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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Rex Ingram, #Aventures
Le Prisonnier de Zenda (The Prisoner of Zenda - Rex Ingram, 1922)

Rudolf Rassendyll est un riche oisif anglais dont un cousin éloigné va être couronné roi de Ruritanie. C'est alors pour lui une bonne occasion d'aller visiter ce beau pays.

Il faut savoir que les Rassendyll et la famille royale on les mêmes ascendants. Ce sont deux branches que le temps et la géographie ont séparées.

Une fois sur place, il est remarqué par les plus proches conseillers du roi Rudolph (ils ont le même prénom, en plus).

Ils l'ont remarqué parce qu'il a la particularité d'être un sosie parfait de son altesse !

Quand vous saurez que le frère du roi est un infâme coquin qui ne rêve que de s'emparer du trône, et que pour ce faire, il envoie une bouteille de vin drogué afin d'empêcher le couronnement : qui dit pas de prétendant, dit pas de roi. Et qui dit pas de roi, dit « la place est pour moi ! »

Bien entendu, quand le jour J arrive, le futur roi est incapable de se réveiller. Il ne reste qu'une seule solution aux conseillers : Rassendyll doit prendre sa place !

 

C'est déjà la troisième adaptation du roman d'Anthony Hope. Et Rex Ingram s'en sort très bien. La substitution amène quiproquos et décalages, quelques pointes d'humour bienvenues dans une histoire plutôt sordide. On a plaisir à voir Lewis Stone dans le premier rôle, chose qui n'arrivait pas toujours, et surtout autrement que dans une tenue de soirée impeccable. Il est un Rassendyll-Rudolph V très convaincant, montrant par là même qu'il était capable de jouer autre chose que des gentlemen. A ses côtés, la toujours très belle Alice Terry (femme du réalisateur) campe une Flavia très correcte.

Comme toujours dans ce genre de film, c'est vers les méchants qu'on se tourne. Le duc Michael (Stuart Holmes) est moustachu à souhait, fourbe, et bien entendu entouré de quelques affreux : Rupert of Hentzau (Ramon Novarro), bellâtre, coureur, opportuniste, mais avec juste ce qu'il faut d'honneur pour le sauver ; De Gautet (S. E. Jennings), avec sa fine moustache de traître ; et enfin Bersonin (Fairfax Burger), (plusieurs fois) balafré, monoclé et prussien, le képi de travers juste comme il faut pour nous faire penser à Erich von Stroheim dans Foolish Wives (sorti l'année précédente).

Ingram, en plus de s'amuser dans cette belle histoire, nous montre son savoir faire cinématographique : travellings, panoramiques et autres gros plans émaillent le film, donnant à l'intrigue un peu plus de tension.

Et puis il y a l'incontournable confrontation entre les sosies. Et Ingram ne fait pas dans la demi-mesure. Là ou un autre aurait placé deux fois l'acteur en surexposition, l'un en face de l'autre, il va plus loin : Rudolph Rassendyll (Lewis Stone) serre la main de Rudolph V (Lewis Stone). Qui dit mieux ?

Alors oui, nous connaissons (presque tous) la version de Richard Thorpe avec Stewart Granger, mais celle-ci vaut vraiment le déplacement, si ce n'était la copie proposée par Grapevine qui est d'une qualité très médiocre...

 

PS : Parmi les (petits) seconds rôles, Snitz Edwards et John George, dans des rôles plutôt habituels...

 

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