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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Espionnage, #James Bond, #John Glen
Tuer n'est pas jouer (The living Daylights - John Glen, 1987)

Et de 4 !

C’est au tour de Timothy Dalton d’endosser le rôle de l’agent secret le plus connu au monde (1) – après Austin Powers, cela va sans dire – pour une nouvelle aventure imaginée par Ian Fleming (2), se situant pour une grosse partie derrière le rideau de fer (Tchécoslovaquie, Afghanistan) et prend pour cadre la situation géopolitique faisant même référence aux mutations instaurées par Gorbatchev depuis son accession au à la tête du Soviet Suprême.

Pour le reste, on retrouve les personnages habituels – M (Robert Brown), Q (Desmond Llewelyn), le Ministre de l’Intérieur (Geoffrey Keen) et notre vieil ami Gogol (Walter Gotell).

James Bond n’est pas le seul à changer puisque Lois Maxwell, l’indéboulonnable (tiens, finalement, non) Moneypenny a été remplacée par la belle Caroline Bliss qui disparaîtra de la série en même temps que Dalton. Autre nouveau venu intérimaire, John Terry qui interprète le temps du film le célèbre (4) Felix Leiter de la CIA.

 

Adonc.

Après un épisode mouvementé en haut du Rocher (Gibraltar, pas Monaco), Bond se retrouve à Prague pour exfiltrer le général Koskov (Jeroen Krabbé) pour qui la vie en Union Soviétique devient de plus en plus risqué : notre ami James doit en plus le sauver d’un tireur isolé chargé de le tuer.

Sauf que ce tueur est une tueuse, qu’elle s’appelle Kara Milovy (Maryam D’Abo) et qu’elle est officiellement violoncelliste virtuose et accessoirement la petite amie de Koskov.

Bien sûr, James Bond ne va pas la tuer et elle finira avec lui…

 

Bien sûr, le battage autour du film concernait essentiellement le nouvel acteur pour interpréter 007. Pour mémoire, il est le prince Barin dans l’oubliable Flash Gordon (Mike Hodges, 1980), ou encore la voix du hérisson dans Toy Story 3 (Lee Unkrich, 2010).

Et on peut dire qu’il propose un Bond assez acceptable, toujours intéressé par les jolies femmes, le Martini-Vodka (3) et d’Aston Martin.

Son humour n’a pas beaucoup varié, même s’il est tout compte fait fort sage puisqu’il ne réussit pas à énerver Q : il écoute même sans triturer ce qui se trouve à portée de main.

 

Mais le grand changement de ton du film concerne l’une des occupations préférés de notre héros : les femmes (voir ci-dessus). Je devrai d’ailleurs dire la femme. EN effet, notre espion préféré, après une escapade au large de Gibraltar (dont on ne verra rien, comme de bien entendu, James se retrouve pendant tout le film avec la même jeune femme ! Certes, Maryam D’Abo est belle, mais on a tellement l’habitude de voir James sauter (5) sur tout ce qui porte cotillon (ou pas, d’ailleurs, un maillot de bain suffit souvent…), qu’on est étonné de ne le voir qu’avec une seule James Bond Girl. Même les deux jeunes femmes qui « l’enlèvent » en seront pour leurs frais puisqu’il décline – au final – leur invitation : de toute façon, il n’y avait rien de prévu dans le script pour elles, si ce n’est une (toute) petite intervention dans la séquence finale.

Mais on aurait dû s’en douter dès le générique : disparues les jeunes femmes peu (voire dé-) vêtues sur lesquelles glissent les noms des participants au tournage, elles portent toutes maillots de bain et autres accessoires un tantinet (mais pas beaucoup plus) puritains.

La raison de ce sursaut de pudibonderie ? D’aucuns disent que l’essor du SIDA à la même période aurait encouragé cette fidélité qui ne s’est pas vue depuis le magnifique Her Majesty’s Secret Service (Peter Hunt, 1969) mais dans ce cas-là, c’était pleinement justifié.

 

Je terminerai en vous disant qu’il s’agit du pénultième James Bond pour le réalisateur John Glen, qui nous gratifie à nouveau d’une de ses marques de fabrique – un élément étranger qui surprend Bond et surtout le spectateur pendant un moment de tension. De plus, si la grande roue de Viennes nous rappelle inévitablement Le troisième Homme (Carol Reed, 1948), Glen pousse un peu plus loin l’hommage par l’intermédiaire de l’infâme Necros (Andreas Wisniewski), homme de main du non moins infâme Koskov.

 

 

PS : encore une fois, notre ami le traducteur inconnu a fait des siennes et laissé libre cours à son imagination pour traduire The living Daylights – littéralement par « Lumière du jour » - en « tuer n’est pas jouer ». Et en plus, ce titre n’a rien d’original puisqu’il fut déjà utilisé pour un autre film américain, avec le même souci der respect de la traduction : I saw what you did (William Castle, 1965), ou « j’ai vu ce que tu as fait ». Bref, peut-on parler de paresse » intellectuelle ? Je vous laisse seuls juges.

 

  1. En quoi est-il donc secret si le monde entier le connaît ?
  2. Une nouvelle éponyme intitulée (en français) Bons Baisers de Berlin
  3. Au shaker, pas à la cuiller, cela va sans dire.
  4. encore un agent célèbre ? Décidément, l’espionnage n’est plus ce qu’il était…
  5. Hum...
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