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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Frank Lloyd
La divine Lady (The divine Lady - Frank Lloyd, 1929)

Ca commence comme un conte de fée :

Emma Hart (Corinne Griffith) et sa mère (Marie Dressler) arrivent chez l’honorable Charles Greville (Ian Keith), pour se mettre à son service.

Mais Emma est une jeune fille sans manière qui irrite rapidement Greville. Heureusement, elle possède un physique qui ne laisse pas ce dernier de marbre et les fait accepter dans cette maison.

Rapidement, Greville tombe sous le charme de la (très) belle Emma…
Et puis arrive lord Hamilton (H. B. Warner), l’oncle de Greville, et l’histoire retombe dans la réalité.

Emma est envoyé chez Lord Hamilton à Naples, qu’elle finit par épouser.

Débarque alors un navire anglais commandé par Horatio Nelson (Victor Varconi), qui va rapidement tomber sous le charme d’Emma…

 

Malgré un début sur un ton plutôt comique, il s’agit d’une tragique histoire d’amour véridique : celle de Nelson et Lady Hamilton (ils en auront une fille). Le personnage d’Emma, quand il apparaît est sujet à la comédie : on s’amuse des situations dans lesquelles elle se fourre, au grand dam de Greville. Mais la petite histoire rejoint la grande : nous sommes à la fin du XVIIIème siècle et la Révolution française fait des ravages dans les autres pays européens, amenant la guerre (surtout avec l’Angleterre).

 

Nous allons alors suivre l’évolution de ce conflit à travers de belles grandes batailles navales (dans la lignée du Pirate noir) dont la première voit l’affrontement des impeccables marins anglais dans leurs magnifiques uniformes et des hirsutes pirates français habillés de loques.

 

Mais le, plus important reste tout de même l’histoire d’amour.

Frank Lloyd met beaucoup de délicatesse à raconter cette liaison, s’attardant sur des détails en gros plan – la main de Nelson qui lâche lentement celle d’Emma, le visage merveilleux d’Emma et ses yeux bleus (même en noir et blanc, on sait qu’elle a les yeux bleus !) – ou usant de travellings arrières lors des moments tragiques ou des séparations.


Un beau film avec un trio d’acteurs convaincants : H. B. Warner tout en sobriété (comme d’habitude), jetant un voile pudique sur cette relation extraconjugale ; Victor Varconi, Nelson fier, passionné mais conscient de son devoir (il retrouve par là même H. B. Warner avec qui il a joué dans Le Roi des rois, où il était lui-même Pilate) ; et Corinne Griffith, vraiment très belle, et glissant progressivement d’un rôle léger à un rôle tragique.


Une curiosité.

 

 

* Le film sortant en 1929, il est mis en musique et partiellement sonorisé.

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