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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Joel & Ethan Coen, #Comédie

Il est difficile de parler de ce film, tant il est riche.

Tout commence par un quiproquo improbable : peut-on décemment confondre Jeffrey Lebowski, riche homme d’affaire flanqué d’une femme de cinquante ans plus jeune, avec Jeffrey Lebowski, dit the Dude, his Dudeness, the Duder, ou encore El Duderino (Jeff Bridges) ? Hein, peut-on ?

Toujours est-il que c’est le départ d’une histoire rocambolesque qui se résume à une seule question :

« Où est l’argent ? » (Vous pouvez glisser dans la phrase des mots grossiers si vous le souhaitez)

Alors nous suivons le Dude. Il ne travaille pas, porte des tenues pratiques et des lunettes noires, et surtout, il est cool. Jamais personnage ne fut plus cool. Même Steve McQueen. Quand il a du temps libre, il fait un tour en voiture, joue au bowling ou fume un joint. Puisque je vous dis qu’il est cool ! Alors quand deux types débarquent chez lui, lui mettent la tête dans la lunette des WC et en prime urinent sur le tapis, ça ne peut plus aller : il lui faut un nouveau tapis !

C’est comme ça que Jeffrey Dude Lebowski va rencontrer son homonyme.

Mais au-delà de l’intrigue, ce sont les personnages qui donnent toute la saveur au film :

  • Walter Sobchak (John Goodman) : vétéran de la guerre du Viet Nam, qui ne peut envisager chaque moment de la vie que comme une conséquence directe de ce conflit. Joue au bowling avec un revolver dans son sac. Cela évite la contestation.
  • Theodor Donald Donnie Kerabatsos (Steve Buscemi) : autre joueur de bowling. Ne dit pas grand-chose, et de toute façon, les deux autres lui disent toujours de se taire.
  • Maude Lebowski (Julianne Moore) : fille de l’autre. Peintre contemporaine à la recherche d’un géniteur pour son enfant.
  • Bunny Lebowski : jolie fille qui n’a pas épousé l’autre que par amour. Possède une voiture dont la plaque minéralogique est – bien entendu – « LAPIN ».
  • Les nihilistes : ex-formation musicale allemande, qui malgré leur idéologie aimerait quand même récupérer l’argent.
  • Jesus, enfin (John Turturro) : n’a absolument rien à voir avec l’intrigue pécuniaire. Il ne fait que jouer au bowling (très bien d’ailleurs), mais surtout, il porte une tenue de jeu magnifique et surtout a LA réplique du film : « Nobody fucks with the Jesus ! »

Avec tout ce beau monde, on assiste à une véritable épopée. Le film enchaîne des situations et des répliques qui sont devenues cultes avec en prime des scènes de rêve dignes de Lloyd Bacon ou Busby Berkeley.

Et puis il y a la musique :

Le Dude écoute Creedence Clearwater Revival, ou Bob Dylan, quand l’autre préfère le « Requiem » de Mozart. Et quand il demande à un chauffeur de taxi de changer pur ne pas entendre les Eagles, il se fait jeter hors du véhicule. Le summum du mauvais goût dudesque étant Jesus dansant sur une version Gypsy King de Hotel California !

Bref, un film extraordinaire, qui se redécouvre sans cesse.

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