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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Michael Curtiz
Masques de Cire (The Mystery of the Wax Museum - Michael Curtiz, 1933)

Londres, 1921.

Le Musée de Cire abrite les œuvres du génial sculpteur Ivan Igor (Lionel Atwill) : Voltaire, Jeanne d’Arc  et surtout celle qu’il considère comme son aboutissement : Marie-Antoinette.

Mais les fréquentations se raréfient et l’associé d’Igor, l’infâme Joe Worth (Edwin Maxwell) met le feu au musée pour se refaire avec l’argent des assurances. Avec l’incendie disparaissent les statues et Igor, laissé pour mort par Worth.

New York, 1933.

Ivan Igor se prépare à ouvrir une copie de son musée de Londres après avoir patiemment reconstitué ses trésors détruits. Il ne manque plus que Marie-Antoinette. Et, hasard des choses, Charlotte Duncan (Fay Wray), la fiancée de Ralph Burton (Allen Vincent), un de ses collaborateurs, est l’incarnation de sa Marie-Antoinette disparue…

 

En plus de Lionel Atwill, Fay Wray et Arthur Edmund Carewe, on retrouve dans ce film l’atmosphère d’épouvante du Dr. X, sorti l’année précédente (1). Il faut dire que Ray Rennahan assure une nouvelle fois les prises de vue et Anton Grot en est à nouveau le directeur artistique.

On retrouve aussi le thème de la mutilation. Ivan Igor, s’il a survécu à son musée, y a laissé ses jambes, et plus important : ses mains.


Si Fay Wray était vraiment le centre de l’attraction, ici, elle n’a qu’un  rôle secondaire – mais primordial tout de même – où il est encore question de lui faire subir un traitement plutôt inhumain. Mais quoi qu’il en soit, elle joue ce qu’elle sait le mieux jouer : une jeune femme innocente et pure qui crie !

 

Non, la véritable héroïne du film, c’est sa colocataire Florence Dempsey (Glenda Farrel), une jolie blonde platine (Jean Harlow a fait des émules) qui est tout sauf une potiche : elle travaille pour un journal dirigé par Jim (Frank McHugh) à qui elle tient tête très régulièrement.

C’est elle qui découvre le système diabolique mis au point par Igor, et c’est grâce à elle que la résolution de l’affaire – vraiment terrible – est possible. C’est une femme moderne comme on en trouve souvent dans les films de cette décennie.

 

Autre signe des temps, la découverte d’une caisse de whisky de contrebande : en effet, quand le film sort, le Volstead Act définissant la Prohibition vient juste d’être amendé et l’alcool coule à nouveau à flot. Mais quand le film fut tourné, ce n’était pas le cas et l’arrestation de Sparrow (Arthur Edmund Carewe) est possible pour ce motif, tout comme ce que fait Florence après peut prêter à sourire…

 

Si on retrouve quelques similitudes avec Dr. X, ce film n‘en possède malgré tout pas complètement l’intensité dramatique. Le jeu sur l’ombre et la lumière est toujours là, mais en moindre importance. On a tout de même une réminiscence du masque horrible porté à chaque fois par le méchant, véritable visage torturé et épouvantable (dans le sens premier du terme).

Mais l’accent est mis sur ces statues de  cire qui semblent tellement réelle.

Et c’est bien normal, puisque ce sont de véritables actrices et acteurs qui posent, immobiles (1), dans des scènes historiques célèbres.

 

Mais c’est tout de même Lionel Atwill qui mène le jeu pendant (presque) tout le film. Il est un diabolique Igor, plus que ne l’était X dans le film précédent. Et il ne faut pas s’y tromper : vingt ans plus tard, André de Toth proposera au public un remake du film de Curtiz : The House of Wax, avec l’inquiétant Vincent Price. Et en plus, ce sera en 3D !

 

Alors peut-être que ce film est un cran au-dessous de Doctor X, mais il n’en garde pas moins toute sa force et Lionel Atwill, qui passe du côté obscur à son tour est magnifique.

 

  1. C’est le cinquième film (!) de Curtiz qui sort depuis Dr. X.
  2. Un œil averti peut voir très légers tremblements occasionnés par la station immobile, ce qui n’enlève tout de même rien à l’effet escompté.
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