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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Blake Edwards
La Panthère rose (The pink Panther - Blake Edwards, 1963)

Naissance d’une légende.

Ou plutôt deux : la Panthère rose – animal imaginé par Freleng, dotée de la magnifique musique d’Henry Mancini – et l’inspecteur Clouseau (Peter Sellers).

Mais cil est sûr que tous les deux ont atteint le statut de légende avec ce film et surtout les suites qui en ont découlé : une série de dessins animés de haut vol et une série de film par Blake Edwards pendant 30 ans (1).

 

C’est l’animal, qu’on aperçoit en premier, participant au superbe générique d’ouverture, piratant quand c’est possible les inscriptions.

Puis nous entrons dans le vif du sujet : l’autre Panthère rose.

Ca commence comme une histoire des Mille et une Nuits, avec un souverain oriental à qui on a offert un fabuleux diamant présentant un tout petit défaut : une teinte plus sombre rappelant un animal (2).

Ce diamant est alors volé par un individu laissant sa marque : un gant brodé de la lettre P (3).

Mais, chose étonnante, personne ne parle de ce larcin. Par contre on parle beaucoup du Phantom, de son vrai nom Sir Charles Lytton (David Niven) : la malhonnêteté ne connaît pas de barrière sociale.

 

Parmi tous ceux qui parlent du Phantom, un seul nous intéresse : l’inspecteur Jacques Clouseau, as de la police française et surtout le type le plus maladroit depuis l’avènement du cinéma parlant.

Il faut dire que Peter Sellers est extraordinaire dans ce rôle. Lui qui fut membre du Goon Show avec Spike Milligan – une équipe de comiques qui influença les Monty Python (et bien d’autres) – ne pouvait qu’être Clouseau.

A chaque intervention, c’est une catastrophe, en amenant une autre, etc. 

 

Mais Peter Sellers partage la vedette avec l’immense David Niven (voir générique) et c’est plus sur ce dernier que se focalise l’intrigue, son adresse criminelle et les conquêtes féminines : la princesse Dala (Claudia Cardinale) et la belle Simone Clouseau (Capucine), la propre femme de Clouseau.

S’ajoute à cela un neveu un tantinet escroc – George Lytton (Robert Wagner – et un bal costumé qui se termine en apothéose. Bref, du grand spectacle.

Ce final de bal costumé nous ramène aux Keystone Cops de Mack Sennett, où tout était prétexte à une poursuite folle. Et Blake Edwards renouvelle le genre en utilisant un figurant qui sort d’une trattoria et veux traverser la route : les voitures défilent dans tous les sens alors le type prend une chaise et s’assoit, attendant la fin inévitable de cette poursuite (4).


On s’amuse alors beaucoup, surtout aux dépens de Clouseau et on se dit qu’on aurait aimé un peu plus le suivre dans ses déplacements. Ce sera le cas l’année suivante que Blake Edwards et Peter Sellers retourneront ensemble.

Mais, encore une fois, ceci est une autre histoire.

 

 

P.S. : Un réalisateur français, dont je tairai le nom, a voulu reprendre à son compte cette idée de bal costumé l’année suivante. Mais tout le monde n’est pas Blake Edwards, et ce qui fait le sel de cette séquence ne se retrouve pas dans sa pâle copie franchouillarde… Tant mieux pour nous !

 

  1. Deux autres films sont sortis depuis avec Steve Martin dans le rôle de Clouseau.
  2. Pas besoin de vous dire lequel.
  3. Comme « Phantom » (en VO).
  4. Je vous laisse la (re)découvrir.

 

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