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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #William Friedkin, #Fantastique

Ca commence au nord de l’Irak, vers Ninive.

On y trouve le père Merrin (Max von Sydow), archéologue. On y trouve aussi une médaille de St Joseph, et un bout de statuette d’un démon assyrien – Pazuzu, en l’occurrence, même s’il n’est jamais nommé.

Chris McNeil (Ellen Burstyn) est une actrice de cinéma. Elle vit à Georgetown avec sa fille Regan (Linda Blair), pendant un tournage.

Damian Karras (Jason Miller), enfin, est prêtre-psychologue à Georgetown, sa mère vit à New York.

Jusque là, rien que de très banal.

Et doucement, l’intrigue s’installe.

Ca commence par des bruits dans le grenier. Ensuite, ce sont des plaintes de Regan comme quoi son lit remue. Après, il y a les propos injurieux envers le médecin.

Et finalement, on en arrive à la conclusion qui donne son sens au film : Regan est possédée !

Mais ça ne vient pas tout de suite.

Avant d’en arriver à cette éventualité qui sent bon le Moyen Age, Regan doit subir toute une batterie d’examens qui nous permettent de voir où en était la médecine américaine du début des années 1970. [Avec en prime, la prescription du célèbre Ritalin, qui ne fit pas que des heureux.]

Mais quand les signes paranormaux apparaissent sans plus aucun doute possible, alors l’appel est fait à l’exorciste : le père Merrin.

L’intérêt du film ne réside pas dans l’exorcisme en lui-même, mais dans la lente évolution de la situation vers cette extrémité. En tant que spectateur (attendant l’exorcisme), on ne peut que se désoler de voir ces médecins essayer de raisonner sur un cas irrationnel. Voire refuser ce quel leurs yeux voient. Le médecin de famille assistant à une manifestation violente refuse une explication irrationnelle et s’en tient à son traitement (ritalin).

Les effets spéciaux sont là (un tantinet outré, peut-être), le maquillage de Linda Blair est époustouflant.

Et William Friedkin prend son temps pour amener la possession. Rien n’est laissé au hasard : la présence de Pazuzu au début prend tout son sens à la fin. [Elle donnera en outre une possibilité de suite…]

Il n’y a pas le côté sensationnaliste digital et limite gore qu’on pourra trouver dans la « suite » de 2004.

Non. Rien de tout ça. Du cinéma, tout simplement.

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