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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Sidney Lanfield, #Sherlock Holmes
Le Chien des Baskerville (The Hound of the Baskervilles - Sidney Lanfield, 1939)

Il joue du violon, il fume la pipe, il porte un deerstalker.

Pas de doute : c’est Sherlock Holmes (élémentaire, non ?).


Pour la dixième adaptation des aventures de ce détective, c’est Basil Rathbone qui a été choisi. En effet, son côté british sied à ravir au personnage de Sir Arthur. Et puis ça lui change de jouer les gentils après avoir combattu Robin des Bois et  le Capitaine Blood.

A ses côtés, l’infatigable docteur Watson est interprété par Nigel Bruce, qui l’accompagnera dans les quatorze films qu’ils tourneront.

Cette association restera longtemps gravée dans les esprits, les deux acteurs effaçant (presque) toutes les autres adaptations*.

 

Le Chien des Baskerville est, sinon le plus célèbre des romans de Conan Doyle, au moins celui qui a été adapté le plus de fois (une vingtaine) sans toutefois rendre le véritable aspect du chien (surtout par manque de budget). Mais qu’importe, c'est avant tout Sherlock qui nous intéresse.

Et Basil Rathbone est à l’aise dans ce rôle de détective un tantinet excentrique. Outre l’apparence physique, on retrouve les éléments indispensables au personnage : un esprit de déduction hors norme – il brosse un magnifique portrait du docteur Mortimer (Lionel Atwill) à partir de sa canne ; juste ce qu’il faut de condescendance pour ne pas trop heurter Watson après une série de déductions plus ou moins farfelues ; et une propension à se déguiser, amenant aussi une mystification qui devient source de gags à l’encontre de ce même Watson.

Et si son esprit de déduction est supérieur, cela ne l’empêche pas tout de même de bien manier les armes à feu, beaucoup plus efficaces pour arrêter un chien enragé que n’importe quel cerveau affuté.

 

Pourtant, ce n’est pas Basil Rathbone qui tient le haut de l’affiche : c’est Richard Greene, qui interprète le jeune Lord Baskerville, cible d’un tueur ingénieux (indispensable face à Holmes). A l’affiche aussi, notons la présence de l’immense John Carradine, dans un rôle  de domestique. Ce dernier, avec sa femme (Eily Malyon) forme un couple étrange qui  sème le doute dans l’esprit du spectateur.

Et d’une manière générale, l’intrigue nous envoie sur de fausses pistes, que nous empruntons allègrement, à l’instar du pauvre Watson.

Mais au final, force reste à Holmes qui, tout naturellement démêle les écheveaux et nous livre le coupable.

 

Au final, on peut situer cette adaptation – plutôt convenue, mais attend-on autre chose ? – entre celle d’Albert Parker (1922) où John Barrymore campait un Holmes plutôt ennuyeux, et celle de Guy Ritchie (2009), où l’action spectaculaire autour de l’intrigue a tendance à nous éloigner du personnage initial.
Alors apprécions cette aventure comme celle d’un vieil ami qu’on a plaisir à retrouver après un long moment d’absence.

 

 

* Harvey Kurtzman & Bill « Chicken Fat » Elder les utiliseront pour leur version des aventures de Shermlock Shomes : the Hound of the Basketballs (voir ci-dessous).

 

Le Chien des Baskerville (The Hound of the Baskervilles - Sidney Lanfield, 1939)
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