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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Ernest B. Schoedsack, #Merian C. Cooper, #Fay Wray, #Aventures

Bob Reinsford (Joel McCrea) est un chasseur. Un vrai. Pas un chasseur du dimanche qui chasse le lapin ou le faisan. Non. Lui, son gibier, c'est plutôt le tigre de Sumatra.

D'ailleurs en rentrant aux Etats-Unis, son bateau heurte les récifs et coule. il est le seul survivant. Mais dans son malheur, il a la chance d'être proche d'une île. Sur cette île, une forteresse, celle du comte Zaroff (Leslie Banks), un émigré russe qui a fui la Révolution d'Octobre.

Et en plus, Zaroff est lui aussi un chasseur hors pair. Son gibier préféré : l'homme.

Rapidement, un désaccord s'installe entre les deux hommes, et Zaroff décide de régler ce différend à sa manière : il chassera de nuit Reinsford qui devra lui échapper jusqu'à l'aube, heure de fin de la chasse. La récompense : Eve Trowbridge (Fay Wray), une autre naufragée qui a échoué près de l'île.

C'est un an avant King Kong, que Pichel et Schoedsack ont tourné cette histoire exotique inquiétante. Et on y trouve d'ailleurs certaines similitudes : les décors, une partie de l'équipe technique, Robert Armstrong et la belle Fay Wray* !

Cela pourrait ressembler à un galop d'essai par rapport au film qui suivra l'année suivante. Mais il n'en est rien. Nous sommes dans un film d'atmosphère. Et même d'atmosphères.

On commence par le léger roulis d'un bateau emmenant un groupe d'amis. Puis, c'est l'austérité d'une forteresse, dirigée par un homme racé, sophistiqué mais glaçant. Enfin, c'est la nature sauvage de l'île qui n'a pas besoin d'être hostile, Zaroff l'étant suffisamment. Sans oublier le brouillard indispensable à la tension du film. Un brouillard protecteur pour certains, meurtrier pour d'autres.

Une fois que Zaroff a exposé ses préférences de nemrod, nous n'avons plus qu'une envie : voir une telle partie de chasse. Et on n'est pas déçu. Bien sûr, on est à fond avec Reinsford et sa compagne, mais force est de constater que Zaroff possède un charisme formidable : il est bien habillé, bien éduqué mais possède une magnifique balafre qui lui donne un côté inquiétant, surtout quand il la tripote en parlant de sa passion. De plus, ses acolytes ont quant à eux des mines franchement patibulaires : il faut voir Ivan (Noble Johnson) sourire pour s'en convaincre.

Les méchants étant réussis, le film ne peut que parfaitement fonctionner.

De plus, la chasse, est filmée au plus près de l'action, la caméra devenant parfois subjective, les spectateurs ayant ainsi l'impression de recevoir le branchage dans la figure...

Et puis le regard de Fay Wray, quand elle est emmenée par Zaroff et ses sbires, est des plus éloquents, le tout dans un gros plan superbe.

* Elle ne crie presque pas dans ce film.

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