un sixième groupe de combattants de dernière minute qui permettent une fin définitivement heureuse : je vous les laisse découvrir, en annonçant tout de même qu’un parallèle avec la trilogie initiale n’est pas fortuit…

 

Bref, Jackson termine en beauté, même si on peut préférer sa première trilogie (c’est mon cas), détournant l’intrigue initiale (1) pour en faire une épopée grandiose et fondatrice, dans la lignée de et surtout amenant la précédente.

On a plaisir à retrouver les différents protagonistes, même si le pendant comique laisse place à une désolation inévitable amenée par le dragon et l’affrontement final.

A propos de ce dernier, alors que le montage parallèle à nouveau nous permet de suivre les différents points de vue – global ou/et particulier –, Jackson y ajoute le duel, inévitable lui aussi, entre Thorin (Richard Armitage) et Azog (Manu Bennett), y ajoutant une variable : la glace qui en plus d’amener des glissades se rompt en différents endroits, amenant un déséquilibre là encore spectaculaire.

 

Vous donc l’aurez compris, j’aime beaucoup cette saga, où Bilbo (Martin Freeman, formidable lui aussi) est le personnage central et où, pour paraphraser Gandalf, il est « un drôle de petit être dans un monde si grand. »

 

 

(1) Le Hobbit (J.R.R. Tolkien, 27-9-1937)

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