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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Wes Ball
Le Labyrinthe (The Maze Runner - Wes Ball, 2014)

Un groupe de jeunes garçons, au milieu de nulle part.

Quand ? Dans un futur improbable.

Chacun est arrivé après l’autre, depuis trois ans.

Un jour, Thomas (Dylan O’Brien) arrive.

Il découvre un camp coincé entre quatre murs gigantesques : le Labyrinthe.

 

Nous sommes à la croisée des chemins entre Peter Pan et Sa Majesté des mouches, sans oublier le côté Thésée du héros.

Ce qui saute aux yeux au début, c’est l’absence de femme. Aucune, sinon dans des bribes de rêves de Thomas. Un visage aperçu à travers une vitre. Rêve ou réalité ? On l’apprendra plus tard.

 

Et puis il y a le Labyrinthe.

Et là, ça vaut le coup d’œil. C’est un décor magnifique qui n’est pas sans rappeler le rêve urbain de Sam Lowry dans Brazil. Surtout lors des changements de disposition des parois, amenant en outre les obligatoires angoisses claustrophobes et d’écrasement.

 

Je citais Peter Pan parce qu’on retrouve une bande de jeunes garçons abandonnés, livrés à eux-mêmes, rassemblés autour d’Alby (Aml Ameen) – le premier arrivé dans ce lieu – dans un embryon de société humaine. Chacun a son rôle, et surtout, ils vivent en bonne intelligence, sans agression.

C’est quand Teresa (Kaya Scodelario) – la femme ou plutôt la fille – paraît que tout bascule : plus personne ne viendra, et toutes les issues du labyrinthe s’ouvrent et ne se refermeront plus.

Les jeunes gens ne sont plus en sécurité dans leur îlot central de verdure. Il va falloir sortir.
 

Et c’est à ce moment que l’intrigue rappelle Sa Majesté des mouches. Le chef étant diminué suite à une blessure, deux garçons vont s’affronter : Thomas, bien sûr, et Gally (Will Poulter).

Gally, coureur athlétique, se rapproche plus de Jack de par son attitude autoritaire et basée sur la force. Alors que Thomas serait plutôt Ralph, représentant les idées démocratiques, allant même jusqu’à oublier les différents pour sortir tous ensemble du labyrinthe.

 

Quant au mythe de Thésée, le fait qu’un groupe de jeunes gens soient enfermés dans le labyrinthe, tribut payé à un éventuel minotaure est flagrant. On retrouve d’ailleurs un élément similaire dans Hunger Games. Et si la survie dans ces deux films est le maître mot des jeunes gens, la manière d’y parvenir est totalement opposée : alors que la lutte à mort est de mise dans HG, ici, c’est de la coopération qu’elle sera possible. Mais là encore, certains payeront de leur vie cette liberté éventuelle.

Bien entendu, dès le début du film, on se doute qu’ils vont parvenir à sortir du Labyrinthe.
Mais comme le roman de James Dashner comporte trois tomes, il est évident que la sortie du Labyrinthe n’est pas une fin en soi, mais plutôt un préambule à quelque chose de plus important.


A suivre, donc…

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