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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Espionnage, #Matthew Vaughn
The King's Man : première Mission (The King's Man - Matthew Vaughn, 2021)

Tout commence donc en 1902, en Afrique du Sud, où le Duc d’Oxford (Ralph « Voldemort » Fiennes) est envoyé en tant que membre de la Croix-Rouge, avec sa femme (Alexandra Maria Lara) et son fils (Alexander Shaw). Las, elle est tuée par un tireur embusqué.

Douze ans plus tard, la guerre est déclarée entre l’Allemagne et (presque) le reste de l’Europe, dont le Royaume-Uni, mené par le roi George V (Tom Hollander). En Russie, Nicolas II (Tom Hollander) pense à arrêter la guerre, suivant les suggestions de Raspoutine (Rhys Ifans).

Oxford et son fils (Harris Dickinson) sont envoyés à Moscou pour déjouer les sombres plans du moine.

 

Et de trois !

Matthew Vaughn nous revient avec un troisième opus de cette agence secrète britannique située à Savile Row, le célèbre quartier de la confection. Et nous retrouvons avec plaisir Kingsman, l’une de ces échoppes prestigieuses, qui n’est pas encore la couverture de cette institution secrète : c’est avant tout le tailleur des rois et des gens de l’aristocratie.

Mais malgré le fait qu’il s’agit d’un troisième volet, nous nous retrouvons, comme c’est souvent le cas lorsqu’une série fonctionne, aux origines du succès : comment en est-on arrivé là. Et à cela s’ajoute une question fondamentale : pourquoi ?

Et Vaughn va nous répondre, construisant progressivement son intrigue (1) jusqu’au basculement indispensable qui va donner tout son sens à cet organisme. Ce basculement va se faire en deux temps : la mort du jeune Oxford et la révolte de la femme de confiance du Duc, Polly (Gemma Arterton).

Ensuite, Vaughn déroule jusqu’à une fin, prévisible certes mais tout de même bien réjouissante.

 

Bien entendu, l’Histoire est écornée, ce qui n’est pas un vrai problème, au cinéma tout étant permis. Mais encore faut-il que cette liberté soit bien menée, ce qui est le cas, une nouvelle fois, du film de Vaughn. Sans pour autant trop s’éloigner des faits historiques – la mort brutale mais interminable de Raspoutine ; la Première Guerre Mondiale – Vaughn et ses acolytes réécrivent le déroulement des événements, avec en point d’orgue l’importance de cette officine secrète : si la guerre s’est terminée – victorieusement – c’est grâce au premier King’s Man, et son équipe : Polly, mais aussi et surtout le fidèle et indispensable Shola (Djimon Hounsou).

 

Et que les dessous de cette guerre mettent à jour une conspiration internationale amène un petit plus bienvenu à cette intrigue déjà très agréable : une organisation secrète – une autre – aux buts inavouables (sinon elle ne serait pas secrète) qui n’est pas sans rappeler celle que combattra James Bond, ou encore l’inévitable Austin Powers.

Cette organisation, outre Raspoutine, comprend quelques membres des plus illustres, loin des numéros habituellement utilisés, dont la ressemblance pas toujours frappante est compensée par certaines attitudes et regards qui font très bien illusion.

 

Bref, on s’amuse, d’autant plus que les différents interprètes ont l’air d’y prendre beaucoup de plaisir.

Pour ma part, j’en redemande…

 

  1. Il a collaboré au scénario avec Jane Goldman et Karl Gajdusek.
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