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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Robert Carlyle
La Légende de Barney Tomson (The Legend of Barney Thomson - Robert Carlyle, 2015)

Barney Thomson (Robert « Franco » Carlyle) est coiffeur au salon Henderson. Mais ce n’est pas le plus recherché : taciturne, il ne parle jamais et s’emporte facilement. Lassé, Wullie Henderson (Stephen  McCole) décide, avec l’assentiment de son père (James « Old Bear » Cosmo) de se séparer de lui. Barney est effondré. Il s’accroche à cet homme, trébuche et Wullie tombe, mort, les ciseaux de Barney plantés dans le cœur.

C’est un accident. Mais c’est tout de même gênant et Barney décide de se débarrasser du corps, avec l’aide de sa mère (Emma Thompson). Hélas pour Barney, la police veille : il faut dire qu’un tueur en série poste des morceaux de ses victimes à leurs proches.

L’inspecteur Holdall (Ray Winston), contre l’avis de sa supérieure (Ashley Jensen) est sur la piste de ce coiffeur bien particulier…

 

Quand un acteur passe derrière la caméra, on s’attend toujours à un grand spectacle de la part de ses interprètes. Et là encore, on n’est pas déçu. C’est un véritable festival. Carlyle lui-même est déjà formidable, mais on attend le sublime quand on voit apparaître Emma Thompson. Elle qui n’a que deux ans de plus que Carlyle interprète la mère de Barney. Et quelle mère ! Le maquillage est magnifique de deux façons : celui qui lui donne une vingtaine d’années de plus ainsi que celui que se met son personnage et qui lui donne un air des plus vulgaires. Ajoutez à cela un accent écossais ambiant à couper au couteau et vous avez déjà une première idée de cette comédie singulière.

 

Parce que malgré l’intrigue criminelle, on est en pleine comédie. Noire. Très noire même. Et cet humour de la même couleur est accentué par les trognes des différents personnages : pas ou peu de personnes au physique très avenant, comme si le maquilleur ne s’était occupé que de la grande Emma.

Et la force du film de Robert Carlyle, c’est son aspect atemporel. En effet, l’intrigue peut se dérouler à n’importe quel moment. Aucun élément technologique actuel, mais aucun véritable marqueur très ancien. Comme si le temps s’était arrêté entre 1960 et 2000, avec une petite préférence pour la fin de siècle du fait des véhicules. Et 1960 pour le salon de coiffure qui n’est pas de la première jeunesse (sa devanture, ses sièges vintage…). Entre les deux, Barney et sa coiffure elle aussi particulière : une coupe années 1980 avec une bonne couche de gel (de la gomina ?) comme vingt ou trente ans plus tôt.

Quant aux mémères qui entourent Cemolina (le prénom de la mère de Barney), elles peuvent très bien appartenir à n’importe quelle époque voire de nos jours tant elles sont stéréotypées.

 

Parce que c’est surtout cela qui rend le film irrésistible : des stéréotypes, voire des archétypes. Entre la vieille dame indigne (Cemolina), le flic borné qui se fie à son intuition (et son pif), et le célibataire qui se croit irrésistible dans son beau costume (Brian Pettifer), on n’a que l’embarras du choix question personnages ringards.

Et au milieu de tout cela, Barney, un autre pauvre type au mauvais endroit et au mauvais moment, et qui voit les cadavres s’accumuler malgré lui.

 

Réjouissant.

 

Mais, qu’ont donc fait les coiffeurs aux réalisateurs pour se retrouver dans des histoires de meurtres ? (1)

 

  1. The Barber (2001), Sweeney Todd (2006 & 2007)…
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