Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Casse, #F. Gary Gray
Braquage à l'Italienne (The Italian Job - F. Gary Gray, 2003)

De l’or en barre !

C’est le butin de ce braquage « à l’Italienne », appelé ainsi parce que la première tentative (réussie) se déroule à Venise.

Charlie Croker (Mark Wahlberg) a tout minutieusement élaboré de ce qui se révèle être un coup des plus osés et des plus habiles, soutenu par le vétéran John Bridger (Donald Sutherland) et entouré d’une équipe hors pair : « Left Ear » (Yasiin Bey), « Handsome Rob » (Jason Statham), Lyle « Napster » (Seth Green) et Steve « Frezelli » (Edward Norton).

Le braquage se passe donc très bien, jusqu’au moment où Steve décide de fausser compagnie à ses complices, tuant à l’occasion Bridger.

Laissés pour morts (noyés), ses associés floués vont mettre un deuxième braquage, afin de récupérer leur dû, faisant appel en renfort à la fille de Bridger, la (très) belle Stella (Charlize Theron).

Mais tout ceci n’est pas seulement une histoire d’argent…

 

Il paraît évident qu’il y a un avant et un après Ocean’s Eleven. En effet, après le magnifique film de Soderbergh, on a vu revenir avec force les films de cambriolage, rivalisant les uns et les autres d’ingéniosité de technique de pointe et de stars incontournables.

C’est le cas ici de ce film de F. Gary Gray qui met en place on équipe de cambrioleurs de génie, menée par un Mark Wahlberg toujours aussi sobre dans son jeu.

Et à nouveau, l’élément absent de l’intrigue est la police, seulement présente après le premier casse, mais de manière anecdotique : ce sont les braqueurs qui nous intéressent.

 

Mais ce film a trois éléments importants qui ne sont ni des acteurs ni le butin : des voitures. Et pas n’importe lesquelles : des « Mini » !

En effet, le film coïncide avec le retour en force de ces véhicules. Elles sont trois et portent les couleurs des pays d’origine de la production : Etats-Unis, Royaume-Uni et France.  Le raid final (moitié évasion, moitié poursuite) nous renvoie presque à 60 Secondes chrono, l’originalité du parcours ici compensant la virtuosité là-bas.

Alors bien sûr, on ne peut s’empêcher de penser que c’est un beau coup de pub que réussit ici la marque allemande (1).

Mais ce serait oublier l’origine du film : il s’agit d’un remake d’un autre film sorti en 1969, réalisé par Peter Collinson (et John Glen !) avec Michael Caine dans le rôle de Croker. Ce film déjà utilisait ces mêmes véhicules pour évacuer le butin.

On y retrouve ici d’ailleurs un clin d’œil plus qu’appuyé quand le van qui transporte l’équipe bascule dans l’eau après la trahison de Steve.

 

Certes, on n’arrive pas à l’osmose du film de Soderbergh, mais on passe tout de même un bon moment à suivre l’élaboration (rapide) du nouveau coup, et de son exécution, avec en prime une sous-intrigue ukrainienne dans l’air du temps : une (toute) petite complication du scénario qui aura une grande répercussion sur le résultat final (2). On retrouve dans le personnage de Mashkov (Oleg Krupa) toute la menace de cette mafia terrible qui nous vient de l’Est.

 

Et si la police n’intervient pas, le personnage de Steve suffit à lui tout seul à concentrer la haine de nos braqueurs et celle du spectateur par la même occasion : Edward Norton est (encore une fois) impeccable dans ce rôle d’infâme indispensable au succès du film.

Alors, à voir ?

Oui.

 

  1. Celle aux trois initiales, qui a sorti une gamme entre 2001 et 2006.
  2. Bonne ou mauvaise, cela dépend de quel côté vous vous placez…
Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog