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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Sam Raimi, #Horreur
The Evil Dead (Sam Raimi, 1981)

Une maison de bois à l’écart des routes.

Cinq jeunes personnes (trois filles et deux garçons).

La nuit qui tombe tôt (17h50).

De la fumée.

Et bien sûr : une entité maléfique qui rôde et provoque des tragédies.

 

Bien avant de nous proposer sa version de Spider-Man, Sam Raimi a donné dans le genre horreur et épouvante. C’est bel et bien le cas ici, où en plus il réalise son premier long métrage. Et pour ce qui concerne l’horreur et l’épouvante, c’est plutôt réussi. Certes, nous étions en 1979-1980 quand il l’a tourné, et les effets spéciaux ne sont pas aussi léchés que maintenant.

Mais pour l’époque, ils sont plutôt bien faits et ont d’ailleurs été récompensés à travers Tom Sullivan pour ses maquillages.

 

Il semble tout de même que Sam Raimi a vu L’Exorciste et a plutôt aimé, tant les maquillages des morts-vivants rappellent le visage de la jeune Regan (Linda Blair), ou encore les liquides plus ou moins visqueux qui baignent (1) la fin du film.

Mais là s’arrête la comparaison, ce film allant beaucoup plus loin dans l’horreur que celui de Friedkin.

Tellement loin, qu’à un moment, ça devient trop. Ce sont des litres d’hémoglobine qui se déversent sur les protagonistes, sans compter les différents jaillissements sanguins tout au long du développement de l’horreur.

Tellement que ça en devient même presque risible.

 

L’intrigue est somme toute assez rudimentaire : on se doute bien que ces cinq personnes vont passer une sale nuit. Dès l’ouverture, d’ailleurs, on sent une menace planer sur ces jeunes gens. Le premier plan, caméra à l’épaule, implique une menace : en effet, il s’agit d’une caméra subjective d’un être qui se meut bizarrement, surmontant les obstacles avec fluidité jusqu’à rencontrer nos cinq jeunes insouciants.

D’une manière générale, les sentiments d’horreur et d’épouvante sont accentués par des cadrages différents, surtout dans la dernière partie.

[i.e. : quand Ashley (2) sort de la voiture, alors que la calandre est horizontale, le corps du jeune homme est penché.]

 

Autre élément accentuant le caractère effrayant du film, la musique de Joe Loduca. On y retrouve l’influence de Ligety (cf. The Shining) ainsi que des sonorités qui rappellent fortement les années 1980 (tout comme dans Excalibur qui sortit la même année).

Mais c’est surtout quand la musique se tait que le sentiment d’épouvante se renforce.

S’ajoute à cela l’absence de représentation de la menace paranormale : on sait qu’il y a quelque chose et que ça semble gigantesque. Et ce n’est pas la fin qui pourra nous mettre sur la voie.

 

Parce qu’il y a une fin, et près de 30 ans après la sortie du film, nous savons qu’il y a eu deux suites tournées par Raimi dans les 12 années qui ont suivi.

D’ailleurs cette fin n’en est pas vraiment une, le film s’arrêtant sur une suspension de la narration : qu’a donc vu Ashley au moment où le montage a enchaîné brutalement le générique de fin ?

 

Ceci est bien sûr une autre histoire, mais je ne suis vraiment pas sûr d’y retourner.

  1. C’est le cas de le dire.
  2. Bruce Campbell, un habitué des films de Raimi qui avait déjà joué dans deux de ses courts métrages antérieurs.

 

 

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