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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #John Landis
The Blues Brothers (John Landis, 1980)

Complet noir.

Chapeau noir.

Lunettes noires.

Après avoir fait les beaux soirs du petit écran dans le Saturday Night Live, les Blues Brothers arrivent (enfin) sur grand écran, avec la complicité de John Landis à la réalisation.


C’est un festival d’humour et de musique avec de grands noms de la musique américaine, dont le vétéran Cab Calloway qu’on retrouve comme au temps du Cotton Club.

Si l’histoire est somme toute assez simple*, c’est la façon de la raconter qui est savoureuse.

En effet, c’est un véritable défilé de vedettes de la musique et de voitures, avec poursuites et attentats, chanteurs de country furieux et néonazis !

 

C’est un film qui, même s’il fut tourné à la fin des années 1970s, se laisse voir et revoir avec toujours le même plaisir. Le look Jake (John Belushi) et Elwood (Dan Aykroyd y est pour beaucoup de même que les personnages qui gravitent autour d’eux, amis ou ennemis.

Ce look caractéristique et atemporel ainsi que les chansons interprétées contribuent au fait que ce film vieillit très bien**.

 

On s’amuse des personnages un tantinet caricaturés voire  caricaturaux : la femme (Carrie Fisher) qui essaie à plusieurs reprise de tuer Jake ; le leader néonazi sans cesse ridiculisé et considéré comme un abruti (ce qu’il est, d’ailleurs) ; les Good ole Boys, une espèce de boys' band country magnifiquement ringards ; et bien entendu  ces deux frères d’orphelinat qui ne quittent (presque) jamais leurs lunettes noires, même la nuit !

Sans oublier de Ray Charles qui s’amuse de sa cécité pour notre plaisir, et l’immense Cab Calloway qui renaît dans sa tenue blanche en chantant Minnie the Moocher.

 

Et puis il y a une étincelle, un moment fugace mais riche en émotion quand Jake enlève ses lunettes pour regarder son ex petite amie : ce n’est plus un gros dur virile, il se montre tel qu’il est (ou presque), un gros nounours au regard triste, qu’il est absolument impossible de détester.

 

Alors savourons ce film, comme une friandise qu’on garde pour la bonne bouche, et vers laquelle on revient avec un même plaisir intact.

 

 

* Les deux frères doivent récupérer 5000 dollars pour sauver l’orphelinat dans lequel ils ont grandi.

** Peut-on en dire autant de la suite sortie presque vingt ans après ?

 

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