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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Joel Schumacher, #Justice
Le Client (The Client - Joel Schumacher, 1994)

Il est très mauvais de fumer. Et le jeune Mark Sway (Brad Renfro), l’apprend à ses dépens.

En effet, après avoir chipé deux cigarettes à sa mère (Mary-Louise Parker), Mark est allé les fumer dans un lieu éloigné avec son petit frère Ricky (David Speck).

Et manque de chance, ils croisent Jerome Clifford (Walter Olkewicz), qui est venu se suicider. Et juste avant, il livre à Mark son secret : il sait où est caché le corps d’un homme tué par un gangster.

Rapidement, la police est à ses trousses, et Mark sent qu’il est en mauvaise posture.

Il décide alors de prendre un avocat. Ce sera une : Reggie Love (Susan Sarandon).

 

Est-il besoin de dire encore une fois que Susan Sarandon est magnifique ? Oui. Elle est superbe dans ce film, prenant à cœur le sort de ce client inhabituel : ses honoraires s’élèvent à 1dollar, tous frais compris !

Mais si la belle Susan est magnifique, c’est parce que ceux qui l’entourent ne sont pas mal non plus, à commencer par le jeune Brad Renfro – onze ans, la révélation du film – dans le rôle de ce drôle de client qui a peut-être grandi trop vite.

Ce jeune garçon est un client fort pertinent et ses interventions touchent tous ceux qui le voient évoluer : l’avocate, bien sûr, mais aussi son « adversaire »  le District Attorney (DA) Foltrigg (Tommy Lee Jones, arrogant à souhait, mais tout de même beau joueur) – chacun de façon différente ; et surtout le public.

 

Et évidemment, comme nous sommes dans un film américain, il y a un bout de rédemption qui traîne. Cette rédemption concerne Reggie. Comme lui balance au visage Foltrigg, c’est une ancienne alcoolique. Bien sûr, elle a une bonne raison pour avoir sombré (1), et d’ailleurs le reconnaît, expliquant à son client pourquoi. Il s’agit alors du tournant du film. En effet, rapidement, l’intrigue arrive à une impasse : entre le gamin qui ne veut pas parler – les conséquences seraient néfastes pour sa santé (2) et celle des siens – et le DA qui veut absolument que son enquête avance, alors que l’enfant bloque la machine judiciaire.

C’est donc une séquence d’échange et surtout de confiance. Cette confiance va dans les deux sens : il n’y a pas de confiance possible s’il n’y a pas de vérité.

Mais cet échange n’est que le début de la résolution.

Et donc de la rédemption : le passé de Reggie qui ne jouait pas en sa faveur est effacé par cette affaire, même si elle doit tout de même en payer le prix d’une certaine façon.

 

Joel Schumacher n’est pas un réalisateur toujours très subtil, mais il mène cette histoire avec maîtrise, reprenant le thème du duo plus ou moins bien assorti. Mais le petit plus du film vient du point de vue qui reste quasiment tout le temps au niveau de l’enfant. J’ai déjà dit que la distribution est à la hauteur, et n’oublions pas non plus les seconds rôles qui sont eux aussi pertinents et bien utilisés. On y trouve quelques visages qui sont plus ou moins passé au premier plan depuis (3) – William H. Macy, par exemple – ou qu’on a pu voir de très nombreuses fois, comme Will Patton ou le regretté J.T. Walsh.

 

Un film judicaire donc, mais un peu différent du fait du duo annoncé. Et la seule audience à laquelle nous assistons est en plus très réjouissante.

A (re)découvrir.

 

 

  1. Il y a toujours une bonne raison, même si elle convainc rarement l’entourage du buveur.
  2. Vous voyez pourquoi fumer n’est pas une bonne chose !
  3. 25 ans déjà que le film est sorti…
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