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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Rob Reiner, #Morgan Freeman, #Comédie
Un Eté magique (The Magic of Belle Isle - Rob Reiner, 2012)

Ce que j’aime chez Rob Reiner, c’est que quand un film se finit, on repart avec un sourire aux lèvres. Il y a toujours une empathie qui se crée entre ses personnages et le spectateur.

Et cet Eté magique ne déroge pas à la règle.

Il faut dire que les quelques semaines que Monte Wildhorn (Morgan Freeman) passe à Bell Isle ont de quoi réjouir.

 

Monte est un romancier de western qui ne chevauche plus que les bouteilles de whisky. Alors évidemment, sa production s’en fait sentir. D’ailleurs, il n’y a plus de production du tout.

Mais un jour, son neveu Henry l’installe dans la maison d’un de ses amis. Juste à côté vit « une superbe femme sur un toit » : Charlotte O’Neil (Virginia Madsen). Et Charlotte a trois filles : Willow (Madeline Carroll), Finn (Emma Fuhrmann) et Flora (Jessica Hecht).

Lentement, la présence de ces quatre personnes va le faire évoluer et lui redonner l’envie d’écrire.

 

Bien sûr, l’intrigue est cousue de fil blanc : on sait qu’il va se remettre à écrire, mais c’est justement la façon dont ça lui revient qui est intéressante. Et l’autre protagoniste principale de l’intrigue, c’est la jeune Finn. C’est son regard sur la vie, ou plus exactement son regard sur ce qu’il n’y a pas dans la vie qui va aider l’écrivain à se reprendre. Parce que c’est là qu’est le véritable pouvoir de l’écrivain : voir ce qu’il n’y a pas et l’arranger pour en faire quelque chose qui existe. Et la jeune Emma Fuhrmann – qui a le même âge que Finn – possède des yeux qui, en plus d’être beaux, sont très expressifs et conviennent très bien à ce personnage.

 

Mais si Monte change (en très bien), il n’est pas le seul. Chacune des habitantes de la maison d’à côté va évoluer avec l’écrivain, qui va finalement prendre de plus en plus de place dans leur vie, sans pour autant les envahir. Il faut dire que  le handicap de Monte limite tout de même ses mouvements, même avec son siège électrique.

Et si Monte entre peu à peu dans la vie de Charlotte et ses filles, la réciproque est on ne peut plus vraie, car les filles sont beaucoup plus mobiles.

 

Mais cette rencontre, finalement, est surtout possible grâce à un personnage absent, mais dont on sent très souvent la présence : le père. Ce père n’est pas là, et chaque spectateur se retrouve dans le même cas que Finn qui doit décrire ce qu’elle ne voit pas : imaginer.

Nous imaginons alors cet homme qui compte tellement pour ses filles mais qui n’est jamais là, et qui comptait aussi pour leur mère. Mais comptait-il par sa présence ? Ou ne compte-t-il plus par son (ou ses) absence(s) ?

 

Alors évidemment, Morgan Freeman est impeccable, mais c’est toujours le cas, et en face de lui, on trouve une Virginia Madsen à la hauteur de ce monstre sacré. Elle y interprète une femme qui n’est plus toute jeune, mais qui assume très bien cet âge. Et l’histoire d’amour naissante entre elle et Monte est absolument vraisemblable. Si on accepte que des jeunes premiers sur le retour (je ne donnerai pas de nom, vous chercherez vous-même) ont des aventures avec des jeunettes de vingt-cinq ans (de moins qu’eux voire plus !), on peut alors tout à fait croire à cette belle histoire d’amour qui s’esquisse.

 

Et puis voir Morgan Freeman enfin jouer un homme amoureux (et aimé en retour) est un plaisir très rare*, surtout maintenant qu’il a passé la barre des 80…

 

 

* Il semble d’ailleurs qu’il n’ait jamais joué d’homme amoureux dans ses autres films.

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