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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie dramatique, #Barry Levinson, #Robert Redford, #Robert Duvall
Le Meilleur (The Natural - Barry Levinson, 1984)

Le Meilleur fait partie de ces films sympathiques où on oscille entre la reconstitution sportive et historique.
Barry Levinson adapte le roman de Bernard Malamud, qui raconte le destin d’un joueur de baseball hors du commun : The Natural (1).

D’une manière générale, le scénario de Roger Towne  et Phil Dusenberry s’appuie sur le Roy Hobbs du roman ainsi que sur d’autres joueurs dont Joe Jackson et d’autres joueurs des White Sox (Chicago) impliqué dans un scandale : ils perdaient délibérément, comme il sera demandé à Roy de faire.

 

Roy Hobbs (Robert Redford) part New York pour jouer avec les Knights, l’équipe de baseball de la ville. Dans le train qui l’emmène, il se souvient comment il en est arrivé là : comment son père l’a préparé à devenir le meilleur en entretenant son don ; comment il fabriqua sa batte dans le tronc de l’arbre foudroyé devant chez lui ; comment il est parti un jour, après avoir revu une dernière fois sa fiancée Iris (Glenn Close) ; comment il rencontra Harriet Bird (Barbara Hershey) qui lui tira une balle dans le ventre.

Quand Roy arrive à New York, 16 ans ont passé. Ce sont tout de même ses débuts, inoubliables, à plus d’un point.

 

Bien sûr, la présence de Robert Redford est l’une des raisons du succès public du film. Il en va de même du thème, le baseball étant un sport très populaire aux Etats-Unis. Il n’empêche que ce film est agréable à regarder, mêlant subtilement le sport et les affaires : le juge (Robert Prosky), Gus le bookmaker (Darren McGavin), et Max Mercy (Robert Duvall), un journaliste sportif des plus louches tentent de faire perdre l’équipe par tous les moyens, même les plus sournois.

 

Bien évidemment, on retrouve dans ce film la vision américaine autour de la réussite et de l’échec et surtout du dépassement de soi, personnifié par ce chevalier (2) des temps modernes.

Mais cette idée de chevalier est loin d’être superficielle. En effet, et Malamud a écrit son roman ainsi, Hobbs n’est rien d’autre qu’un jeune chevalier innocent et pur (il débute) et court vers son graal : le championnat national.

 

Et comme nous sommes dans une quête un tantinet mystique, nous y trouvons les éléments en rapport avec elle : des périodes de découragement (quand l’équipe ne réussit rien) ; des moments d’euphorie, mais surtout de longs affrontements (les matches durent en moyenne entre 3 et 4 heures) qui pavent la route vers la victoire finale. Avec en prime un ange gardien : Iris, debout au milieu de la tribune et qui regarde son ancien fiancé réussir. L’éclairage de cet événement est d’ailleurs de toute beauté, la tenue claire portée par Glenn Close donne une impression de scintillement dû au soleil couchant pendant la prise.

 

Beine entendu, Hobbs est non seulement un homme doué, mais il est pur, tout comme Perceval, et ne tombera pas dans les pièges tendus par le trio qui veut sa perte. Et parmi ce trio, si le juge est une immonde crapule, on n’en préfèrera tout de même les deux autre éléments : Gus, en bookmaker borgne, pour qui l’argent est une seconde nature ; et surtout Robert Duvall, dans un rôle tout en nuances de gris, pataugeant entre les eaux claires de Hobbs et la fange marécageuse du juge.

 

Je le dis encore, ce film, s’il ne révolutionne pas le cinéma, reste toujours plaisant à regarder, de par son scénario et la symbolique qui va derrière (3), mais surtout pour des interprètes de haut niveau, Robert Redford, malgré ses 48 ans quand le film sort, réussit à nous faire croire qu’il en a 15 de moins… Et même encore moins !

 

 

  1. Traduit par « le meilleur », le titre implique une compétence innée (naturelle, donc) dans ce sport pour le personnage principal, qui donne raison à cette traduction approximative.
  2. Knight = chevalier
  3. On y trouve aussi une explication mythologique et grecque, Homère étant par ailleurs cité dans le film.
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