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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Comédie dramatique, #Cecil B. DeMille
The Captive (Cecil B. DeMille, 1915)

1913. C’est la guerre dans les Balkans, ces territoires confetti du sud est de l’Europe. Au Monténégro, l’armée turque a débarqué. Les Monténégrins, appelés s’en vont chasser ces envahisseurs. C’est le cas de Marko Martinovitch qui répond à l’appel, laissant seuls sa sœur Sonya (Blanche Sweet) et son petit frère Milos (Gerald Ward). Malheureusement, il est tué pendant la capture d’un peloton d reconnaissance turc emmené par Mahmud Hassan (House Peters). Ce dernier tombe sous le coup d’un décret qui assigne les prisonniers de guerre à une ferme pour combler la pénurie de main d’œuvre due à la guerre.

Il se retrouve donc chez Sonya.

 

Transfuge de chez Griffith, Blanche Sweet signe ici son deuxième film avec DeMille, qui en est lui-même à son cinquième en 1915, soit presque la moitié de sa production de cette année faste et riche (1). Alors évidemment, une telle production peut gréer un certain déséquilibre dans les différents films qui sortent. C’est le cas de ce The Captive, à un niveau moindre des trois films cités ci-dessous (1).

Mais si ce film est tout de même une référence dans la production demillienne, c’est avant tout parce que pour la première fois, l’actrice Jeanie McPherson (elle interprète ici Milka) collabore au scénario avec le maître (2).

 

Et on y trouve donc ce qui va être la marque de ses travaux : une (jeune) femme forte moralement et qui ne s’en laisse pas compter, usant la force si nécessaire. C’est le cas de Sonya ici, qui mène à la baguette (ou plutôt au fouet) ce grand gaillard turc : il faut dire que le revolver que lui a laissé son frère aide beaucoup…

Mais évidemment, on sait que cette relation de soumission (forcée) ne va pas durer : elle est très belle et lui fort séduisant : ils ne peuvent que terminer ensemble. Surtout que le petit frère a pris fait et cause pour ce prisonnier (3) singulier. Tellement singulier qu’il va même à l’encontre des ordres de son supérieur qui était venu le délivrer (4) : l’amour fait faire de ces choses…

 

Mais si The Captive reste un film mineur dans la production prolifique de DeMille en 1915, il n’en demeure pas moins soigné et bien monté (5) : Alvin Wyckoff y signe encore de très belles images.

Et parmi les interprètes, on peut retrouver quelques noms qui vont accompagner Cecil B. pendant ces quelques années : Raymond Hatton, William Elmer et bien sûr l’incontournable Theodore Roberts (le bourgmestre).

 

 

  1. Onze films en cette année dont The Cheat et Carmen
  2. Qu’elle va très vite gérer toute seule.
  3. Le titre original, donc…
  4. Et accessoirement piller la ferme et violer la jeune femme.
  5. et en plus, il est présenté dans une copie très bien conservée.
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