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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Horreur, #Wes Craven
La Colline a des yeux (The Hills have eyes - Wes Craven, 1977)

La famille Carter est en route pour la Californie, avec un petit crochet par le Nouveau-Mexique pour y voir une mine désaffectée qui lui appartiendrait.

Et à l’instar de David Vincent (1), ils cherchent un raccourci qu’ils ne trouvent pas et se retrouvent seuls au milieu du désert.

Enfin pas vraiment seuls : des yeux les observent dans les collines environnantes (2).

Et ces yeux appartiennent à des gens qui ne sont pas spécialement hospitaliers. Sauf si on considère que manger ses hôtes est la norme de l’hospitalité de l’Ouest…

 

Vous l’avez compris, Wes Craven nous propose ici un film d’horreur, où les images sont fortes et les nerfs des spectateurs mis à rude épreuve.

Il faut dire qu’il ne fait pas dans la dentelle avec cette tribu de sauvages dont le mode de vie se situe quelque part entre l’ère contemporaine et l’âge des cavernes. J’aurais pu les comparer aux Indiens d’Amérique mais je respecte trop ce peuple pour le comparer à ces brutes hirsutes et violentes.

Ces curieux paroissiens sont vêtus de peaux de bêtes mais utilisent des talkies-walkies ou des jumelles de précisions, héritage de la base militaire proche.


Parce que si le film commence doucement et que les sauvages ne sont utilisés qu’en caméra subjectives (à travers des jumelles), rapidement, nous les apercevons et leur malfaisance est des plus sauvages voire barbare : corps empalé sur une porte ; Carter Sr. (Russ Grieve) crucifié ; chien ouvert, démembré et mangé…

Il semble que Craven se base sur une histoire vraie – le clan de Sawney Bean en Ecosse au début du 17ème siècle – et la situation de l’intrigue dans le désert du Nouveau-Mexique est la raison de l’existence de ce clan bien particulier.

En effet, dans les années 1950s, ce désert fut le théâtre d’explosions nucléaires à titre d’essais. Il est clair que ces gens soumis aux radiations inévitables (3) ont pu dégénérer pour devenir cette tribu de créatures presque humaines.

De plus, la présence de Michael Berryman et son physique particulier corroborent cette explication : rappelez-vous Vol au-dessus d’un nid de coucous, c’est le grand chauve au regard de demeuré.

 

On notera aussi les noms des membres de la tribu, inspirés des dieux romains : Jupiter (James Whitworth), Pluto (Michel Berryman), Mars (Lance Gordon), Mercury (Arthur King/Peter Locke). Les femmes n’ont pas la chance de porter des noms de déesses : Mama Jupiter (Cordy Clark) et Ruby (Janus Blythe), sa fille qui veut s’enfuir de cet environnement in ne peut plus toxique.

Autre particularité onomastique : les chiens ont pour nom Beauty (de son vrai nom Flora) et Beast (Striker), rappelant les personnages principaux du conte de madame Leprince de Beaumont.

 

Avec ce film, Wes Craven obtient ses titres de noblesse dans ce genre pas toujours vraiment subtil, continuant sur la lancée du célèbre Texas chain saw Massacre sorti trois ans plus tôt, et qu’il aime beaucoup. Mais c’est ce même film qui va lui permettre de s’asseoir durablement et de faire ainsi évoluer le genre horrifique, avec ses deux séries : Nightmare on Elm Street et Scream.

Est-il besoin de préciser que ceci est autre histoire ?

 

  1. Roy Thinnes.
  2. D’où le titre original : « Les collines ont des yeux ». A ce propos, pourquoi avoir singularisé le titre français ?
  3. Le vieux Fred (John Steadman) explique au début qu’il est là depuis 1929.
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