
On aurait pu aussi appeler ce film L’Exorciste V : Le retour du fils maudit
C’est ici l’histoire d’un jeune homme (Colin O'Donoghue) qui aide son père, croque-mort de son état. Pour fuir le foyer, il s’inscrit au séminaire et est reçu : quatre ans loin de son père.
Mais au bout de ces années de théologie, à deux doigts de prononcer ses vœux, il envoie sa lettre de démission, qui est refusée, et on lui propose d’aller suivre un stage d’exorcisme à Rome. Là, il rencontrera un vrai exorciste : le père Lucas (Anthony Hopkins). Le problème : il n’a pas la foi. Mais à force de fréquenter le père Lucas, il l’acquerra et pourra pratiquer son premier exorcisme.
Le film commence par deux assertions : la première de Jean-Paul II rappelant que le diable est toujours là ; la deuxième annonçant que ce film est basé sur des faits réels. En effet, ici, pas de brume, pas de vomi : des faits** !
Mais c’est de là que vient le malaise. Nous n’assistons donc pas à une histoire d’exorcisme, mais à un docu-fiction, dont le propos est : ayez la foi.
Je ne rentre pas dans ce genre de prosélytisme.
Alors évidemment, ensuite, le film a un arrière-goût amer.
Dommage.
Revoyez plutôt l’Exorciste.
*Clin d’œil : il fait de la boxe.
**Clin d’œil : « vous vous attendiez à voir une tête se retourner ? »
/image%2F1589176%2F20150507%2Fob_e5ab85_jihesse.png)