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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Michael Dowse
Et (beaucoup) plus si Affinités (The F Word - Michael Dowse, 2013)

« Et si vous rencontriez la bonne personne au mauvais moment ? »

Cette accroche de l’affiche française résume à elle seule la situation – inextricable (?) – dans laquelle se trouvent les deux personnages principaux du film : Chantry (Zoe Kazan) et Wallace (Daniel « HP » Radcliffe).

Wallace sort d’une relation malheureuse avec Megan (Sarah Gadon) et rencontre Chantry à une soirée, chez son ami (son cousin à elle) Allan (Adam Driver).

Tout de suite, le contact (très bon) se fait et ils passent un formidable moment ensemble, jusqu’à leur séparation, inévitable : elle retourne chez elle retrouver son petit ami, Ben (Rafe Spall). Eh oui, c’était trop beau : elle n’est pas libre. Qu’importe, ils deviendront bons amis.

Si c’est possible…

 

Bien sûr, l’intrigue rappelle When Harry met Sally (1), et quoi qu’il puisse arriver, nous savons qu’ils finiront ensemble. Et encore une fois, c’est la façon d’y arriver qui nous intéresse. Et cette façon est des plus savoureuses. Non, la comédie américaine n’est pas morte, et ce film en est une preuve éclatante. Ce film est une très agréable découverte, maniant l’humour avec beaucoup de subtilité, reprenant d’une autre manière la relation homme-femme et surtout la question fondamentale : l’amitié est-t-elle possible entre personnes de sexe opposé ? Et surtout sans le sexe ?

Parce que le sexe est central à cette histoire (d’amour) singulière : entre Wallace qui a conclu sa relation parce qu’elle le trompait, Dalia (Megan Park) qui souhaite une transition sexuelle avant de passer à un autre partenaire, Allan et Nicol (Mackenzie Davis) qui ont une sexualité débridée, et Ben qui menace le même Wallace de ne pas toucher à Chantry, nous sommes servis !

Sans oublier la scène de nu (soft, rassurez-vous !) tout bonnement hilarante, et vous avez une petite idée de cette magnifique comédie qui réussit à faire rire autour du sexe sans tomber dans certains excès « de bon ton » (2) : nous sommes dans cette fameuse screwball comedy apparue aux Etats-Unis environ trente ans plus tôt : certes, les situations sont comiques mais il en va de même des échanges (verbaux, puisque le sexe, vous savez ce qu’il en est…), tout aussi comiques que le reste.

 

Mais cette comédie est avant tout portée par une interprétation elle aussi formidable. Zoe Kazan est toujours au meilleur niveau et à ses côtés, on (re)découvre un Daniel Radcliffe au diapason, montrant qu’il sait faire autre chose que des tours de magie et surtout délaissant l’aspect enfantin du personnage qui l’a fait connaître, s’intégrant pleinement dans le cinéma en général.

Quant au couple Adam Driver-Mackenzie Davis, c’est un duo indispensable qui va au-delà du « second rôle » habituel : ils nourrissent régulièrement cette comédie, amenant (plus ou moins délicatement et avec une réussite aléatoire) ces deux amoureux l’un vers l’autre.

 

Un régal !

 

PS : Non mais quel titre, encore une fois !

  1. Les deux protagonistes vont d’ailleurs au cinéma voir un autre film de Rob Reiner, le formidable (lui aussi) The Princess Bride.
  2. Cf. Ted. [NB : j’aime beaucoup quand même !]
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