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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Richard Thorpe
Les Chevaliers de la Table ronde (The Knights of the round Table - Richard Thorpe, 1953)

Arthur, lancelot, Perceval, Gauvain, Mordred…

Ils sont tous là (ou presque). Morgane et Merlin aussi.

La légende est de retour : Richard Thorpe nous la fait revivre.

 

Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est la première adaptation de l’histoire du Roi Arthur au cinéma. Mais, bien entendu, ce n’est pas la dernière (voir Excalibur).

C’est Mel Ferrer qui interprète le souverain (contesté) qui enlève l’épée magique de l’enclume sous l’œil envieux de sa sœur Morgane (Anne Crawford, dont c’est le dernier film, et qui mourut prématurément trois ans après) et de son champion le méchant Mordred (Stanley Baker) – sans r dans la VO – félon s’il en est.
Quant à Merlin (Felix Aylmer), c’est un vieux barbon qui n’use aucune fois de magie, pour notre plus grand désappointement.

 

Mais il y a l’épopée arthurienne qui est là, même si le scénario prend certaines libertés avec le texte médiéval, et d’ailleurs ce n’est pas bien grave.

On a donc droit à de nombreux combats à l’épée, mené de main de maître par des chevaliers en armure, qui, d’ailleurs, sont un tantinet décalés par rapport à la vérité historique, mais là encore, ce n’est pas bien grave : ne boudons pas notre plaisir.

 

C’est avant tout un film d’amitié et d’honneur, même si ce dernier mot ne revêt pas la& même signification selon les personnages : on y croit beaucoup moins quand c’est Mordred qui en parle.

L’amitié, c’est celle, indéfectible (au moins le croyaient-ils) entre Arthur et Lancelot, ce preux chevalier qui a parcouru le monde à la recherche de ce roi valeureux.

Mais une histoire d’amitié ne résiste pas quand la femme paraît, comme semble nous le montrer le film. Guenièvre (la magnifique Ava Gardner) est source de discorde, et surtout prétexte à la rébellion pour Morgane et Mordred.

Mais même si cette source de discorde – une relation amoureuse entre Lancelot et Guenièvre – est avérée, jamais Lancelot ne trahira vraiment son ami. Une seule fois il l’embrasse (au bout d’une heure et demie, pas avant), mais c’est pour mieux lui signifier que cet amour ne doit pas perdurer.

 

Autrement, ce film reprend tous les thèmes de la légende arthurienne : la table ronde, la quête du Graal pour Perceval (Gabriel Wood) et bien entendu Excalibur que seul le vrai souverain de l’Angleterre pourra retirer de l’enclume. Le tout dans de très beaux décors plus ou moins réels : le site de Tintagel en fait partie, de même que Dartmoor, mais la première séquence (quand Arthur prouve qu’il est le roi attendu) et l’une des dernières, (quand Arthur meurt), ont été trop visiblement tournées en studio : l’incrustation utilisée est beaucoup trop évidente et nous saute aux yeux, nous spectateurs habitués aux effets spéciaux numériques.

 

Mais rappelez-vous que ce film est sorti il y a déjà 65 ans, et malgré ce détail, le film se regarde toujours avec le même plaisir, dans un Technicolor où les couleurs pètent, ce qui n’est pas sans rappeler le Robin des Bois de Michael Curtiz.


Alors laissez-vous faire par Richard Thorpe, et jubilez aux exploits de Lancelot, le seul qui réussit à se sortir de la lise meurtrière*.

 

 

* Exploit qui m’a – moi aussi – beaucoup marqué étant enfant.

 

PS : mon adaptation préférée reste malgré tout Sacré Graal...

 

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