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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Aventures, #William Wellman
L'Appel de la forêt (The Call of the wild - William Wellman, 1935)

Deuxième adaptation du roman de Jack London, il ne faut pas s’attendre à une grande exactitude. En effet, outre le chien et Jack Thornton, on ne retrouve pas grand-chose de ce roman devenu mythique.
Mais cela est tout à fait normal : nous sommes au cinéma. Et aussi, parce que le Code Hays qui sévit depuis presque un an à Hollywood (et sur toute la production hollywoodienne) n’aurait pas permis une plus grande fidélité à l’œuvre originale : il faut dire que la fin est plutôt tragique et violente, deux raisons d’en faire autre chose.

Mais si l’adaptation est loin d’être fidèle, le reste est fort appréciable, mais reprenons.

 

Jack Thornton (Clark « Rhett » Gable) retrouve son ami Shorty (Jack « Napaloni » Oakie) et decide de partir en expedition avec lui pour retrouver la mine d’or d’un certain John Blake (Frank Conroy) parti avec son épouse Claire (Loretta Young et ses beaux yeux tristes).

En chemin, ils rencontrent cette dernière que son mari a laissée pour chercher du secours. Les deux aventuriers emmènent Claire vers cette mine, à travers l’Alaska sauvage. Parmi les chiens qu’ils ont achetés pour ce périple se trouve Buck, un bâtard à moitié sauvage que ses racines ne cessent d’appeler.

Mais la mine de Blake fait beaucoup d’envieux, et pas toujours très recommandables…

 

Oui, nous sommes loin du roman, mais la présence de Clark Gable et Loretta Young vaut toutes les digressions, avec en prime un Jack Oakie formidable en faire valoir de Gable. Et comme en plus c’est Wellman qui dirige, il n’y a pas de quoi bouder son plaisir.

Et comme c’est Wellman, on peut être sûr qu’il va tout faire pour donner une vision réaliste de ce que nous allons voir. Et c’est le cas. Ce Nord terrible est un vrai piège pour les humains et tout ne va pas se passer comme prévu. Surtout entre Jack et Claire, dont nous nous doutons rapidement qu’ils vont tomber amoureux l’un de l’autre. Mais ce n’est pas le coup de foudre habituel et cet amour va progressivement grandir avant le premier baiser attendu (1). Ce sont des regards, et des petits gestes qui motivent – ou sont motivés par – ces mêmes regards qui vont amener à cet amour naissant. Mais même cet amour ne sera pas si facile : Blake va revenir !

 

Bien sûr, il y a cet « appel du monde sauvage » (2) pour Buck, et ce dernier est un chien magnifique au passé trouble (3), mais il n’est lui aussi qu’un faire-valoir de Thornton, une sorte d’alibi pour le film.

Quoi qu’l en soit, on se délecte de ces grandes étendues et de cette intrigue presque aussi sauvage que le titre, où même la fin fut retournée afin d’éviter la mort de Shorty, pourtant annoncée par ses dés. Par contre, la mort frappe tout de même, une sorte d’instant karma pour le méchant du film (il y en a toujours un, rappelez-vous le précepte hitchcockien), l’infâme Smlith (Reginald Owen) et ses deux complices franchement patibulaires (4).

 

Quant à la fin, sans pour autant tout dévoiler, sachez qu’elle respecte le Code déjà cité, Clark Gable interprétant, comme d’habitude, un homme d’honneur et de grande dignité, même s’il nous montre qu’il tient bien l’alcool (le Volstead Act a été abrogé, ne l’oublions pas !).

 

  1. Bien sûr qu’il y en a un. Il n’était pas possible d’imaginer y couper !
  2. Plus proche du titre original que celui de la forêt.
  3. Que vous ne connaîtrez que si vous lisez le roman.
  4. Mais presque ?

 

 

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